Consultation publique sur la planification de l'immigration : "La pénurie de main-d'oeuvre nous incite à adopter des mesures "fast track" afin de combler les besoins du marché du travail" - Patricia Rimok, présidente du Conseil des relations interculturelles



    QUEBEC, le 19 sept. /CNW Telbec/ - C'est dans le cadre de la Consultation
publique sur la planification de l'immigration au Québec 2008-2010 que
madame Patricia Rimok, présidente du Conseil des relations interculturelles, a
témoigné sur la vision et les recommandations du Conseil en regard des enjeux
et du flux migratoire du Québec.
    Depuis 2000, compte tenu du contexte de globalisation des marchés qui se
manifeste par une pénurie de la main-d'oeuvre au Québec, l'immigration
temporaire ou permanente agit comme une solution louable au maintien de notre
compétitivité. "A court terme, le modèle fast track répond en partie à cette
problématique et doit se faire en arrimant ce type d'immigration aux besoins
de la main-d'oeuvre des régions concernées. Evidemment, tout cela se fera en
décentralisant au possible le processus de planification de l'immigration" a
soutenu Patricia Rimok, présidente du Conseil des relations interculturelles.
L'enjeu démographique dans un contexte de dénatalité et de vieillissement de
la population, nous indique que nous aurons rapidement une pénurie de
main-d'oeuvre sectorielle. Pour combler la relève ou favoriser l'expansion de
certains secteurs d'activité économique la mise en place du fast tracking qui
consiste à aménager une voie rapide (fast track) pour les candidats qui
répondent directement à un besoin défini par des employeurs sérieux, s'avère
une solution incontournable. Il va sans dire que ce modèle doit être perçu
comme complémentaire à la planification à long terme.
    Depuis quelques années, la concurrence internationale pour attirer ces
immigrants économiques devient très complexe et le Conseil rappelle qu'au
chapitre de l'immigration économique, nous sommes en forte compétition,
notamment avec les autres provinces canadiennes et les Etats-Unis qui, depuis
le début des années 90, ont adopté des modèles sur mesure de fast tracking.
D'autre part, la mobilité de la main d'oeuvre à l'intérieur de l'ensemble
européen exerce un pouvoir d'attraction qui pourrait limiter fortement nos
possibilités d'attirer ici cette clientèle. En corollaire, une économie forte
et concurrentielle attira toujours une meilleure qualité d'immigrants
économiques qu'une économie faible.

    Francisation

    Malgré que la langue commune constitue un vecteur de réussite à
l'intégration, le délai pour accéder à un cours d'apprentissage du français
est au minimum de trois mois.
    Basé sur les résultats des trois dernières années, en 2007, l'objectif
d'accueillir 48 000 immigrants tout en facilitant leur intégration
linguistique est complexe. Pour illustrer cette problématique entre la
francisation versus notre capacité de le faire, madame Rimok nous informe
"Près de 300 adultes arrivent ici chaque semaine sans connaître notre langue.
Conséquemment, nous devrions chaque semaine ouvrir un minimum de 16 classes de
français ou l'équivalent (cours en ligne, en milieu de travail, etc.), pour
atteindre nos objectifs."
    Pour augmenter le niveau de ses admissions, le gouvernement devrait donc
tenir compte de sa capacité à assurer la francisation des personnes
nouvellement établies au Québec. La question du financement de cet
apprentissage du français demeure problématique et le Conseil se questionne
sur l'utilisation des fonds transférés. A ce chapitre, en 2007-2008 le
gouvernement fédéral a transféré 222,4 M$ au Québec pour l'intégration des
personnes immigrantes alors que le budget du ministère de l'Immigration et des
Communautés culturelles avoisinait 111M $. "Le gouvernement devrait faire la
lumière sur l'utilisation de ses fonds en publiant annuellement un rapport sur
les fonds fédéraux destinés à l'intégration des immigrants et appliquer un
système de fast tracking au niveau du deuxième indicateur d'intégration, soit
l'apprentissage du français", a renchéri Madame Rimok.

    Capacité d'intégration

    Le Conseil a rappelé que dans le passé sa position était d'atteindre un
juste équilibre par une planification des niveaux d'immigration axée sur une
stratégie à long terme et sur ses obligations humanitaires. "Les niveaux
d'immigration doivent être liés à la capacité de la société québécoise
d'assurer l'intégration des personnes immigrantes sur les plans social,
économique, politique et culturel" a précisé Madame Rimok.
    Compte tenu des enjeux démographiques et économiques, ainsi que de la
problématique globale de la capacité d'intégration, le Conseil recommande de
s'en tenir à une augmentation légère à moyenne des niveaux d'immigration, ce
qui correspond de 50 000 à 55 000 nouveaux immigrants par année au Québec.
    Le Conseil recommande aussi que l'on développe rapidement un modèle pour
mesurer l'intégration en utilisant des indicateurs tels que l'opinion publique
et le degré de francisation, le taux de chômage, le taux d'occupation
sectoriel, il sera possible de mesurer les inégalités et par opposition
l'égalité des chances de réussir l'intégration de l'immigration.

    Autres Considérations

    De plus, le Conseil tient à mettre en exergue, le fait qu'il faut adapter
rapidement le modèle de fast tracking au niveau de différents indicateurs pour
conserver un juste équilibre entre les immigrants de la catégorie économique
versus les catégories de regroupement familial et humanitaire. Egalement, la
flexibilité et la souplesse doivent guider, au-delà des règles établies, notre
processus décisionnel.
    Par ailleurs, mentionnons que les préoccupations de sécurité intérieure
sont devenues un enjeu que tout gouvernement doit prendre en considération
dans la sélection et la provenance de l'immigration.
    "L'immigration est un puissant outil de développement de la Société
québécoise, à condition qu'elle soit perçue par la majorité, comme faisant
partie de la richesse de son patrimoine ethnoculturel", a conclu madame Rimok.
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Renseignements :

Renseignements: Luc Tremblay, Sogecom, (514) 235-0793; Source: Conseil
des relations interculturelles

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