Conseil de presse du Québec - Comité des plaintes et de l'éthique de l'information - Décision - Numéro de dossier : D2008-10-025



    
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    Numéro de dossier : D2008-10-025

    Plaignants          M. Giovanni (Wolfmann) Bruno
                        M. Fo Niemi, directeur général du Centre de
                        recherche-action sur les relations raciales (CRARR)

    et

    Mis-en-cause        M. Patrick Lagacé, chroniqueur
                        M. Eric Trottier, directeur de l'information
                        Le quotidien La Presse
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    MONTREAL, le 19 mai /CNW Telbec/ -

    RESUME DE LA PLAINTE

    Les plaignants reprochent au chroniqueur, M. Patrick Lagacé du quotidien
La Presse, d'avoir alimenté sa chronique du 6 octobre 2008, intitulée "Fo
Niemi a (encore) tout faux", de propos inexacts. Ils accusent le journaliste
d'avoir discrédité le porte-parole du Centre de recherche-action sur les
relations raciales (CRARR), M. Fo Niemi, par la dérision, l'insulte et
l'injure. Enfin, M. Niemi reproche au journal de ne pas avoir publié de
rectification.

    GRIEFS DES PLAIGNANTS

    Plainte de M. Giovanni (Wolfmann) Bruno
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    1.  M. Bruno précise d'abord ne pas connaître personnellement M. Fo
        Niemi, dont il est question dans la chronique.
    2.  Le plaignant reproche, en premier lieu, à Patrick Lagacé, d'avoir
        discrédité par la dérision, l'insulte et l'injure, le porte-parole du
        CRARR, M. Fo Niemi. Le mis-en-cause associerait M. Niemi "à une
        personne ridicule, à une personne grotesque, à un bouffon". Il
        mentionne que le ton utilisé à l'encontre du porte-parole du CRARR
        s'apparente à un règlement de compte. Le plaignant remarque que ce
        n'est pas le premier article du chroniqueur dirigé contre M. Niemi.
    3.  Il accuse également le mis-en-cause d'avoir coiffé sa chronique d'un
        titre faux.

    Plainte de M. Fo Niemi, directeur général du Centre de recherche-action
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    sur les relations raciales (CRARR)
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    4.  M. Fo Niemi reproche au journaliste d'avoir rapporté "des propos ou
        des positions qui ont été interprétés de manière inexacte et
        tendancieuse", ayant eu pour effet de le discréditer personnellement
        et professionnellement.
    5.  Selon le plaignant, le mis-en-cause aurait fait des références
        "dérisoires et injustifiées relatives à (son) origine ethnique".
    6.  M. Niemi explicite les erreurs factuelles commises par le mis-en-
        cause dans sa chronique, qui constituent la base de son
        interprétation tendancieuse :
        a. "Ce n'est pas Mme Gallardo qui a porté plainte à la Commission.
            C'est M. Niemi en son nom" : Le plaignant explique que
            légalement, c'est le CRARR qui a reçu le mandat, de la part de
            Mme Gallardo, de porter plainte au nom de cette dame et de son
            fils. Donc, le chroniqueur a fait une interprétation erronée des
            faits.
        b. "La Commission fait enquête. Entrevues des témoins...". Le
           plaignant exprime, comme il l'a fait auparavant en conférence de
           presse que, contrairement aux procédures d'enquête habituelles de
           la Commission, aucune personne n'a été interrogée dans ce dossier.
           Mais, dans un "complément à la plainte" envoyé par le plaignant
           quelques semaines plus tard, celui-ci revient sur son affirmation:
           la Commission a effectivement rencontré des représentants
           scolaires, mais le CRARR en a pris connaissance après le dépôt de
           la plainte au Conseil de presse. Dès lors, l'organisme a entamé
           une révision du dossier pour manque d'équité dans la procédure.
        c. "M. Niemi est fâché" : Le plaignant contredit cette affirmation.
           Il précise que rien de tel n'a été dit lors de la conférence de
           presse. Il aurait seulement reconnu partager les préoccupations de
           la mère, face aux problèmes d'enquête et d'analyse.
        d. "Pour Fo Niemi, la décision de la Commission est suspecte parce
           que ceux qui l'ont rendu étaient tous des Québécois blancs" : Le
           plaignant récuse cette déclaration. Jamais il n'aurait laissé
           sous-entendre une telle chose, que ce soit dans les communiqués ou
           lors des conférences de presse. Il ajoute qu'il n'a pas pu dire
           cela, dans la mesure où les commissaires ne rendent pas, seuls,
           des décisions. De plus, le plaignant explique que l'affirmation
           réductrice que le journaliste lui prête, en tant que directeur du
           CRARR, est "illogique, déraisonnable et inéquitable" dans la
           mesure où, durant ces dernières années, plusieurs décisions de la
           Commission ont été favorables en matière de lutte contre le
           racisme.
    7.  Enfin, le plaignant reproche au journal d'avoir refusé de publier une
        rétractation ou une correction, malgré sa requête. Il souhaite que le
        journal publie une rectification relative aux interprétations
        erronées des faits qui ont eu comme effet de le discréditer.

