Crédit d'impôt à la rénovation - Les copropriétaires considérés comme des citoyens de seconde zone



    QUEBEC, le 15 janv. /CNW Telbec/ - Lors de son énoncé économique d'hier,
le gouvernement du Québec a démontré un manque de sensibilité à l'égard des
copropriétaires, en excluant les parties communes de leurs immeubles du crédit
d'impôt à la rénovation résidentielle. Ce faisant, il fait preuve de
discrimination et les traite comme des citoyens de seconde zone.
    Dans les faits, les copropriétaires disposent de ce crédit d'impôt afin
de rénover leurs parties privatives, par exemple, une cuisine ou un plancher
de bois franc. Ils ne pourront toutefois faire exécuter des travaux de remises
à niveau de fenêtres, de toitures ou de balcons, pour ne nommer que ces
éléments, car ceux-ci relèvent généralement des parties communes d'une
copropriété. De leur côté, les propriétaires de maisons unifamiliales, ainsi
que les propriétaires résidants au sein d'immeubles comportant 2 ou trois
logements, pourront effectuer ces types de travaux s'ils le désirent. En
somme, les copropriétaires ne bénéficient pas des mêmes avantages que les
autres.
    "Pourquoi y aurait-il deux poids deux mesures entre les propriétaires de
maisons unifamiliales et à logements locatifs, et les copropriétaires?",
questionne Yves Joli-Coeur, avocat en droit de la copropriété et secrétaire du
Regroupement des gestionnaires et copropriétaires du Québec (RGCQ). A une
époque où les Québécois sont invités à repeupler les grands centres urbains,
de nombreuses personnes ont répondu à l'appel en optant pour un mode
d'habitation en collectivité. Or, ces mêmes citoyens sont aujourd'hui oubliés
par l'Etat.

    Rappelons qu'il existe quelque 350 000 unités de logement en copropriété
au Québec. Chaque année, pas moins de 10 000 autres viennent s'ajouter à ce
nombre. Par ailleurs, plusieurs immeubles en copropriété ont été construits il
y a environ 30 ans, et bon nombre d'entre eux sont dans un état de vétusté
avancée. La dégradation d'une partie du parc privé d'habitation pourrait être
lourde de conséquences, ne serait-ce qu'en regard du développement continu des
centres urbains. Il est résolument temps d'agir car il y a péril en la
demeure. Des actions immédiates doivent être entreprises pour corriger la
situation, question de protéger notre patrimoine immobilier, mais aussi, pour
éviter une perte de confiance de la population à l'égard de cette formule
d'habitation.




Renseignements :

Renseignements: François G. Cellier, Relationniste, (514) 387-5586,
Cell: (514) 581-8609


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