DECES DE M. FRANCOIS JACQUES ROUSSIN - L'IMPORTANCE DE BIEN ENCADRER LES STAGIAIRES LORS D'UN TRAVAIL HUMANITAIRE A L'ETRANGER



    QUEBEC, le 13 nov. /CNW Telbec/ - Le Bureau du coroner présente les
conclusions du rapport du coroner Me Luc Malouin à la suite de l'investigation
tenue pour éclaircir les causes et les circonstances du décès de M. François
Jacques Roussin, 18 ans, survenu le 16 juin 2004 à Santo Domingo, en
République dominicaine. M. Roussin est décédé d'un choc hémorragique
secondaire à un traumatisme abdominal fermé. L'accident est survenu lors de
l'effondrement du mur d'une école en rénovation, endroit où M. Roussin
effectuait un stage de travail humanitaire.

    Les circonstances du décès

    M. Roussin faisait parti d'un groupe de six stagiaires étudiant au
Collège St-Lawrence de Québec. En association avec le Plan Nagua, le collège
offrait à ses jeunes la possibilité d'effectuer un stage de travail
humanitaire en République dominicaine. Le but de ce stage, tel que présenté
aux étudiants, consistait en la finition d'une école dans le Batey de Mata Los
Indios, en collaboration avec le partenaire local Mosctha. Les stagiaires
devaient donc, selon les renseignements qu'on leur avaient fournis, installer
des tableaux, des pupitres et d'autres objets nécessaires au fonctionnement de
l'école.
    Dans les faits, les travaux communautaires et humanitaires sont devenus
des travaux de construction. Le jour de l'incident, les stagiaires devaient
monter des sceaux d'eau et de sable sur le toit de l'école où des maçons
préparaient le mortier et l'étendaient sur le toit. Les stagiaires, n'ayant
aucune formation ni compétence dans le domaine, effectuaient donc des travaux
dans un endroit où les normes et les règles de sécurité sont laissées à la
supervision d'organismes étrangers.
    Vers midi, le 16 juin 2004, le toit de l'école s'est effondré et
M. Roussin, qui était alors assis dans une échelle appuyée sur l'avancée du
toit, tomba sur le dos vers le bâtiment en construction. Il a été transporté
vers un premier hôpital où les services sont précaires. Considérant la gravité
de ses blessures, il a dû être transféré dans un autre hôpital où son décès a
été constaté. Ces deux transports ont été faits dans un véhicule personnel.

    Que peut-on faire pour qu'un tel décès ne se répète pas?

    Le coroner croit qu'il est impensable de fournir à de tels stagiaires un
encadrement sécuritaire comme il existe au Québec. Toutefois, il estime
essentiel qu'un organisme qui envoie des jeunes dans ces régions du monde
mette en place de bons mécanismes en cas d'urgence majeure pour que la santé
des stagiaires ne soit pas en danger.
    De plus, le coroner est d'avis que les organismes qui organisent ce genre
de stage, doivent mieux définir les objectifs visés par le stage et les
travaux à effectuer par les stagiaires en pays en voie de développement. Ils
doivent également s'assurer de confier aux stagiaires des tâches qui leur sont
permises d'effectuer au Québec. Me Malouin croit important que ces organismes
offrent un meilleur encadrement et une meilleure formation en relation directe
avec les travaux à effectuer par les futurs stagiaires.
    Enfin, Me Malouin croit qu'un mécanisme permettant aux stagiaires de
faire rapport de leur stage à l'organisme qui a subventionné le stage serait
une amélioration à la situation actuelle et permettrait d'éviter les
accidents.

    
                                   ANNEXE

                               RECOMMANDATIONS

    Afin d'assurer une meilleure protection de la vie humaine et d'éviter des
décès du même type, le coroner, Me Luc Malouin, recommande:

    A PLAN NAGUA INC. ET A L'AQOCI

    - Mieux définir les objectifs du stage et former les stagiaires en
      conséquence.
    - Confier aux stagiaires uniquement des tâches qui leur seraient permises
      au Québec.
    - Mieux former les accompagnateurs afin qu'ils connaissent la nature des
      travaux qui seront effectués par les stagiaires et qu'ils puissent
      intervenir dans une situation problématique.
    - S'assurer que les accompagnateurs aient le pouvoir et l'autorité pour
      faire cesser toute activité qui leur paraît trop dangereuse et non
      conforme aux buts du stage.
    - Avoir un plan médical en cas d'urgence qui soit efficace, fonctionnel
      et connu autant des stagiaires que des accompagnateurs.

    AU MRI ET A L'ACDI

    - Etablir des critères de subvention pour les stages qui délimitent de
      façon précise les risques acceptables pour les stagiaires et s'assurer
      que les travaux confiés à ceux-ci ne vont pas à l'encontre de nos lois.
    - S'assurer que la formation des stagiaires et des accompagnateurs est
      appropriée et adaptée aux objectifs du stage.
    - S'assurer de la compétence des accompagnateurs.
    - Exiger que chaque stage contienne un plan d'urgence médical réel,
      concret et fonctionnel.
    - Mettre sur pied un mécanisme par lequel les stagiaires pourront
      transmettre directement à l'organisme subventionnaire leurs
      commentaires et une évaluation du stage effectué et s'assurer que les
      organisateurs transmettent aux stagiaires toute l'information
      nécessaire afin que celle-ci soit transmise aux organismes.
    
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Renseignements :

Renseignements: Anne-Marie Lessard, Responsable des communications, et
des relations avec les médias, (418) 643-1845, poste 225,
anne-marie.lessard@msp.gouv.qc.ca


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