Constats accablants du vérificateur général sur BIXI : « Des faits troublants qui exigent des explications du maire Tremblay. » - Louise Harel

MONTRÉAL, le 20 juin 2011 /CNW Telbec/ - « Sous de fausses représentations, le 17 mai dernier, le conseil municipal a dû se prononcer sur une entente pour financer à hauteur de 37 millions $ les opérations déficitaires de la Société de vélo en libre-service. Vision Montréal réclame que les dirigeants de BIXI et le directeur des finances de la Ville de Montréal viennent répondre aux questions des élus montréalais afin que l'on sache véritablement les coûts d'opération du BIXI à Montréal. Si BIXI doit devenir un service municipal comme un autre, il est essentiel que nous connaissions tous les tenants et aboutissants de la prestation d'un tel service », a déclaré la chef de l'Opposition officielle et chef de Vision Montréal, Louise Harel.

« Les constats du vérificateur général sur le BIXI sont accablants. Lors du vote au mois de mai, les membres du conseil n'ont pas été mis au courant de l'ampleur réel du risque financier assumé par la Ville de Montréal. De plus, la Ville a outrepassé ses pouvoirs "en confiant sans appel d'offres le contrat de BIXI à Stationnement Montréal", alors que l'entente de 1995 ne le permettait pas », a-t-elle ajouté.

« En effet, la loi permet seulement à la Ville de s'engager dans la prestation de services municipaux et non dans une activité commerciale. Ce que l'administration Tremblay a sciemment choisi d'ignorer, malgré l'avis de son service juridique émis en 2007 », a déploré Louise Harel.

« Paradoxalement, le BIXI a impérativement besoin de l'exportation pour assurer sa rentabilité mais devra se départir de cette activité », a ajouté Pierre Lampron, conseiller du Vieux-Rosemont et porte-parole de Vision Montréal en matière de finances.

« De plus, on apprend que le projet de mise en place d'un service de vélo en libre-service n'a jamais fait l'objet d'études de marché ni qu'aucun plan d'affaire n'a été fait. Les responsables politiques de ce projet en ont fait la promotion sans avoir en main aucunes données sur lesquelles s'appuyer et sans même les réclamer », a-t-il poursuivi.

« D'autre part, le rapport du vérificateur général fait état d'une aide financière camouflée puisque le taux d'intérêt de 2 %, consenti pour le prêt de 37 millions $ est nettement inférieur au taux moyen usuel qui s'élève à 5,53 %. Ce taux doit être réajusté pour correspondre aux conditions réelles du marché », a ajouté M. Lampron.

Commande centralisée du métro : une comédie d'erreurs
« L'explosion des coûts liés au contrat de remplacement du centre de contrôle du métro, dû à un litige entre la Société de transport de Montréal (STM) et le fournisseur qui a retardé l'avancement des travaux, est une vraie comédie d'erreurs. Dès le départ, il semble que les besoins aient été mal évalués et que le suivi qui a été effectué ensuite a mis en péril la mise en service du nouveau centre de contrôle, une composante pourtant essentielle à la gestion du trafic des rames de métro », a soutenu Louise Harel, rappelant que Vision Montréal avait demandé au vérificateur d'examiner ce contrat en octobre 2010.

Des millions de $ de contrats octroyés sans examen de la Commission d'examen des contrats
« Alors que des fonds publics considérables sont dépensés par la Société de transport de Montréal, cette société paramunicipale, comme toutes les autres paramunicipales à Montréal, n'a pas à soumettre les contrats qu'elle octroie à l'étude de la Commission d'examen des contrats, a indiqué Laurent Blanchard, président de la Commission d'examen des contrats et conseiller municipal d'Hochelaga. Considérant que la STM est de loin la société paramunicipale qui octroie le plus de contrats, et ce, pour des montants considérables, il va de soi que les contrats qu'elle accorde, tout comme ceux accordés par d'autres sociétés paramunicipales à Montréal, soient examinés par cette commission, et ce, selon les mêmes critères que les autres contrats municipaux ».

Exclusion des contrats d'arrondissement et des sociétés paramunicipales
Actuellement, le mandat de la nouvelle Commission d'examen des contrats se limite à assurer la conformité du processus d'appel d'offres pour les contrats de plus de 10 millions de dollars. Il se limite également à tout contrat de biens et services et d'exécution de travaux de plus de 2 millions de dollars et à tout contrat de services professionnels de 1 millions de dollars et plus qui présentent certains critères bien restrictifs. Notons toutefois que les contrats d'arrondissement et les contrats des sociétés paramunicipales ne sont pas visés.

Règlements d'emprunt de 270 millions $ pour la STM pour juin seulement
« Le conseil municipal est appelé à se prononcer sur des règlements d'emprunt visant à financer des projets de la STM. Pour le seul conseil municipal de juin 2011, les conseillers municipaux voteront des règlements d'emprunt totalisant près de 270 millions $ et qui mèneront à l'octroi de contrats d'une importante valeur. Pour que les citoyens aient la certitude d'en avoir pour leur argent, la Ville de Montréal doit mettre en place des processus de vérification transparents », a conclu Louise Harel.

SOURCE VILLE DE MONTREAL - CABINET DE LA CHEF DE L'OPPOSITION OFFICIELLE

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