De l'ormeau à la baleine: des espèces aquatiques au Canada risquent de disparaître



    
    La baleine boréale en voie de rétablissement dans l'Arctique canadien
    

    OTTAWA, le 4 mai /CNW Telbec/ - Selon ce qu'affirme le Comité sur la
situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC), qui s'est réuni à St.
Andrews, au Nouveau-Brunswick, du 25 avril au 1er mai 2009, pour évaluer le
risque de disparition de 27 espèces sauvages canadiennes, la baleine boréale
est en voie de rétablissement dans l'Arctique canadien. La baleine boréale,
très profondément ancrée dans la culture inuite, est le seul cétacé à fanons à
demeurer toute l'année dans les eaux canadiennes du Haut-Arctique. La chasse
commerciale à la baleine, qui remonte aux années 1500, avait gravement décimé
les populations de baleines boréales bien avant que l'espèce bénéficie d'une
protection dans les années 1930. Les connaissances traditionnelles autochtones
et la recherche scientifique ont fourni des indications soulignant le fait que
la taille des populations de baleines boréales a augmenté de façon constante
au cours des dernières décennies. Par conséquent, la baleine boréale de l'est
de l'Arctique a été reclassée dans une catégorie de moindre risque, passant de
la catégorie "espèce menacée" à "espèce préoccupante", soit la même catégorie
que celle de l'espèce de l'ouest de l'Arctique. Bien que l'abondance accrue
soit encourageante, l'espèce est tout de même confrontée à un avenir incertain
en raison des changements climatiques rapides observés dans l'Arctique.

    Un moratoire, trop peu pour freiner le déclin des populations de deux
    autres espèces marines

    La plie canadienne, un poisson semblable à la plie rouge et au flétan de
l'Atlantique, a subi des déclins de plus de 90 p. 100 dans certaines aires
longeant la côte est du Canada. A une certaine époque, la plie des Grands
Bancs de Terre-Neuve faisait l'objet de la pêche au poisson plat la plus
importante au monde. La surpêche a mené à l'imposition, en 1994, d'un
moratoire visant la récolte dirigée de la population de Terre-Neuve, alors que
la pêche est toujours permise dans le golfe du Saint-Laurent et le plateau
néo-écossais. Ces populations ont été désignées "menacées". Les menaces
continues incluent la mortalité due à la pêche, causée par les prises
accessoires et les prises sous-déclarées.
    La situation est encore plus navrante pour un grand mollusque marin de la
côte du Pacifique. L'ormeau nordique, prisé pour sa chair succulente, est la
seule espèce d'ormeau qui se trouve au Canada. Les effectifs de cette espèce
continuent de connaître un déclin malgré un moratoire imposé pour une durée de
20 ans sur toute récolte. Le braconnage, pratiqué à grande échelle, est sans
contredit la plus grande menace qui pèse sur l'ormeau. L'espèce a été
reclassée dans une catégorie de risque supérieure, passant de la catégorie
"menacée" à "en voie de disparition", ce qui traduit un risque accru de
disparition depuis sa dernière évaluation, en 2000.