    COMMENTAIRES DES MIS-EN-CAUSE

    Commentaires de Me Patrick Bourbeau, affaires juridiques, au plaignant M.
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    Giovanni Bruno
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    8.  Me Patrick Bourbeau nie les allégations du plaignant à l'encontre du
        chroniqueur Patrick Lagacé.
    9.  Le représentant des mis-en-cause met d'abord en valeur le fait que le
        genre journalistique de l'article est clairement identifié comme une
        chronique, que son auteur est réputé en la matière. Il ajoute que ce
        genre journalistique se distingue par la grande latitude accordée à
        leurs auteurs dans le traitement de l'information. Ils peuvent y
        faire ressortir leur personnalité et leurs opinions. Pour défendre
        cet argument, Me Bourbeau rapporte des passages du guide de
        déontologie du Conseil de presse, les Droits et responsabilités de la
        presse. Il justifie ainsi l'utilisation de la satire et du ton
        polémiste du chroniqueur, notamment dans la dernière phrase où il
        utilise le terme "clown". Selon les mis-en-cause, ce mot tient de la
        satire et devrait être interprété au second degré.
    10. Me Bourbeau souligne que le sujet traité par le chroniqueur était
        d'intérêt public. Il rappelle qu'il portait sur "la réaction de M.
        Niemi, à titre de président du CRARR, suite à une décision de la
        Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse".
    11. Selon le représentant des mis-en-cause, le chroniqueur ne cherchait
        pas à discréditer M. Fo Niemi, puisqu'il soutient les objectifs visés
        par son organisme. Pour autant, il s'attaque aux moyens utilisés pour
        y arriver qui, selon son opinion personnelle, sont maladroits.
    12. Concernant l'accusation de règlement de compte que ferait le
        journaliste à travers sa chronique, il répond que ces allégations ne
        sont pas fondées et "seraient démenties par le fait que ses textes
        antérieurs sur M. Niemi visaient en tout temps à dénoncer ce qu'il
        perçoit comme une dérive de la part de certains groupes ayant comme
        mission de dénoncer l'intolérance et le racisme".
    13. Relativement au titre du texte, Me Bourbeau récuse l'accusation selon
        laquelle il serait faux, dans la mesure où, pour le mis-en-cause, il
        s'agit d'un jeu de mots. Le chroniqueur ne remet pas en cause la
        véracité des faits sur lesquels s'appuient ces opinions.
    14. Finalement, Me Bourbeau explique que le plaignant, pour exprimer une
        opinion contraire à celle du chroniqueur, pouvait utiliser la
        rubrique "Forum" du quotidien.

