Conseil général de la CSQ - La FEUQ, la FECQ et la CSQ présentent leurs recommandations sur l'encadrement des frais afférents dans les universités



    MONTREAL, le 17 oct. /CNW Telbec/ - La Fédération étudiante universitaire
du Québec (FEUQ), la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et la
Centrale des syndicats du Québec (CSQ) ont profité du Conseil général de la
CSQ pour faire état des principales recommandations transmises à la ministre
de l'Education, Michèle Courchesne, dans le cadre de la consultation
électronique sur l'encadrement des frais afférents dans les universités. De
plus, ils ont dénoncé conjointement le sous-financement postsecondaire et ont
réclamé une loi-cadre sur l'accessibilité aux études supérieures.
    "Nous considérons que les frais afférents imposés unilatéralement
représentent un frein à l'accessibilité aux études supérieures et portent
atteinte au droit à l'éducation", ont affirmé les présidences de la CSQ, de la
FEUQ et de la FECQ.

    Une loi-cadre pour garantir l'accessibilité

    La CSQ, la FEUQ et la FECQ recommandent l'adoption d'une loi-cadre dont
l'objectif principal serait de garantir l'accessibilité aux études
postsecondaires à toutes et à tous, sans distinction du milieu géographique,
socioéconomique et culturel. "Nous déplorons le manque de transparence actuel
dans l'établissement des frais institutionnels et exigeons que le gouvernement
mette fin au pouvoir unilatéral d'imposition que possèdent les administrations
universitaires", de dire Jean-Patrick Brady, président de la FEUQ.
    Cette loi-cadre doit couvrir les droits de scolarité et inclure les frais
institutionnels obligatoires dans les cégeps et les universités. Rappelons que
les frais institutionnels obligatoires ont grimpé de près de 300 % dans les
universités québécoises depuis 1994. Ces augmentations ont causé une hausse de
la facture totale de l'étudiant de près de 20 %. Le gouvernement doit prévoir
la mise en place de mesures financières favorisant l'accessibilité aux études
supérieures et la bonification de celles qui existent dans l'objectif
d'éliminer tout frein à la poursuite des études supérieures. Il est
inacceptable, par exemple, que les frais afférents ne soient toujours pas
admissibles comme dépenses dans le calcul de l'aide financière aux études.

    L'accessibilité aux études postsecondaires : un droit !

    Les organisations considèrent qu'une bonification de l'aide financière
aux études pour compenser les hausses des droits de scolarité n'est pas une
solution car elle implique une hausse de l'endettement pour la majorité des
étudiants, qui ne sont admissibles qu'à des prêts seulement.
    "Le financement public de l'enseignement supérieur est partie prenante de
la mission même de l'Etat, est-il besoin de rappeler au gouvernement. Ce n'est
pas la hausse des droits de scolarité ou la hausse des frais afférents qui
régleront les problèmes de sous-financement de l'enseignement supérieur", de
dire le président de la CSQ, Réjean Parent.

    Un processus démocratique insatisfaisant

    Par ailleurs, les organisations ne peuvent passer sous silence le
processus même de consultation autour de cet important sujet au coeur duquel
se situent les enjeux de l'accessibilité même aux études postsecondaires. "La
méthode électronique de consultation retenue par la ministre ne fait aucune
place au débat public. Il aurait été de loin souhaitable qu'il y ait une
commission parlementaire itinérante dotée d'un mandat plus large; ce qui
aurait ainsi démontré une réelle volonté gouvernementale de garantir
l'accessibilité à toutes et à tous aux études postsecondaires et de trouver
une solution durable au sous-financement chronique de l'enseignement
supérieur", de dire Geneviève Bond Roussel, présidente de la FECQ.
    En terminant, la CSQ, la FEUQ et la FECQ rappellent à la ministre
Courchesne qu'ils sont toujours en désaccord avec le dégel des droits de
scolarité auquel le gouvernement a procédé au printemps dernier. "Invoquer les
faibles coûts des droits de scolarité universitaire au Québec en comparaison
de ceux des autres provinces pour justifier le dégel ne peut tenir la route.
Le financement public est essentiel à la réalisation de la mission publique de
l'éducation portée par l'ensemble des établissements du Québec, tous ordres
d'enseignement confondus, et doit garantir l'accessibilité aux études
postsecondaires", ont-ils conclu.

    Profil de la CSQ, de la FEUQ et de la FECQ

    La Centrale des syndicats du Québec représente près de 155 000 membres
principalement en éducation. La Fédération étudiante collégiale du Québec
(FECQ) et la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) représentent
ensemble près de 160 000 étudiants au Québec.




Renseignements :

Renseignements: Marjolaine Perreault, attachée de presse CSQ, Tél.
cell.: (514) 235-5082; Dany St-Jean, attaché de presse FEUQ, tél. cell.: (514)
212-5457; Mathieu Poulin, attaché de presse FECQ, tél. cell.: (514) 622-8179


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