Couper des fonds = perdre des vies



    MONTREAL, le 18 mars /CNW Telbec/ - Une campagne d'envoi de cartes
postales pour sauver des vies a été lancée par les personnes vivant avec le
VIH/sida, leurs amis, leurs familles et les organismes de services de
l'Alberta, de l'Ontario et du Québec, suite à la décision du gouvernement
fédéral de couper, à travers le pays, le financement des organismes
communautaires.
    Ce financement est utilisé pour offrir des services directs aux
62 000 Canadiens vivant avec le VIH/sida ainsi que des programmes d'éducation
pour prévenir de nouvelles infections. En 2006, 2 508 Canadiens ont été
diagnostiqués porteurs du VIH, soit 14 % de plus qu'en 2001. Actuellement, on
estime qu'environ 4 000 Canadiens sont infectés par le VIH à chaque année. Le
sida ne se guérit toujours pas et demeure une maladie débilitante et fatale.
    A elle seule, l'Ontario a déjà perdu 30 % du financement fédéral promis
avec une réduction de 1 million de dollars en financement des programmes pour
prévenir la propagation du VIH et fournir des services d'aide aux personnes
déjà infectées. Le Québec a perdu 24 % des fonds promis. Tandis qu'en Alberta,
les organismes de lutte contre le sida n'ont reçu aucun engagement quant à la
continuation de leur financement qui se terminera le 31 mars 2008.
    Les organismes de lutte contre le sida de l'Alberta, du Québec et de
l'Ontario se sont réunis pour demander aux Canadiens de faire parvenir un
message : "Couper des fonds = perdre des vies" à leurs députés et au Premier
ministre Stephen Harper.
    "Etant donné l'engagement de tous les principaux partis politiques
canadiens à doubler le financement pour l'année 2008, nous avons été choqués
d'apprendre les coupures" a mentionné Mme Sue Cress, présidente du Conseil
communautaire de lutte contre le VIH/sida de l'Alberta.
    L'Initiative fédérale de lutte contre le VIH/sida promettait une
augmentation du financement de 42,2 millions à 84,5 millions de dollars
annuellement pour 2008-2009. En fait, les chiffres fournis par le gouvernement
lui-même montrent que, sur une période de cinq ans, 7 millions de dollars
seront coupés dans le financement des organismes offrant des services de
première ligne aux niveaux national et régional. Ces coupures ont lieu malgré
le fait qu'entre 1993 et 2003, les programmes et services de lutte contre le
VIH/sida ont subi une augmentation de 43 % de la demande de services entraînée
tant par les nouvelles infections que par le fait que les personnes vivent
plus longtemps avec la maladie.
    Mme Lyse Pinault, directrice générale de la Coalition des organismes
communautaires québécois de lutte contre le sida (COCQ-SIDA) au Québec a
déclaré que : "Jamais auparavant, le Québec n'a subi des coupures dans le
financement de ses services de prévention et d'aide à la lutte contre le
VIH/sida et ce, de la part de tous les gouvernements fédéraux précédents. Le
coût de la prévention des infections au VIH est beaucoup moindre que celui des
médicaments pour le traiter."
    Chaque infection au VIH évitée signifie des économies d'environ trois
quarts de million de dollars en termes de coûts directs et indirects.
    Dans un communiqué de presse publié en juillet 2006, le ministre de la
Santé, M. Tony Clement, a déclaré que "...le VIH/sida demeure une
préoccupation pour le Canada." Malgré cette assurance, les organismes de lutte
contre le sida n'ont pas été prévenus du fait qu'il y aurait des coupures et
n'ont pas reçu d'explications claires les justifiant. L'information disponible
sur le site de l'Agence canadienne de la santé publique indique que des fonds
ont été détournés vers un nouveau programme de vaccin contre le sida annoncé
par le Premier ministre et M. Bill Gates, le 20 février 2007.
    Selon M. Rick Kennedy, directeur exécutif du Réseau ontarien de lutte
contre le SIDA (Ontario AIDS Network) : "La recherche sur un vaccin est
importante pour notre avenir, mais elle ne devrait pas se faire au détriment
des personnes infectées par le VIH/sida. Nos vies ne devraient pas être plus
sacrifiables que celles des personnes vivant avec d'autres problèmes de santé
graves. C'est difficile d'imaginer des coupures gouvernementales dans les
services d'aide aux personnes atteintes du cancer et d'autres maladies
sérieuses afin d'investir l'argent dans la recherche qui peut ou ne peut pas
sauver des vies. Un vaccin contre le sida est encore loin, bien loin dans
l'avenir. Maintenant, que se passe-t-il avec notre santé?"
    Il y a vingt-deux ans, le 10 décembre 1986, un spécialiste de
l'Organisation mondiale de la santé a annoncé que les tests du vaccin contre
le sida sur des humains commenceraient l'année suivante. Pourtant, cela
prendra encore des décennies avant qu'il y ait un vaccin contre le sida.
    Nous avons besoin de plus de recherche pour créer un vaccin et en bout de
ligne guérir. Le Canada ne peut pas se permettre de faire marche arrière dans
ses efforts pour prévenir de nouvelles infections au VIH. Actuellement, nous
devons continuer à sauver des vies avant que ne soit créé un vaccin. Couper
des fonds = perdre des vies. Le financement devrait être remis aux niveaux
promis dans l'Initiative fédérale.
    Nous demandons à tous les Canadiens de se joindre à nous pour informer le
Premier ministre et son gouvernement du fait que ces coupures nuisent à la
capacité du Canada de mettre fin au sida.
    Envoyez un message au Premier ministre et aux députés les informant que
la prévention du sida, l'éducation et les services d'aide sont importants. Des
cartes postales pour la campagne "Couper des fonds = perdre des vies" peuvent
être obtenues en français et en anglais à l'adresse www.cocqsida.com.

    La COCQ-Sida regroupe les organismes communautaires québécois de lutte
contre le VIH/sida afin de favoriser l'émergence et le soutien d'une action
concertée. Pour ce faire, elle suscite, soutient et consolide l'action
communautaire face à la lutte contre le VIH/sida sur le territoire québécois.
Le regroupement solidarise les gens, unit les démarches, les actions et les
ressources impliquées, dans le respect de l'autonomie de chacun des
groupes-membres, pour répondre aux enjeux qui touchent les PVVIH et l'ensemble
des populations à risque d'être infectées par le VIH du Québec.




Renseignements :

Renseignements: Lyse Pinault, Directrice générale, (514) 844-2477 poste
30, (514) 912-6327, renelegare@cocqsida.com


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