    Commentaires de Me Patrick Bourbeau, affaires juridiques, au plaignant M.
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    Fo Niemi
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    15. Tout d'abord, Me Bourbeau reprend l'argumentaire déjà utilisé pour
        répondre à la plainte de M. Giovanni Bruno.
    16. Ensuite, il remet en cause l'inexactitude mise de l'avant par le
        plaignant, relativement à deux affirmations : "M. Niemi est fâché" et
        "pour Fo Niemi, la décision de la Commission est suspecte parce que
        ceux qui l'ont rendu étaient tous des Québécois blancs". Selon lui,
        cette interprétation est fondée sur les propos de M. Niemi lors de sa
        conférence de presse rapportée par Mme Louise Leduc dans le quotidien
        La Presse, mais aussi par CTV et Radio-Canada. Il ajoute qu'à la
        lumière de ces propos ainsi que des communiqués de presse, le
        chroniqueur "était parfaitement justifié de considérer que M. Niemi
        était mécontent de la décision de la Commission".
    17. Relativement au fait que le chroniqueur a déclaré que c'était M.
        Niemi qui avait porté plainte devant la Commission au nom de la mère,
        Me Bourbeau rétorque qu'il s'agit d'une question de sémantique. Le
        nom de M. Niemi était à prendre, selon eux, au sens large; en tant
        que dirigeant du CRARR, "ses actes sont intimement liés à ceux de
        l'organisme (...) dont il est le visage public".
    18. Selon le plaignant, la Commission n'a interrogé personne. Or, le
        chroniqueur affirme le contraire dans son article. Le représentant
        des mis-en-cause explique que cette information était dans la
        décision de la Commission qui mentionnait, entre autres : "le
        témoignage de l'éducatrice interrogée lors de l'enquête", les
        "explications du directeur de l'école" et "la preuve recueillie lors
        de l'enquête".
    19. Enfin, Me Bourbeau estime que le chroniqueur n'a pas discrédité le
        plaignant, ni manqué de respect à l'obligation d'éviter de donner aux
        événements une signification qu'ils n'ont pas, ni laissé planer de
        malentendus. Il défend, au contraire, le fait qu'il ait adopté un ton
        polémiste, autorisé par le genre journalistique de la chronique, de
        même que l'est l'expression d'une opinion.
    20. Finalement, Me Bourbeau considère qu'il n'avait pas à publier de
        rectificatifs puisque, selon lui, le chroniqueur n'a pas fait
        d'erreurs. Il précise que le journal n'a pas reçu de demande de
        rectification contrairement aux dires du plaignant. Il conseille à M.
        Niemi de proposer son opinion aux pages "Forum" du journal, s'il
        souhaite exprimer son désaccord avec l'opinion du chroniqueur.

    REPLIQUE DES PLAIGNANTS

    Réplique de M. Giovanni Bruno
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    21. Relativement au genre de la chronique, le plaignant rapporte des
        extraits du guide de déontologie du Conseil de presse, pour exprimer
        les limites de la liberté rédactionnelle. Il évoque alors la
        responsabilité qui incombe aux chroniqueurs de ne pas laisser planer
        des malentendus qui risquent de discréditer les personnes ou les
        groupes. Le plaignant estime que le journaliste n'a pas respecté
        cette règle déontologique.
    22. Le plaignant reproche également au mis-en-cause de l'avoir, en tant
        que lecteur, induit en erreur sur la personne de M. Fo Niemi et sur
        son organisme de lutte contre le racisme. Pour cela, il estime que le
        mis-en-cause a utilisé le sensationnalisme, tel qu'il est défini dans
        le guide de déontologie du Conseil de presse : "Le recours au
        sensationnalisme et à l'information spectacle risque de donner lieu à
        une exagération et à une interprétation abusive des faits et des
        évènements et, d'induire le public en erreur quant à la valeur et à
        la portée réelles des informations qui lui sont transmises."
    23. Ensuite, M. Bruno met en valeur le fait que le chroniqueur est un
        "récidiviste" en matière de violation des règles de déontologie. Il
        cite une plainte du 19 septembre 2005, pour laquelle le mis-en-cause
        avait été blâmé par le Conseil de presse. Il rapporte également une
        plainte à l'encontre d'un autre chroniqueur blâmé par le Conseil pour
        discrédit sur la personne (D1994-09-050).
    24. Enfin, il exprime ses regrets devant le silence du mis-en-cause, à
        qui il a exprimé son opinion à plusieurs reprises, espérant en vain
        obtenir des explications. C'est la raison pour laquelle il a
        finalement saisi le Conseil de presse du Québec de ce dossier.

