De nombreuses Canadiennes souffrant d'ostéoporose et présentant un risque de fracture se voient limiter l'accès à une nouvelle option de traitement qui prévient les fractures

TORONTO, le 5 avril /CNW/ - Le 5 avril 2011, le Comité consultatif canadien d'expertise sur les médicaments (CCCEM), par l'entremise du Programme commun d'évaluation des médicaments (PCEM), a recommandé que les régimes d'assurance médicaments provinciaux approuvent le financement de ProliaMC (denosumab), mais avec certaines restrictions. Denosumab est une thérapie ciblée faisant partie d'une nouvelle classe de médicaments contre l'ostéoporose destinés aux femmes ménopausées souffrant d'ostéoporose et présentant un risque élevé de fracture.

« Cette recommandation constitue une bonne nouvelle pour certaines patientes. Toutefois, les restrictions sont assez limitatives, et un nombre considérable de femmes ménopausées atteintes d'ostéoporose et présentant un risque élevé de fracture pourraient ne pas avoir accès à ce nouveau traitement, y compris de nombreuses femmes chez qui les thérapies existantes sont soit contre-indiquées, inefficaces ou non tolérées, explique la Dre Famida Jiwa, présidente-directrice générale d'Ostéoporose Canada. À la lumière de ces recommandations, Ostéoporose Canada conseille vivement aux provinces d'offrir un meilleur accès à denosumab. En effet, les provinces devraient s'assurer que ce nouveau traitement soit accessible aux femmes aux prises avec l'ostéoporose et qui peuvent tirer avantage de ce médicament utilisé pour traiter cette maladie débilitante. »

Selon les critères établis par le PCEM, l'accès à denosumab devrait être offert aux femmes ménopausées souffrant d'ostéoporose et étant admissibles au remboursement public des bisphosphonates oraux, mais chez qui ces derniers sont contre-indiqués en raison d'une hypersensibilité ou d'anomalies de l'œsophage (p. ex., sténose de l'œsophage ou achalasie), et qui satisfont à au moins deux des critères suivants : avoir plus de 75 ans; avoir déjà souffert d'une fracture de fragilisation; et posséder un score T de densité minérale osseuse (DMO) inférieur ou égal à - 2,51. Actuellement, les médicaments les plus couramment prescrits pour cette maladie sont les bisphosphonates. Denosumab constitue une nouvelle option efficace qui fait partie d'une classe complètement différente de médicaments appelés inhibiteurs du RANK Ligand.

Les régimes d'assurance médicaments provinciaux n'ont pas l'obligation d'adhérer aux recommandations du PCEM puisque chaque autorité provinciale a le droit de prendre des décisions relatives au remboursement et à l'ajout à la liste en fonction des ressources et priorités locales. Par exemple, le Québec a fait preuve de leadership en étant la première province à ajouter denosumab à la liste des médicaments remboursés par les régimes publics et privés d'assurance médicaments. Malgré cela, l'accès des patients aux traitements contre l'ostéoporose est limité au Canada et varie d'un océan à l'autre. De plus, la recommandation du PCEM ne s'harmonise pas aux Lignes directrices de pratique clinique pour le diagnostic et le traitement de l'ostéoporose au Canada 2010 produites par Ostéoporose Canada et fondées sur des données probantes2.

« Le guide de pratique clinique 2010 d'Ostéoporose Canada recommande denosumab en tant que thérapie de première intention pour le traitement de l'ostéoporose chez les femmes ménopausées et présentant un risque élevé de fracture, déclare le Dr Bill Leslie, président du conseil consultatif scientifique d'Ostéoporose Canada. Le PCEM a reconnu par sa recommandation que denosumab a démontré son efficacité clinique à réduire l'incidence de nouvelles fractures vertébrales et de la hanche, et qu'il est rentable pour le traitement des femmes présentant un risque élevé de fracture. Cependant, les restrictions énumérées dans la recommandation feront en sorte que peu de femmes à risque auront accès à cette option de traitement efficace. »

