De gros problèmes pour des petits coeurs avec les médecines complémentaires



    TORONTO, le 27 oct. /CNW Telbec/ - Le fait de donner des suppléments
comme des herbes, des vitamines et d'autres produits de santé naturelle aux
enfants traités avec la warfarine contre des malformations cardiaques
congénitales pourrait faire augmenter leurs risques de caillots sanguins, de
saignements et d'autres complications, selon ce qu'ont annoncé Mary Bauman,
infirmière praticienne et Dre Patti Massicotte au Congrès de santé
cardiovasculaire 2008, organisé conjointement par la Fondation des maladies du
coeur du Canada et la Société canadienne de cardiologie.
    "Nous prenons pour acquis que ces produits sont sécuritaires simplement
parce qu'ils sont naturels et sont vendus sans ordonnance, dit Dre Massicotte,
une chercheuse financée par la Fondation des maladies du coeur. Le problème,
c'est que l'effet anticoagulant de la warfarine est déjà imprévisible. En y
ajoutant des suppléments alimentaires, on fait face à des défis. Souvent, ces
produits sont la goutte qui fait déborder le vase et qui entraîne les enfants
vers des situations à risque élevé."
    Dre Massicotte dit que plusieurs suppléments vendus sur le marché peuvent
apporter des modifications dans le sang et qu'ils ne devraient pas être pris
en même temps que la warfarine, mais peu de recherches portent sur les
interactions entre ces produits et les médicaments. "Il n'existe aucune norme
régissant l'ingrédient actif par capsule ou comprimé d'une compagnie à une
autre et c'est cette variation, surtout dans les produits combinés, qui pose
le plus grand problème", à son avis.
    Parmi les produits de santé naturelle les plus souvent consommés par les
enfants dans le cadre de cette étude, on retrouve la camomille, le citron, le
fenouil et le thé vert. Les multivitamines et les minéraux sont aussi au
sommet de la liste, ce qui, selon la mise en garde de Dre Massicotte, peut
représenter un problème s'ils contiennent de la vitamine K, une vitamine qui
augmente la coagulation du sang et peut réduire l'efficacité de la warfarine.
    Madame Bauman, instigatrice de la Clinique d'anticoagulation pédiatrique
externe d'Edmonton, en Alberta, collabore avec Dre Massicotte afin de savoir
combien d'enfants prennent des produits de santé naturelle. Ensemble, elles
ont étudié 67 questionnaires portant sur des enfants traités à la warfarine.
    La warfarine est un anticoagulant, aussi appelé éclaircisseur de sang,
qui aide à prévenir la formation de caillots dans l'organisme. Les
anticoagulants aident à réduire les risques de crise cardiaque, d'accident
vasculaire cérébral (AVC) et d'occlusion des artères et des veines.
    Elles ont découvert que 37 % des enfants prenaient une forme ou une autre
de supplément alimentaire et que 22 % de leurs parents ainsi que 10 % de leurs
frères et soeurs les prenaient également. Mais peu de parents informent leur
médecin de la consommation de produits de santé naturelle de leurs enfants,
même si ces produits peuvent causer des interactions dangereuses avec le
médicament chez l'enfant.
    "C'est intéressant de constater que seulement 10 % des frères et soeurs
prennent ces produits, dit Madame Bauman. Les parents donnent habituellement
ces produits aux enfants qui ont des problèmes de santé en croyant que ces
produits sont inoffensifs et potentiellement bénéfiques. Mais l'inverse
pourrait être vrai, car ces suppléments ont le potentiel d'influencer
négativement les soins médicaux sur ordonnance."
    Les chercheuses disent que le principal problème est le fait que les
enfants prennent ces suppléments de façon inconstante. Ainsi, leur sang peut
être plus clair certains jours et plus visqueux à d'autres moments. Il devient
alors difficile pour les médecins de prescrire la bonne dose de warfarine afin
de les prémunir contre les caillots sans les exposer à des saignements, selon
Dre Massicotte.
    "Je crois que le plus important pour les professionnels de la santé
consiste à demander aux familles si elles utilisent des produits de santé
naturelle et dans quel but, dit Madame Bauman. Cette mesure est nécessaire
afin de discuter ouvertement et sans jugement, parce que les gens n'écouteront
pas les propos contraires à leurs croyances. Il faut donc incorporer les
produits de santé naturelle au traitement et le faire de la façon la plus
sécuritaire possible."

    Les déclarations et conclusions des auteurs de cette étude sont
uniquement celles des auteurs et ne reflètent pas nécessairement les
politiques ou les points de vue de la Fondation et la SCC. La Fondation des
maladies du coeur du Canada et la Société canadienne de cardiologie font
aucune représentation ou garantie quant à leur exactitude ou à leur fiabilité.

    Organisme bénévole de bienfaisance en santé, la Fondation des maladies du
coeur mène la lutte vers l'élimination des maladies du coeur et des accidents
vasculaires cérébraux (AVC), en contribuant activement à l'avancement de la
recherche et sa mise en application, à la promotion de modes de vie sains et à
la représentation auprès des instances responsables des politiques de santé.
Pour en savoir plus, visitez le site www.fmcoeur.ca.




Renseignements :

Renseignements: ou entrevues: Bureau des médias du CCSC 2008, (416)
585-3703 (du 26 au 29 octobre); Renseignements sur le congrès ou inscription:
www.cardiocongress.org; Après le 29 octobre 2008: Jane-Diane Fraser, Fondation
des maladies du coeur du Canada, (613) 569-4361, poste 273, jfraser@hsf.ca


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