    Une espèce des milieux humides en eaux troubles

    Un quart des terres humides de la planète se trouvent au Canada. Elles
représentent des écosystèmes d'une extrême importance qui procurent des
habitats clés à une diversité d'espèces végétales et animales, dont des
oiseaux migrateurs. Ces écosystèmes agissent, en quelque sorte, comme les
reins de la nature, puisqu'ils filtrent les toxines et les débris de l'eau qui
se déverse ensuite dans les cours d'eau majeurs. Dans certaines régions, les
terres humides disparaissent rapidement, dont une perte supérieure à 60 p. 100
dans le sud de l'Ontario et au Manitoba, en raison de l'agriculture et de
l'urbanisation. A ce jour, le tiers de toutes les espèces sauvages évaluées en
péril par le COSEPAC vivent dans les terres humides ou à proximité de
celles-ci.
    En Amérique du Nord, plus de 90 p. 100 des aires de reproduction du Grèbe
esclavon sont situées dans les terres humides canadiennes. La diminution de
l'abondance de cette espèce dans l'ouest du Québec a justifié le statut
"espèce préoccupante". La population distincte des îles de la Madeleine, au
Québec, comptant moins de 50 reproducteurs, fait face à un risque de
disparition plus élevé, ce qui lui a valu un statut "en voie de disparition".
    Les marais salés littoraux offrent des conditions uniques pour des
espèces nécessitant un habitat particulier, tel le satyre fauve des Maritimes.
A l'échelle de la planète, ce papillon se trouve seulement au Canada, où il
habite dans quelques marais du nord du Nouveau-Brunswick et en Gaspésie. En
raison de sa distribution extrêmement limitée et de sa vulnérabilité à la
perte de son habitat, ce papillon a été désigné "en voie de disparition".
    La grenouille léopard, autrefois omniprésente et commune dans les terres
humides dans presque tout le Canada, a connu d'importants déclins. En
Colombie-Britannique, il n'existe qu'une seule population dans la vallée de
Creston, dans le sud de la province, qui a été désignée "en voie de
disparition". Les populations des Prairies et du Nord sont, pour leur part,
désignées "préoccupantes". La propagation de maladies exotiques et la perte
d'habitat font partie des menaces continues qui pèsent sur cette espèce. Les
populations de l'est du Manitoba, quant à elles, semblent bien se porter, et
sont désignées "non en péril".

    Prochaine réunion

    La prochaine réunion d'évaluation des espèces sauvages du COSEPAC aura
lieu à Ottawa, en Ontario, en novembre 2009.

    A propos du COSEPAC

    Le COSEPAC évalue la situation des espèces, des sous-espèces, des
variétés ou d'autres principales unités de la biodiversité considérées comme
étant en péril au Canada. Pour ce faire, le COSEPAC se sert de connaissances
scientifiques, traditionnelles autochtones, ou des collectivités, lesquelles
sont fournies par de nombreux spécialistes provenant des gouvernements, des
universités et d'autres organismes. Les sommaires d'évaluations sont
actuellement à la disposition du public sur le site Web du COSEPAC
(www.cosepac.gc.ca) et seront transmises à la fin de l'été 2009 au ministre
fédéral de l'Environnement pour une considération de l'inscription en vertu de
la Loi sur les espèces en péril (LEP). A compter de cette date, les rapports
de situation complets seront mis à la disposition du public dans le Registre
public des espèces en péril (www.registrelep.gc.ca).
    Il y a maintenant 585 espèces sauvages inscrites aux diverses catégories
de risque du COSEPAC, y compris 244 espèces sauvages en voie de disparition,
145 espèces sauvages menacées, 160 espèces sauvages préoccupantes et 23
espèces sauvages disparues du pays (c.-à-d. on ne les trouve plus à l'état
sauvage au Canada). De plus, 13 espèces sauvages sont disparues et 45 espèces
sauvages font partie de la catégorie données insuffisantes.
    Le COSEPAC est composé de membres provenant de chaque organisme
responsable des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et
territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune,
l'Agence Parcs Canada, Pêches et Océans Canada et le Partenariat fédéral
d'information sur la biodiversité sous la présidence du Musée canadien de la
nature), de trois membres scientifiques non gouvernementaux et des
coprésidents des Sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances
traditionnelles autochtones.

    Définitions de la terminologie et des catégories de risque du COSEPAC :

    Espèce sauvage : Espèce, sous-espèce, variété ou population
géographiquement ou génétiquement distincte d'animal, de plante ou d'un autre
organisme d'origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit
indigène du Canada ou qui s'est propagée au Canada sans intervention humaine
et y est présente depuis au moins cinquante ans.
    Disparue (D) : Espèce sauvage qui n'existe plus.
    Disparue du pays (DP) : Espèce sauvage qu'on ne trouve plus à l'état
sauvage au Canada, mais qu'on trouve ailleurs.
    En voie de disparition (VD) : Espèce sauvage exposée à une disparition de
la planète ou à une disparition du pays imminente.
    Menacée (M) : Espèce sauvage susceptible de devenir "en voie de
disparition" si rien n'est fait pour contrer les facteurs menaçant de la faire
disparaître.
    Préoccupante (P) : Espèce sauvage qui peut devenir "menacée" ou "en voie
de disparition" en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques
biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.
    Non en péril (NEP) : Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne
risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.
    Données insuffisantes (DI) : Catégorie qui s'applique lorsque
l'information disponible est insuffisante (a) pour déterminer l'admissibilité
d'une espèce sauvage à l'évaluation ou (b) pour permettre une évaluation du
risque de disparition de l'espèce sauvage.


