Décès de deux travailleurs à la centrale de Rapide 7 d'Hydro-Québec : la CSST dépose son rapport d'enquête



    ROUYN-NORANDA, QC, le 30 avril /CNW Telbec/ - La Commission de la santé
et de la sécurité du travail (CSST) dévoile aujourd'hui les conclusions de son
enquête sur l'accident qui a entraîné les décès de MM. Alain Simard,
technicien électrique chez Hydro-Québec, et Gilles Lacroix, électricien chez
Les Installations Générale Electrique du Canada. Le 12 octobre 2006, les deux
travailleurs sont sur le dessus du rotor de l'alternateur pour faire des
vérifications sur un groupe turbo-alternateur. L'arrivée soudaine d'eau met en
rotation la turbine et l'alternateur et les deux travailleurs sont entraînés
par son mouvement. L'enquête révèle notamment un problème de conception du
dispositif d'isolement des treuils qui permettent d'ouvrir les vannes de prise
d'eau ainsi qu'un problème d'entretien de ces équipements.

    Rappel des événements
    ---------------------

    Le jour de l'accident, l'entreprise Les Installations Générale Electrique
du Canada, à la demande d'Hydro-Québec, fait des vérifications sur un des
quatre groupes turbo-alternateur dans la centrale de Rapide 7 appartenant à
Hydro-Québec. Pour ce faire, MM. Simard et Lacroix se trouvent sur le rotor de
l'alternateur. Au même moment, pour démarrer un autre groupe
turbo-alternateur, l'arbre central servant à faire tourner les treuils, est
mis en marche. Chaque groupe de turbo-alternateur est muni de deux treuils qui
permettent d'ouvrir les vannes de prise d'eau qui l'alimentent. Au cours de
cette opération, il y a grippage entre l'arbre central et les coussinets en
bronze d'un des deux treuils du groupe turbo-alternateur où sont situés les
travailleurs. Même s'il est débrayé, ce treuil tourne et ouvre une vanne de
prise d'eau. L'arrivée d'eau met en rotation le groupe turbo-alternateur et
les deux travailleurs sont entraînés par son mouvement, ce qui cause leur
décès.
    Précisons que l'entreprise Rénald Toussaint a le contrat de réfection du
système des treuils chez Hydro-Québec, ce qui comprend notamment le graissage
des coussinets.

    
    Constatation de la CSST
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    L'enquête a permis à la CSST de retenir les causes suivantes pour
    expliquer l'accident :

    - La conception du dispositif d'isolement de la source d'énergie du
      mécanisme d'embrayage est dangereuse;

    - Les règles de l'art en matière de graissage des coussinets en bronze
      sont enfreintes, ce qui entraîne le grippage entre l'arbre et les
      coussinets;

    - Le contrôle de qualité relatif à l'entretien des treuils est
      insuffisant pour déceler le manque de graissage.

    La CSST considère que deux entreprises, Hydro-Québec et Rénald Toussaint
Construction, ont agi de façon à compromettre la sécurité des travailleurs. En
conséquence, des constats d'infraction leur ont été délivrés. Pour ces
infractions, l'amende peut varier de 5 000 $ à 20 000 $ pour une première
offense ou de 10 000 $ à 50 000 $ en cas de récidive.

    Exigence de la CSST
    -------------------

    Afin d'éviter qu'un autre accident ne survienne, les inspecteurs de la
CSST ont interdit l'accès à la zone de travail et ils ont apposé un scellé sur
le mécanisme d'embrayage du treuil défectueux.

    La CSST a exigé qu'Hydro-Québec :

    - modifie la procédure de cadenassage en vigueur pour les travaux
      nécessitant l'accès aux pièces mobiles de tous les groupes turbo-
      alternateur. Cette procédure doit notamment inclure les deux moteurs
      qui entraînent l'arbre central;

    - fournisse les preuves écrites attestant que le mécanisme pour faire
      tourner les treuils a été inspecté, réparé et graissé avant de le
      mettre en fonction;

    - élabore une directive d'entretien détaillée des treuils, améliore le
      programme d'entretien des treuils et forme le personnel d'entretien
      mécanique sur cette directive d'entretien;

    - identifie les équipements dont un défaut d'entretien peut générer un
      danger, mette en place un programme d'entretien approprié pour les
      équipements identifiés et implante un mécanisme de contrôle de qualité
      du programme d'entretien. Il doit aussi former le personnel d'entretien
      mécanique sur ce programme d'entretien;

    - modifie la procédure de cadenassage en vigueur pour l'ensemble des
      travaux.

    L'employeur est à mettre en place les mesures nécessaires pour se
conformer à ces exigences.
    
    -%SU: LAW,SAN,TAX,LBR
    -%RE: 42




Renseignements :

Renseignements: Marcel Charest, Direction régionale de
l'Abitibi-Témiscamingue - CSST, (819) 797-6191

Profil de l'entreprise

Commission de la santé et de la sécurité du travail

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