Convention de l'UNESCO sur la Protection et la promotion des expressions culturelles - Le président de la CSQ exige de meilleurs protections pour la langue française et la culture québécoise



    MONTREAL, le 18 mars /CNW Telbec/ - La Centrale des syndicats du Québec
(CSQ) profite de l'entrée en vigueur aujourd'hui de la Convention de l'UNESCO
sur la Protection et la promotion des expressions culturelles pour demander
aux chefs des partis politiques dans la présente campagne électorale de
préciser les mesures qu'ils entendent prendre pour garantir la protection et
la promotion de la langue française et de la culture québécoise.
    Le président de la CSQ, M. Réjean Parent, rappelle que cette importante
Convention, adoptée en octobre 2005 par la Conférence générale de l'UNESCO, a
été ratifiée par 52 Etats. Elle réaffirme le respect des droits de l'homme et
des libertés fondamentales, l'égale dignité des cultures, l'accès équitable et
l'ouverture des cultures au monde.
    "Le moment est bien choisi pour rappeler qu'au Québec, l'avenir de notre
langue et de notre culture est loin d'être assuré dans le contexte actuel de
mondialisation et de libre-échange. En fait, ce contexte fait peser une
nouvelle menace bien réelle pour la langue française alors que plusieurs
universités francophones au Québec multiplient le développement de programmes
d'enseignement en anglais. Et cela se fait malheureusement sans prendre le
temps d'évaluer sérieusement les impacts de ces programmes sur la protection
de la langue française et la culture québécoise", déplore le président de la
CSQ.
    Une dangereuse tendance dans les universités québécoises

    M. Réjean Parent précise que de telles situations existent déjà à
l'Université du Québec en Outaouais, à l'Université de Montréal et à
l'Université Laval, alors qu'à l'Université de Sherbrooke, on songe également
à emboîter le pas.
    "Le phénomène semble aussi vouloir apparaître au niveau collégial alors
que le Cégep Edouard-Montpetit se verra bientôt confier le mandat de dispenser
en anglais l'un des programmes du secteur aéronautique. Cette tendance
d'encourager le développement de programmes d'enseignement en anglais au
détriment de la langue française est à ce point sérieuse qu'il devient urgent
d'intervenir", affirme le président de la CSQ.

    Aux partis politiques de se prononcer !

    M. Parent croit que le temps est venu de faire le point sur la situation
si l'on veut contrer un éventuel développement anarchique de tels programmes.
    "Nous sommes inquiets du silence du gouvernement sur cette question et
nous demandons à l'ensemble des partis politiques engagés dans la présente
campagne électorale de se prononcer sur les moyens qu'ils entendent prendre
pour garantir que la Convention de l'UNESCO aura un sens chez nous au Québec.
L'avenir du peuple québécois ne repose pas seulement sur une position
constitutionnelle. Il est également conditionné par les mesures prises pour
protéger et promouvoir l'identité culturelle québécoise, dans le respect des
autres cultures, ainsi que dans les mesures pour assurer la sauvegarde de la
langue française au Québec, dans un espace canadien et nord-américain où
l'anglais domine largement", déclare M. Réjean Parent.

    Un encadrement qui est devenu nécessaire

    Le président de la CSQ termine en disant souhaiter que le prochain
gouvernement du Québec encadre légalement les établissements d'enseignement
supérieur dans le développement de programmes d'enseignement en anglais.




Renseignements :

Renseignements: Claude Girard, attaché de presse CSQ, Cell.: (514)
237-4432


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