Décès d'Ashley Smith : Déclaration sur l'enquête du coroner par David Langtry, président intérimaire, Commission canadienne des droits de la personne

OTTAWA, le 13 mai /CNW/ - Le lundi 16 mai doit commencer à Toronto une enquête du coroner au sujet du décès d'Ashley Smith. Cette affaire soulève de sérieuses questions quant au traitement de la maladie mentale dans le système correctionnel canadien.

Ashley Smith a été incarcérée pour la première fois à l'âge de 13 ans après avoir lancé une pomme à un travailleur des Postes. Il est possible qu'elle se soit retrouvée en prison principalement en raison de son état de santé mentale.

Après son décès dans un établissement carcéral, l'enquêteur correctionnel du Canada a découvert que les besoins de Mme Smith en matière de santé n'avaient jamais fait l'objet de mesures d'adaptation par le Service correctionnel du Canada. Plutôt que de l'aider dans sa réhabilitation, l'incarcération de la délinquante n'a fait qu'aggraver sa condition. L'enquêteur a aussi déclaré que l'expérience de Mme Smith n'était pas unique.

La Commission canadienne des droits de la personne a indiqué que le traitement des personnes ayant une maladie mentale confiées en établissements correctionnels canadiens représentait un dossier prioritaire en matière de droits de la personne.

La maladie mentale est une déficience et au Canada, les personnes avec une déficience ont le droit de profiter de mesures d'adaptation quand ils reçoivent des services du gouvernement.

Bien souvent, les délinquants avec une maladie mentale n'ont pas la sympathie du public, en partie en raison du stigmate associé à leur condition. Cependant, même s'ils perdent certains droits en conséquence de leurs gestes, ils demeurent des êtres humains. Et tous les êtres humains ont des droits.

Le cas d'Ashley Smith incite les Canadiens à réfléchir sur les principes fondamentaux de justice et de droits humains qui nous touchent tous, et pas seulement ceux vivant avec une maladie mentale. Il est important que ces questions soient explorées en profondeur dans l'arène publique, par le biais de discussions et de débats éclairés.

La Commission canadienne des droits de la personne suivra de près cette affaire et d'autres dossiers semblables pour sensibiliser le public à ces questions. La Commission exhorte les instances décisionnelles à s'y pencher sérieusement, par l'examen des politiques et des pratiques courantes.

SOURCE Commission canadienne des droits de la personne

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David Gollob
Directeur, Direction générale des communications
Commission canadienne des droits de la personne
613-943-9118
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