Déclaration intersyndicale - Réaction au Rapport du Vérificateur général du Québec concernant la vérification particulière menée auprès de l'UQAM



    MONTREAL, le 5 juin /CNW Telbec/ - Les quatre syndicats de l'UQAM
reçoivent avec satisfaction le Rapport du Vérificateur général du Québec. Nous
acquiesçons à l'identification des grands facteurs à l'origine de la situation
financière catastrophique dans laquelle notre Université se retrouve
aujourd'hui.
    A la lumière du Rapport, il apparaît que la responsabilité de l'ancien
recteur, de son vice-recteur aux Affaires administratives et du directeur des
Investissements est indéniable, et s'il y a matière à poursuite, le dossier
doit suivre son cours. Si leur responsabilité est indéniable, pour autant,
elle n'est pas exclusive, car c'est toute la chaîne d'approbation et de
contrôle budgétaire des projets immobiliers de l'UQAM qui a failli à la tâche.
    Au premier chef, le Conseil d'administration de l'UQAM et, plus encore,
son Comité de vérification qui "n'a tenu aucune réunion portant sur les
projets immobiliers entre l'automne 2003 et l'automne 2006". On comprendrait
mal, au lendemain du verdict sans appel du Vérificateur général, que les
membres de ce Comité encore en poste aujourd'hui le demeurent, alors que leur
tâche était précisément de vérifier périodiquement l'état de l'évolution des
grandes enveloppes budgétaires de l'UQAM.
    Au-delà de l'UQAM, le rapport du Vérificateur général pointe de façon
explicite la responsabilité du siège social de l'UQ et de l'Assemblée des
gouverneurs. Manifestement, ces deux instances ont fait gravement défaut à
leur responsabilité statutaire d'examiner avec rigueur les projets d'envergure
que l'UQAM leur a demandé d'approuver. Comme, depuis la mise au jour de la
dérive immobilière, l'Université du Québec n'a été, de surcroît, d'aucun
soutien pour l'UQAM, le retrait de notre Université du réseau de l'UQ nous
apparaît aujourd'hui d'une nécessité absolue. Dorénavant, le seul
interlocuteur pour l'UQAM, c'est le gouvernement du Québec et son ministère de
l'Education, du Loisir et du Sport.
    A cet égard, après avoir rappelé que le MELS doit s'assurer que les
universités disposent d'un parc immobilier conforme à leurs activités
d'enseignement, le Vérificateur général relève avec justesse l'absence de
règles adéquates du Ministère pour leurs projets immobiliers. Tel que souligné
dans le rapport, le MELS manque de critères pertinents et prévisibles et de
mesures d'accompagnement pour la gestion des projets immobiliers. En outre, il
ne fait pas de suivi rigoureux de leur situation financière.
    Tout en partageant cette analyse, nous faisons le constat, pour notre
part, que depuis plusieurs années le Ministère contraint les universités à
financer autrement que par ses subventions le développement de leurs projets
immobiliers. Par l'intermédiaire de l'émission d'obligations ou du partenariat
public-privé, le montage financier est devenu un paravent, ensuite une mode et
plus récemment un château de cartes. Dans le cas de l'UQAM, celui-ci s'est
écroulé. En novembre dernier, le Vérificateur général avait d'ailleurs conclu,
dans la première partie de son Rapport, à l'impossibilité pour l'UQAM de se
sortir seule de la crise financière liée au dérapage de ses projets
immobiliers "tout en respectant sa mission d'enseignement et de recherche".
    C'est pourquoi, nous continuons à réclamer le retrait - annoncé il y a
près de neuf mois mais toujours pas réalisé - de l'îlot Voyageur et de sa
facture du périmètre financier de l'UQAM, ainsi que le paiement du Complexe
des sciences terminé depuis deux ans. Le Ministère doit enfin procéder sans
plus tarder au versement des subventions conditionnelles et des frais
d'intérêts engendrés par les emprunts. Selon le budget actuel de l'UQAM, le
déficit de fonctionnement est de moins d'un million de dollars, et pourtant
65 millions sont encore retenus en attendant l'équilibre !
    La dérive immobilière de l'UQAM a été engendrée par le sous-financement
chronique que subit notre Université depuis des années et le déficit d'espace,
causé pour sa part par le développement soutenu des activités d'enseignement
et de recherche. Ainsi, seul un réinvestissement public massif et une
gouvernance à la collégialité renforcée sauront permettre à l'UQAM de se
développer et de fonctionner adéquatement afin de se sortir du bourbier dans
lequel on la maintient depuis des mois.
    En terminant, les quatre syndicats de l'UQAM notent également avec
satisfaction que la direction actuelle de l'UQAM reconnaît enfin, dans ses
commentaires au Rapport du Vérificateur général, que : "les étudiants, les
professeurs, les chargés de cours, les employés et les cadres de l'UQAM ne
sauraient être punis pour les erreurs commises par d'autres et des faits et
gestes sur lesquels ils n'avaient aucune prise. Au nom de la justice et du
fait qu'ils constituent les oeuvres vives de l'université, ils doivent être
tenus indemnes des conséquences financières de ce qu'on a appelé la dérive
immobilière de l'UQAM".
    La communauté de l'UQAM n'a pas à payer : nous le clamons depuis le début
de la crise. La justice et l'équité sont ce que nous n'avons eu de cesse de
revendiquer.




Renseignements :

Renseignements: Alexandre Boulerice, Communications SCFP, cell.: (514)
668-7148; France Desaulniers, Communications CSN, cell.: (514) 219-2947;
Source: Syndicat des professeurs et professeures de l'UQAM (FP-CSN), Syndicat
des chargées et chargés de cours de l'UQAM (FNEEQ-CSN), Syndicat des employées
et employés de l'UQAM (SCFP-FTQ), Syndicat des étudiant-e-s et employé-e-s de
l'UQAM (AFPC-FTQ)

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