    
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    Jeff Hutchings (Ph.D.)             Questions d'ordre général :
    Président, COSEPAC
    Department of Biology              Secrétariat du COSEPAC
    Dalhousie University               a/s du Service canadien de la faune
    Halifax (Nouvelle-Ecosse) B3H 4J1  Environnement Canada
    Téléphone (1) : 902-494-2687       Ottawa (Ontario) K1A 0H3
    Téléphone (2) : 902-494-3515       Téléphone : 819-953-3215
    Jeff.Hutchings@Dal.ca           cosewic/cosepac@ec.gc.ca
                                       www.cosewic.gc.ca

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    Questions sur les oiseaux :        Questions sur les poissons d'eau
                                       douce :

    Marty L. Leonard (Ph.D.)           Robert Campbell (Ph.D.)
    Department of Biology              983, Route 800 E
    Dalhousie University               R.R. #1
    1355, rue Oxford                   St. Albert (Ontario) K0A 3C0
    Halifax (Nouvelle-Ecosse) B3H 4J1  Téléphone : 613-987-2552
    Téléphone : 902-494-2158           Télécopieur : 613-987-5367
    Télécopieur : 902-494-3736         snowgoose@sympatico.ca
    mleonard@dal.ca

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    Questions sur les arthropodes      Questions sur les plantes:
    (insectes et autres groupes
    taxinomiques connexes) :

    Laurence Packer (Ph.D.)            Erich Haber (Ph.D.)
    Department of Biology              60 Baywood Dr.
    York University                    Stittsville (Ontario) K2S 2H5
    4700, rue Keele                    Téléphone : 613-435-0216
    Toronto (Ontario) M3J 1P3          Télécopieur : 613-435-0217
    Téléphone : 416-736-2100           erich.haber@rogers.com
    ext. 22663 / 66524
    Télécopieur : 416-736-5698
    laurencepacker@yahoo.com

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    Questions sur les amphibiens :     Questions sur les poissons marins :

    Ronald J. Brooks (Ph.D.)           Paul Bentzen (Ph.D.)
    Department of Integrative Biology  Resource Conservation Genetics
    College of Biological Science      Department of Biology
    University of Guelph               Dalhousie University
    Guelph (Ontario) N1G 2W1           Halifax (Nouvelle-Ecosse) B3H 4J1
    Téléphone: 519-824-4120,           Téléphone : 902-494-1105
    poste 53944                        Télécopieur : 902-494-3736
    Télécopieur : 519-767-1656         Paul.Bentzen@dal.ca
    rjbrooks@uoguelph.ca

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    Questions sur les mammifères       Questions sur les mollusques :
    marins :

    Jane Watson (Ph.D.)                Dwayne Lepitzki (Ph.D.)
    Vancouver Island University        203-410, rue Buffalo
    900 5th Street                     C.P.1311
    Nanaimo (Colombie-Britannique)     Banff (Alberta) T1L 1B3
    V9R 5S5                            Téléphone : 403-762-0864
    Téléphone : 250-753-3245           lepitzki@telusplanet.net
    local 2317
    Télécopieur : 250-740-6482
    Jane.Watson@viu.ca

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    Questions sur les mammifères
    terrrestres :

    Mark Brigham (Ph.D.)
    Department of Biology
    University of Regina
    Regina (Saskatchewan) S4S 0A2
    Téléphone : 306-585-4255
    Télécopieur : 306-337-2410
    mark.brigham@uregina.ca

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Renseignements :

Renseignements: Pour obtenir des précisions au sujet des espèces
sauvages évaluées et des justifications des désignations, veuillez consulter
le site Web du COSEPAC à l'adresse suivante : www.cosepac.gc.ca

Profil de l'entreprise

Comité sur la situation des espèces en péril au Canada

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