Débat télévisé des chefs - La CSQ veut savoir comment sera préservée la solidarité sociale au Québec



    MONTREAL, le 12 mars /CNW Telbec/ - A un peu plus de 24 heures du débat
des chefs dans la présente campagne électorale au Québec, la Centrale des
syndicats du Québec (CSQ) interpelle MM. Jean Charest, André Boisclair et
Mario Dumont afin qu'ils profitent de cette occasion pour dire clairement à la
population comment ils entendent concilier, s'ils sont élus, leur volonté
d'encourager le développement économique avec le maintien d'une nécessaire
solidarité sociale entre les Québécoises et les Québécois.
    Le président de la CSQ, M. Réjean Parent, soutient que l'ensemble de la
population du Québec, dont les 175 000 membres de la Centrale des syndicats du
Québec, est en droit de savoir des chefs politiques comment ils entendent
assurer la prospérité économique du Québec sans remettre en question les
valeurs de solidarité sociale auxquelles adhère la grande majorité des
Québécoises et des Québécois.
    "Quoi qu'en disent certains tenants de la droite, la solidarité sociale
n'est pas un concept qui a fait son temps au Québec. Au contraire, un récent
sondage a nettement démontré l'attachement profond de notre population aux
valeurs sociales héritées de l'époque de la Révolution tranquille, et ce, même
chez une majorité des jeunes. Dans ce contexte, il est fondamental que les
chefs politiques qui aspirent à gouverner le Québec se prononcent clairement à
ce sujet à l'occasion du débat pour que les citoyennes et les citoyens
puissent faire un choix éclairé le 26 mars prochain", affirme
M. Réjean Parent.

    La prospérité économique à quel prix?

    Le président de la CSQ rappelle que la solidarité sociale au Québec
s'exprime, entre autres, à travers le maintien d'un réseau de services publics
de qualité et accessibles à toutes et à tous et qui est aujourd'hui menacé par
un courant de droite qui prône, sur toutes les tribunes, la réduction de
l'Etat, la privatisation et l'individualisme au nom d'un supposé
enrichissement du Québec.
    "Les organisations syndicales sont entièrement favorables à l'idée de
créer un climat de prospérité économique au Québec, mais cela ne doit pas se
faire aveuglément et sauvagement en écrasant encore plus les travailleuses et
les travailleurs, comme en abandonnant à leur sort les personnes les plus
vulnérables de notre société. Si le prix à payer pour rendre le Québec plus
prospère signifie une plus grande privatisation des soins de santé et de notre
système d'éducation, avec pour résultat que les gens moins fortunés n'auront
pas droit à la même accessibilité et à la même qualité de services que les
personnes bien nanties, la population doit le savoir", prévient le dirigeant
syndical.

    Aux chefs politiques de préciser leurs intentions!

    M. Parent ajoute que les organisations syndicales et leurs membres se
souviennent encore trop bien des luttes qu'ils ont dû mener, au cours des
quatre dernières années, pour défendre leurs droits et les services publics
contre les manoeuvres néolibérales du gouvernement sortant pour ne pas
questionner, cette fois-ci, les chefs politiques sur leurs intentions avant le
jour du scrutin.
    "Il ne faudrait pas que nous nous réveillions le 27 mars avec un
gouvernement qui, sous prétexte d'avoir été élu, considère avoir toute la
légitimité nécessaire pour sabrer dans les services publics, réduire les
programmes sociaux, ouvrir encore plus grande la porte à la privatisation en
santé, fragiliser encore plus notre système public d'éducation, diminuer
l'accessibilité aux études postsecondaires en augmentant les frais de
scolarité, bref, qu'on nous impose un choix de société que nous n'aurions pas
fait", craint le président de la CSQ.

    Suivre l'exemple de la Révolution tranquille

    M. Parent ajoute que l'histoire du Québec moderne démontre clairement que
c'est une erreur de croire que la prospérité économique ne peut pas se faire
en maintenant la justice sociale.
    "Les gouvernements qui ont réalisé la Révolution tranquille ont réussi le
défi de bâtir un Québec plus riche et plus moderne en donnant accès à
l'ensemble de la population à des services publics de qualité. A partir du
moment où les gens n'étaient plus obligés de s'endetter pour se faire soigner
ou pour faire éduquer leurs enfants, les familles québécoises ont pu se
libérer de l'appauvrissement et améliorer leur sort. Cet enrichissement de
l'ensemble des citoyennes et des citoyens a grandement profité à notre
économie et ce serait une grave erreur de retourner maintenant en arrière",
explique M. Réjean Parent.
    Le président de la CSQ termine en demandant donc aux chefs politiques de
dire, demain soir lors du débat, quelle est leur vision du développement
économique du Québec et de la justice sociale.

    Profil de la CSQ

    La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) représente plus de
175 000 membres, dont plus de 120 000 dans le secteur public, la grande
majorité travaillant dans le domaine de l'éducation. Elle est présente dans
les secteurs de la santé et des services sociaux, des services de garde, des
loisirs, de la culture, du communautaire et des communications.




Renseignements :

Renseignements: Claude Girard, Attaché de presse CSQ, cell.: (514)
237-4432


FORFAITS PERSONNALISÉS

Jetez un coup d’œil sur nos forfaits personnalisés ou créez le vôtre selon vos besoins de communication particuliers.

Commencez dès aujourd'hui .

ADHÉSION À CNW

Remplissez un formulaire d'adhésion à CNW ou communiquez avec nous au 1-877-269-7890.

RENSEIGNEZ-VOUS SUR LES SERVICES DE CNW

Demandez plus d'informations sur les produits et services de CNW ou communiquez avec nous au 1‑877-269-7890.