Crise forestière au Québec - MONSIEUR CHAREST, LES TRAVAILLEURS FORESTIERS VIVENT LA CRISE ECONOMIQUE DEPUIS QUATRE ANS



    QUEBEC, le 27 févr. /CNW Telbec/ - Le député de Roberval et porte-parole
de l'opposition officielle en matière de forêts, Denis Trottier, dénonce le
peu d'attention que portent Jean Charest et son gouvernement envers les 40 000
travailleurs de la forêt actuellement sans emploi et le peu d'intérêt et
d'empressement du premier ministre à défendre les travailleurs dans ses
pèlerinages à Ottawa.
    "A tous les jours, nous apprenons une fermeture d'usine dans nos régions
et Jean Charest se cache. Seulement hier, les travailleurs des usines
d'AbitibiBowater, d'Amos, de Dolbeau-Mistassini et de Baie-Comeau se sont
retrouvés en arrêt de travail. Aujourd'hui, la fermeture de SFK Pâte provoque
un ralentissement dans quatre scieries du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Où est-il
face à toutes ces pertes d'emplois? Que fait-il?, se demande Denis Trottier.
Si M. Charest veut se cacher derrière son ministre des Ressources naturelles,
Claude Béchard, libre à lui. Mais le problème, c'est que M. Béchard est tout
aussi absent. On peut le comprendre car il nous promettait, il y a plusieurs
mois, une bonne nouvelle par semaine. Une autre promesse libérale reniée",
a-t-il ajouté.
    Le député de Roberval craint que le gouvernement libéral ait déjà baissé
les bras et ait choisi de faire mourir cette industrie importante dans les
régions. "Le gouvernement fédéral déroule les milliards de dollars pour
l'industrie automobile, mais il est incapable d'aider significativement
l'industrie forestière québécoise. C'est un deux poids deux mesures absolument
inacceptable que Jean Charest tolère, incapable de défendre correctement notre
industrie à Ottawa. Ce que le premier ministre du Québec accepte finalement :
c'est qu'un travailleur forestier québécois vaut moins qu'un travailleur
automobile ontarien, a accusé le député de Roberval. Pourquoi Jean Charest
n'en demande pas davantage au gouvernement fédéral?", se demande le député.
    Le jugement du Tribunal international d'arbitrage de Londres, qui vient
d'imposer des sanctions monétaires importantes aux entreprises québécoises
dans le cadre de l'Accord sur le bois d'oeuvre résineux, laisse d'ailleurs
craindre d'autres fermetures. Le Parti Québécois exige du gouvernement libéral
qu'il se tienne debout afin que nos entreprises ne paient que la part qui leur
revient réellement.
    M. Trottier souhaite également que le dépôt du prochain Livre blanc sur
la révision du régime forestier ne soit pas une simple occasion d'organiser
une belle opération médiatique. "D'ici là, nous réclamons des gestes concrets
et rapides de la part du gouvernement Charest pour les travailleurs forestiers
sans emploi ou menacés de le perdre. Cela passe notamment par un prix
spécifique pour le bois à pâte, pour aider à court terme les travailleurs,
mais aussi par une réelle politique d'utilisation du bois et un accroissement
des travaux sylvicoles, tant sur les territoires privés que publics. Et
rappelons-nous une chose : la crise économique frappe le Québec actuellement
mais les travailleurs forestiers la vivent depuis déjà quatre ans, attribuable
en bonne partie à l'incurie libérale. L'industrie est en train de mourir mais
il n'y a personne à l'urgence pour s'en occuper", a conclu le député Denis
Trottier.
    -%SU: RNT,LBR
    -%RE: 1




Renseignements :

Renseignements: Eric Gamache, Attaché de presse, Aile parlementaire du
Parti Québécois, (418) 643-2743


FORFAITS PERSONNALISÉS

Jetez un coup d’œil sur nos forfaits personnalisés ou créez le vôtre selon vos besoins de communication particuliers.

Commencez dès aujourd'hui .

ADHÉSION À CNW

Remplissez un formulaire d'adhésion à CNW ou communiquez avec nous au 1-877-269-7890.

RENSEIGNEZ-VOUS SUR LES SERVICES DE CNW

Demandez plus d'informations sur les produits et services de CNW ou communiquez avec nous au 1‑877-269-7890.