Davantage de comparaison et de concurrence améliorerait les services municipaux



    MONTREAL, le 18 sept. /CNW Telbec/ - Bien que l'administration municipale
vienne de commander à ses services et aux arrondissements des coupes
budgétaires de 100 millions $, on peut croire que Montréal pourrait faire
davantage et, surtout, mieux. Le maire Tremblay pourrait adopter deux
stratégies qui ont contribué, à l'extérieur du Québec, à réduire les coûts des
services municipaux et à renforcer leur qualité. D'autres villes pourraient
aussi s'en inspirer. Dans une Note économique publiée par l'IEDM, l'économiste
Mathieu Laberge explique "qu'une bonne gouvernance des municipalités comprend
une comparaison systématique de leur efficacité et la mise en concurrence de
leurs services avec le secteur privé".

    Renseignements et demandes d'entrevues :

    Joindre le soussigné. Le mardi 18 septembre, entre 11 h et 14 h, des
entrevues avec l'auteur, Mathieu Laberge, pourront aussi se tenir sur les
lieux de la conférence de John Norquist "Are Montrealers getting enough bang
for their buck?", à l'Hôtel Marriott Château Champlain, salle Cartier, 1050,
rue de la Gauchetière Ouest (conférence organisée par l'IEDM).

    Favoriser des initiatives pour une meilleure gestion municipale

    Deux initiatives favorisent la bonne gouvernance des services municipaux
et l'obligation de rendre compte des élus locaux : l'étalonnage
("benchmarking"), ainsi que la mise en concurrence des services municipaux
avec des fournisseurs privés.
    L'étalonnage, notamment amorcé en Ontario et en Nouvelle-Ecosse, consiste
à recueillir des données pour comparer officiellement les pratiques en cours
dans les différentes villes avec des normes provinciales ou nationales afin
d'identifier les améliorations possibles dans la prestation des services
municipaux.
    Le Royaume-Uni a également expérimenté des initiatives pour rendre plus
efficace la prestation des services municipaux. La première tentative a pris
la forme de "mise en concurrence obligatoire" (competitive compulsory
tendering), qui garantissait des conditions commerciales égales entre les
prestataires privés et publics. Ce modèle aurait contribué à générer des
économies moyennes de 6,5 % lors de la première vague de mise en concurrence
et de 9,1 % lors du renouvellement des contrats initiaux.
    Par la suite, le mécanisme de "maximisation de la valeur" (Best Value) a
visé à optimiser la prestation de services municipaux en ayant recours aux
fournisseurs les plus efficaces. Cette approche ne présume pas que les
services municipaux doivent nécessairement être dispensés par l'administration
publique locale si d'autres mécanismes plus efficaces existent, comme la
sous-traitance.
    Il importe pour le Québec de rattraper le retard qu'il a accumulé en
matière d'évaluation de l'efficacité municipale, notamment avec l'Ontario qui
y travaille depuis les années 1980. Depuis 2004, le ministère des Affaires
municipales du Québec collecte auprès des municipalités des indicateurs de
gestion dans le but d'améliorer leur rendement, mais sans intégrer des
indicateurs provenant d'intervenants indépendants de l'appareil municipal.

    Surmonter les obstacles est possible

    Une enquête réalisée en 2005 auprès de 217 municipalités canadiennes
relève que près des deux tiers des municipalités sondées avaient examiné la
possibilité d'avoir recours au secteur privé pour la prestation de leurs
services et que 78 % y voyaient une façon d'en réduire les coûts. L'enquête
révèle aussi les objections les plus fréquentes au recours à des fournisseurs
privés : l'opposition d'employés municipaux (63 % des municipalités), les
conventions collectives ou contrats de travail restrictifs (55 %), le manque
de fournisseurs de services compétents (31 %) et l'absence d'un mécanisme
adéquat de surveillance de l'exécution des contrats (27 %).
    D'autres études montrent que toutes les villes qui ont été confrontées à
de telles difficultés ont surmonté les craintes en consultant et en faisant
participer les administrateurs municipaux au développement de ces projets.
    La Note économique La comparaison et la concurrence pour améliorer les
services municipaux a été préparée par l'économiste de l'IEDM Mathieu Laberge,
titulaire d'une maîtrise en économie internationale et économétrie de
l'Université de Nottingham.
    La Note est disponible à WWW.IEDM.ORG

    L'IEDM est un institut indépendant, non partisan et sans but lucratif qui
participe aux débats sur les politiques publiques du Québec et du Canada en
proposant des solutions créatrices de richesse sur des questions de fiscalité,
de réglementation, de réforme du système de santé et d'éducation. Il publie
entre autres depuis 2000 le Bulletin des écoles secondaires du Québec et il a
remporté en 2004 l'un des Templeton Freedom Award for Institute Excellence
pour l'excellence de sa gestion et de ses relations publiques.




Renseignements :

Renseignements: André Valiquette, Directeur des communications, Institut
économique de Montréal, (514) 273-0969 p. 2225, Cell.: (514) 574-0969,
avaliquette@iedm.org


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