Crise à l'UQAM - Les employés de soutien interpellent Charest



    MONTREAL, le 27 oct. /CNW Telbec/ - "Ce n'est pas réglé!" s'écrient les
employés de soutien de l'UQAM, craignant que le sauvetage annoncé des
dérapages immobiliers de l'institution ne vienne masquer les autres problèmes
qui affectent l'université. Pour éviter que ce ne soit le cas, ils lancent ce
matin une campagne publicitaire radio qui vise directement le premier ministre
Charest. Menacés de perdre plus de 100 postes, les travailleurs vont passer
leur message pendant deux semaines sur trois stations de la région
montréalaise. Intitulée "On n'est pas coupables", cette publicité dénonce les
coupures et demande au gouvernement de s'occuper du monde de l'UQAM et pas
seulement de son béton.
    Le syndicat des employés de soutien, affilié au SCFP, en a
particulièrement contre les conditions posées par le gouvernement pour passer
l'éponge sur l'ardoise des projets immobiliers. "La commande de Charest
c'est : "Faites des coupures et on va réparer les pots cassés par l'ancien
recteur". C'est bien beau, mais on y est pour rien dans ces folies, s'indigne
Roland Côté, président du syndicat. Actuellement, la direction de l'UQAM
cherche 4 millions de dollars, des coupures qui vont nous toucher durement.
Nous avons déjà perdu 40 emplois le printemps dernier et encore 70 de nos
collègues risquent de perdre le leur dans les prochaines semaines."
    Ces compressions sont difficiles à accepter, surtout quand on sait que le
syndicat avait obtenu la création d'une centaine de postes lors des
négociations de 2000. "Et à l'époque, on ne faisait que rattraper les postes
perdus lors des coupes fédérales de 1994. Charest et Courchesne nous ramènent
15 ans en arrière, c'est inacceptable! Or, pendant toutes ces années, le
nombre d'étudiant n'a cessé d'augmenter, sans parler de la superficie des
locaux et des pavillons qui elle aussi s'accroît. Nous sommes toujours moins
pour en faire toujours plus, ce n'est plus vivable", ajoute le président.
    Pour le syndicat, l'UQAM souffre d'un sous-financement chronique et est
particulièrement désavantagée par les nouvelles règles de répartition
budgétaire entre les universités. N'étant pas située en région et ne possédant
pas de faculté de médecine, l'Université du Québec à Montréal est le parent
pauvre du réseau. En fait, pour l'obtention de fonds publics, un étudiant de
l'UQAM n'équivaut qu'à 80 % de celui qui fréquente McGill. De plus, le taux
d'étudiants à temps partiel à l'UQAM (43 %) est plus élevé que dans l'ensemble
des universités (35%). Cette réalité entraîne une surcharge de travail pour
les employés, et qui n'est pas compensée par les règles existantes. "Deux
étudiants à temps partiel plutôt qu'un à temps plein, ça veut dire plus de
dossiers à traiter, plus de salles de classe, plus de services, plus de
livres, etc. Le montant reçu est le même, mais la tâche est bien plus lourde.
Et le gouvernement, lui, pense que c'est un bon moment pour couper des postes!
Il est grand temps de traiter les employés de soutien de l'UQAM avec respect
et équité", de conclure Roland Côté.
    Comptant plus de 105 000 membres au Québec, le SCFP représente quelque
15 000 membres dans le secteur de l'éducation, dont 8000 dans les universités,
principalement des employés de soutien. Présent dans plusieurs autres secteurs
d'activités, comme la santé et les services sociaux, les municipalités,
l'hydroélectricité, les transports urbain et aérien, les communications, les
sociétés d'Etat et organismes publics québécois, le SCFP est aussi le plus
important syndicat affilié de la FTQ.

    Ce communiqué et d'autres infos sur le site scfp.qc.ca




Renseignements :

Renseignements: Roland Côté, président SCFP 1294, cell: (514) 919-6877;
Alexandre Boulerice, (514) 384-9681, poste 270, cell: (514) 668-7148; SOURCE:
SYNDICAT CANADIEN DE LA FONCTION PUBLIQUE (FTQ)

Profil de l'entreprise

Syndicat canadien de la fonction publique (FTQ)

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