Coûts des loyers : face à la peur, l'information et la solidarité



    MONTREAL et QUEBEC, le 31 oct. /CNW Telbec/ - A l'approche de la période
du renouvellement des baux, le Regroupement des comités logement et
associations de locataires du Québec (RCLALQ) a dressé le bilan des hausses de
loyer en 2007 et a indiqué ses perspectives pour 2008. "Face à la crainte, à
l'intimidation ou à la désinformation, l'aide du comité logement est un moyen
d'obtenir l'heure juste et de se sentir moins seul-e devant des demandes
non-fondées d'un locateur", précise André Trépanier, responsable des dossiers
politiques du RCLALQ.
    Premièrement, il ne faudra pas tenir compte des recommandations
d'augmentations de loyer émises par les corporations d'investisseurs
immobiliers, généralement à la fin de chaque automne. En effet, la Régie du
logement ne publie qu'en janvier ses indices d'ajustement des loyers et sa
grille de calcul. A partir de ce moment, muni-e-s de la variation annuelle des
taxes foncières de son immeuble (disponible auprès de leur municipalité et de
leur commission scolaire), les locataires pourront mieux estimer le caractère
raisonnable de la hausse demandée. Le cas échéant, ils et elles pourront la
refuser par écrit dans le mois de l'avis de leur propriétaire.
    Puisque le contrôle des loyers n'est pas obligatoire au Québec, ces
démarches sont indispensables. Selon les données compilées par le RCLALQ en
2007, les locataires ont eu à faire face à des demandes de hausses moyennes de
loyer de 4,4% à Montréal, de 3,7% à Laval, de 4,3% à Longueuil, de 4,2% à
Québec, de 5% à Granby, de 6% à Valleyfield, de 5,4% à Trois-Rivières.
    Dans la grande majorité des cas de l'échantillon étudié, le chauffage est
à la charge des locataires et leurs logements n'avaient pas subi de
réparations majeures. Pour ces situations, en absence de variation des taxes
foncières, l'indice d'ajustement des loyers, publiés par la Régie du logement
en janvier dernier, était de 0,8%. "Les propriétaires ont demandé des
augmentations au moins 4 fois supérieures aux taux d'ajustement de la Régie du
logement", ajoute Mathieu Houle-Courcelles, du Bureau d'animation et
information logement de Québec (BAIL).
    En décembre prochain, la Société canadienne d'hypothèques et de logement
(SCHL) donnera une indication des hausses de loyers observées dans diverses
villes du Québec. Selon la SCHL, entre 2000 et 2006, le coût des loyers des
logements de deux chambres à coucher a bondi 25% dans la Région de Montréal,
de 23 % dans celle de Québec, de 22,6 % dans celle de Gatineau, de 18,2 % dans
celle de Trois-Rivières et de 17,8 % dans celle de Sherbrooke, de 17,3% à
Valleyfield et de 26% à Granby.
    La variation des taxes foncières y est certainement pour quelque chose.
De nombreux immeubles, tout particulièrement ceux comptant plus de 50
logements, ont vu leurs comptes de taxes baisser en 2007. De nombreux
propriétaires ont tenté de profiter de la situation en demandant quand même de
fortes augmentations de loyer auxquelles ils n'avaient pas droit. Le RCLALQ
déplore que les locataires ne puissent pas obtenir une diminution du coût de
leur loyer lorsque les dépenses du propriétaire baissent de la sorte. Dans
d'autres cas, plusieurs locataires n'ont pu refuser la hausse de loyer
demandée car elle était justifiée par la forte augmentation des taxes
foncières.
    Le gouvernement du Québec doit mettre fin à l'iniquité des règles en
fixation des loyers qui fait supporter aux locataires, lors du renouvellement
du bail, les augmentations de dépenses du locateur sans leur permettre de
bénéficier des baisses de celles-ci.

    Le coût des loyers, une problématique bien sentie

    Les locataires qui ont témoigné ce matin perçoivent dans leur quotidien
l'impact du coût des logements. Il semble en être de même dans la population
en général. Dans un sondage Léger marketing rendu public le 1er octobre
dernier par Société d'habitation du Québec, 66% des citoyen-ne-s interrogé-e-s
trouvent les loyers trop chers.
    De son côté, dans ses observations préliminaires, M. Miloon Kothari,
rapporteur de l'ONU sur le logement convenable, observait le 22 octobre
dernier en conclusion de son séjour au Canada : "The Federal Government needs
to work with the provinces and territories to create a consistent framework of
tenant protection and rent regulation laws across the country that meet the
standards set in international housing rights law, as part of a comprehensive
national housing strategy".
    Pour conclure, le RCLALQ mènera sa campagne d'information Vous avez le
droit de refuser une augmentation de loyer du mois de décembre 2007 au mois
avril 2008. Mais au-delà du travail d'accompagnement des locataires, le
Regroupement portera collectivement ses solutions pour le contrôle obligatoire
des loyers et le dépôt des baux à la Régie du logement. Pour ce faire, il
tiendra une manifestation à Québec le 28 novembre prochain. La ministre
responsable de l'Habitation, Madame Nathalie Normandeau, a la responsabilité
de corriger le travail de la Régie du logement quant aux coûts des loyers.




Renseignements :

Renseignements: André Trépanier, RCLALQ, (514) 781-2220 (cellulaire),
1-866-521-7114, www.rclalq.qc.ca; Mathieu Houle-Courcelles, Bureau d'animation
et information logement du Québec métropolitain, (418) 523-8365.


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