Vous ou une personne qui vous est chère pourriez être frappés par l'ostéoporose. Il s'agit d'une maladie silencieuse qui affecte près de deux millions de personnes au Canada. Le risque de souffrir d'une fracture ostéoporotique majeure au Canada est parmi les plus élevés au monde. Or, malgré la prévalence élevée de fractures, il arrive souvent que celles-ci ne soient pas évaluées ou traitées de manière appropriée, et l'ostéoporose demeure donc non diagnostiquée et non traitée. Les fractures sont associées à des conséquences dévastatrices sur la santé, y compris des douleurs, une diminution de la qualité de vie, et la perte d'indépendance, et entraînent parfois même la mort. La prévention des nouvelles fractures chez les gens qui ont déjà subi une fracture ostéoporotique est la priorité n1 d'Ostéoporose Canada. En 2010, l'organisme a publié ses nouvelles Lignes directrices de pratique clinique pour le diagnostic et le traitement de l'ostéoporose au Canada visant à aider les médecins et les patients à mieux identifier les risques de fracture, permettant ainsi une meilleure prévention des fractures et un meilleur traitement de l'ostéoporose en général.

Statistiques additionnelles sur l'ostéoporose :

  • Près de deux millions de personnes vivent avec l'ostéoporose au Canada.
  • Au Canada, plus de 90 % des fractures de la hanche surviennent chez les personnes de plus de 60 ans.
  • Au cours de la première année suivant une fracture vertébrale ou de la hanche, le risque de mortalité est au moins deux fois plus élevé.
  • Chaque année au Canada, environ 30 000 fractures de la hanche surviennent. En outre, beaucoup d'autres personnes souffrent de fractures ostéoporotiques de la colonne vertébrale, du poignet, des épaules et du bassin.
  • Une femme de 50 ans présente 40 % de risque de subir une fracture de la hanche, de la colonne vertébrale ou du poignet au cours de sa vie3.
  • Plus du quart des fractures de la hanche surviennent chez les hommes au Canada.
  • Le risque de subir au cours de sa vie une fracture de la hanche (une chance sur six) est plus important que celui de développer un cancer du sein, qui est d'une chance sur neuf4.
  • Une femme sur quatre qui souffre d'une nouvelle fracture vertébrale subira une autre fracture dans l'année qui suit5.

« Il est possible de prévenir les fractures ostéoporotiques, explique Larry Funnell, président du réseau canadien des personnes atteintes d'ostéoporose (RCPO). Les gens aux prises avec l'ostéoporose méritent de bénéficier d'options et ont le droit d'avoir accès aux médicaments dont ils ont besoin. »

À propos d'Ostéoporose Canada

Ostéoporose Canada est la seule organisation nationale de bienfaisance enregistrée au service des personnes touchées par l'ostéoporose ou à risque d'en souffrir. Conformément à sa vision d'un Canada sans fractures ostéoporotiques, l'organisation informe, donne des moyens et soutient les personnes et les communautés en matière de réduction de risque et de traitement de l'ostéoporose en offrant de l'information médicale exacte aux patients, aux professionnels de la santé et au public. Pour de plus amples renseignements, visitez le www.osteoporosis.ca.

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1 Agence canadienne des médicaments et des technologies de la santé, Programme commun d'évaluation des médicaments. Rapport du statut de la présentation de ProliaMC, [En ligne]. [http://www.cadth.ca/index.php/en/cdr/search?status=all&order_field=brand_name&keywords=Prolia].

2 Papaioannou A et al. Clinical practice guidelines for the diagnosis and management of osteoporosis in Canada. CMAJ. 2010;1-10.

3 Melton LJ III, Chrischilles EA, Cooper C, Lane AW, Riggs BL. Perspective: how many women have osteoporosis? J Bone Miner Res. 1992;7:1005-10.

4 Cummings SR, Black DM, Rubin SM. Lifetime risks of hip, colles', or vertebral fracture and coronary heart disease among white postmenopausal women. Arch Intern Med. 1989; 149:2445-8.

5 Lindsay R, Burge RT, Strauss DM. One year outcomes and costs following a vertebral fracture. Osteoporosis Int. 2005;16:78-85.

SOURCE Ostéoporose Canada

Renseignements :

Pour de plus amples renseignements ou pour demander une entrevue avec une ou un porte-parole d'Ostéoporose Canada, veuillez contacter :
Matthew Rocheford
Ostéoporose Canada
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