DECES D'UN JEUNE GARCON AU PARC NATIONAL DE LA YAMASKA L'IMPORTANCE DES COURS DE NATATION POUR EVITER LES NOYADES



    QUEBEC, le 15 août /CNW Telbec/ - Le Bureau du coroner présente les
conclusions du rapport du coroner, Dr Jacques Ramsay, à la suite de
l'investigation tenue pour éclaircir les causes et les circonstances du décès
d'un jeune garçon de 8 ans, survenu le 24 juillet 2006 à Montréal. L'enfant
est décédé à la suite d'une encéphalopathie anoxique et ischémique secondaire
à une quasi-noyade.

    Les circonstances du décès

    Le 24 juin 2006, par un temps ensoleillé, Mme Teja se trouve au Parc
national de la Yamaska en compagnie de son fils et d'amis pour une fête
d'enfants. Ils viennent d'arriver à la plage du réservoir Choinière depuis
moins d'une demi-heure. Les enfants s'amusent le long du rivage dans une zone
non surveillée par les sauveteurs du Parc. Derrière un petit monticule, à cent
mètres sur la droite, commence la zone surveillée, bien délimitée avec une
corde et des flotteurs blancs. Le jeune garçon de Mme Teja ne sait pas nager.
Il ne dispose pas de veste de sauvetage ou d'aide flottante, ne prévoyant pas
aller à l'eau.
    Quelques minutes plus tard, la mère réalise qu'elle ne voit plus son
enfant. Elle l'appelle et le cherche en vain. Elle se rend alors en désespoir
de cause à la chaise du sauveteur le plus près et réclame de l'aide auprès des
sauveteurs présents. On espère que l'enfant soit aux toilettes ou au
dépanneur. Pendant ce temps, un des sauveteurs accompagne la mère à l'endroit
où l'enfant a été vu pour la dernière fois. A cet endroit, un homme assis à
une table raconte avoir vu, une dizaine de minutes plus tôt, un enfant
s'agiter bruyamment dans l'eau. Il croyait que l'enfant s'amusait. Le
sauveteur entre alors dans l'eau pour inspecter les abords du rivage. A une
douzaine de mètres de la rive, il trouve le corps du jeune garçon et le ramène
sur la plage.
    Dès les premières compressions thoraciques, une grande quantité d'eau
s'écoule de la bouche de l'enfant. Les manoeuvres se poursuivent pendant
dix-sept minutes avant l'arrivée des paramédics. Le transport se fait d'abord
au Centre hospitalier de Granby. Il est par la suite transféré à l'Hôpital de
Montréal pour enfants où il décède paisiblement entouré de sa famille le
24 juillet en fin d'après-midi.

    L'acquisition de compétences minimales dans l'eau

    Au Canada, la natation est, après la bicyclette, l'activité la plus
populaire chez les enfants de 5 à 12 ans. Malgré cela, 60% des enfants au pays
ne suivent aucun cours de natation. Or, la natation ne s'apprend pas vraiment
par soi-même. Les compétences qu'elle requiert doivent être acquises et
l'enseignement est la meilleure façon pour y arriver. Plus jeune, rien ne peut
remplacer une surveillance étroite par un adulte. Pour les enfants plus âgés
qui ne savent pas nager, le port d'un vêtement de flottaison rend la noyade
peu probable. Malgré tout, de nombreux décès surviennent parce que, n'ayant
pas prévu aller à l'eau, les enfants ne portaient pas de veste de flottaison.
    Par ailleurs, ce décès illustre une autre réalité qu'il importe de
souligner parce qu'elle est de plus en plus fréquente. Il s'agit des enfants
issus de familles néo-québécoises en provenance de pays où les plans d'eau
sont rares ou encore de pays où la natation ne fait pas partie de la culture
locale. Dans bien des cas, les enfants issus de ces familles n'apprennent
jamais les rudiments de la nage qui seraient suffisants pour leur sauver la
vie en situation d'urgence. Chez les Teja, non seulement l'enfant ne savait
pas nager, mais la mère, qui est née aux Philippines, n'a aussi jamais eu la
chance d'apprendre à nager.
    Bien que cette situation propre aux enfants issus de familles
néo-québécoises soit inquiétante, on ne peut pour autant conclure qu'il s'agit
d'une problématique limitée à ces seuls enfants. Que ce soit à cause des coûts
associés aux cours de natation ou parce que les parents ne disposent pas d'un
moyen de transport pour amener les enfants à la piscine publique, plusieurs
enfants, souvent défavorisés socioéconomiquement, n'ont jamais eu la chance de
suivre de cours de natation.
    Par conséquent, il est hautement souhaitable que tous les enfants au
Québec disposent d'une formation minimale leur permettant de maîtriser trois
compétences jugées de base. Il s'agit d'abord de s'orienter dans l'eau après
une entrée par roulade en eau profonde, de rester en surface pendant
60 secondes en nageant sur place et finalement de nager sur 50 mètres pour
pouvoir se mettre en sécurité. Cette formation est offerte dans le cadre d'un
programme déjà en place et connu sous le nom de "Nager pour survivre" qui peut
s'enseigner en peu de temps.
    L'intérêt de ce programme est qu'il peut être enseigné en moins de trois
sessions d'une heure à la piscine. Qui plus est, le programme peut être
enseigné par un instructeur mais aussi par un parent ou un professeur dans la
mesure où un sauveteur est présent pour assurer la sécurité de tous les
baigneurs.
    Le coroner Ramsay est d'avis que l'école primaire représente le meilleur
endroit pour offrir cette formation. De plus, il s'agit d'un programme à la
portée de toutes les écoles québécoises ou canadiennes, car sa mise en place
ne nécessite pas de dépenses considérables. Enfin, avec son programme Ecole en
santé, le ministère de l'Education, des Loisirs et du Sport (MELS) dispose
d'un excellent véhicule pour mousser l'acquisition d'habiletés aussi
fondamentales en terme de prévention des accidents.


    
                                   ANNEXE

                               RECOMMANDATIONS
    

    Afin de préserver des vies humaines, le coroner, Dr Jacques Ramsay,
    recommande:

    que le ministre de l'Education, des Loisirs et du Sport intègre le
programme "Nager pour survivre" au curriculum scolaire du 2e cycle à l'école
primaire afin qu'un jour tous les Québécois possèdent les compétences
minimales pour faire face à une situation d'urgence dans l'eau et ainsi éviter
la noyade.
    -%SU: LAW
    -%RE: 68




Renseignements :

Renseignements: Anne-Marie Lessard, Responsable des communications et
des relations avec les médias, (418) 643-1846, poste 225,
anne-marie.lessard@msp.gouv.qc.ca


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