    Réplique de M. Fo Niemi
    -----------------------

    25. Sur les expressions, "Fâché" ou "mécontent", le plaignant considère
        qu'il n'a jamais émis de tels commentaires ou quelconques termes qui
        puissent laisser penser cela. Il juge qu'à l'égard d'une personnalité
        publique, représentant un organisme, le journaliste doit faire preuve
        de prudence. Il ajoute qu'on "ne peut donc publiquement et
        incorrectement imputer à quelqu'un un sentiment, une opinion, (...)
        ou une position qu'il n'a pas exprimé ou manifesté".
    26. Le plaignant réaffirme que les mis-en-cause sont partiaux, ne serait-
        ce que dans leur commentaire à la plainte, lorsqu'ils disent que le
        chroniqueur dénonçait ce qu'il considérait comme une "tendance
        pernicieuse chez certains dirigeants", alors que plus loin, ils
        disent ne dénoncer que "les moyens mis en oeuvre par ceux-ci pour
        arriver aux fins de l'organisme".
    27. M. Niemi réitère qu'il est factuellement incorrect de l'avoir
        associé, en son nom propre, à la plainte déposée devant la
        Commission, qui était au nom de l'organisme CRARR. Selon le
        plaignant, il s'agit de désinformation et cela constitue une attaque
        personnelle visant à le discréditer.

    DECISION

    28. Les plaignants, M. Giovanni Bruno ainsi que M. Fo Niemi, reprochent
        au chroniqueur M. Patrick Lagacé, du quotidien La Presse, d'avoir
        alimenté sa chronique du 6 octobre 2008, intitulée "Fo Niemi a
        (encore) tout faux", de propos inexacts. Ils accusent le journaliste
        d'avoir discrédité le porte-parole du Centre de recherche-action sur
        les relations raciales (CRARR), M. Fo Niemi, par la dérision,
        l'insulte et l'injure. Enfin, M. Niemi reproche au journal de ne pas
        avoir publié de rectification.

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                           Grief 1 : inexactitude
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    29. En premier lieu, les plaignants accusent le mis-en-cause
        d'inexactitude au sein de sa chronique du 6 octobre 2008. Plusieurs
        faits qui y sont rapportés, sont remis en cause par les plaignants,
        notamment le fait que le dirigeant du CRARR se serait montré "fâché"
        face à la décision de la Commission des droits de la personne dans un
        dossier et qu'il aurait critiqué la diversité des membres de cette
        dernière lors d'une conférence de presse.
    30. Le guide de déontologie, Droits et responsabilités de la presse, du
        Conseil de presse définit le genre de la chronique en mentionnant
        qu'il accorde une grande latitude rédactionnelle tout en rappelant
        les exigences de rigueur et d'exactitude. "Les auteurs de chroniques,
        de billets et de critiques ne sauraient se soustraire aux exigences
        de rigueur et d'exactitude. (...) S'ils peuvent dénoncer avec vigueur
        les idées et les actions qu'ils réprouvent, porter des jugements en
        toute liberté, rien ne les autorise cependant à cacher ou à altérer
        des faits pour justifier l'interprétation qu'ils en tirent. Il
        importe, par ailleurs, qu'ils rappellent les faits relatifs aux
        événements, situations et questions qu'ils décident de traiter avant
        de présenter leurs points de vue, critiques et lectures personnelles
        de l'actualité, afin que le public puisse se former une opinion en
        toute connaissance de cause quant aux sujets sur lesquels ils se
        prononcent." DERP, p. 28
    31. Au regard de la déontologie, le Conseil estime que le journaliste n'a
        pas manqué de rigueur dans sa collecte d'informations. Les propos
        jugés inexacts ou mal interprétés par le plaignant sont ceux repris
        par le chroniqueur de diverses sources journalistiques
        professionnelles. En outre, la latitude reconnue aux chroniqueurs
        leur accorde une grande liberté dans l'expression de leurs points de
        vue, commentaires, opinions, prises de positions et critique, ainsi
        que dans le choix du ton et du style qu'ils adoptent pour ce faire.
        Ainsi, M. Lagacé pouvait utiliser le mot "fâché" afin d'illustrer ses
        propos, à partir de l'information qu'il avait recueillie, sans
        contrevenir à la déontologie.
    32. Le Conseil de presse ne retient pas le grief pour inexactitude.

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         Grief 2 : manque de respect, propos méprisants et insultants
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    33. En second lieu, les plaignants reprochent au journaliste d'avoir
        discrédité et méprisé le représentant du CRARR dans sa chronique.
    34. Le guide de déontologie des Droits et responsabilités de la presse
        stipule, en matière de chronique, qu'il laisse "à leurs auteurs une
        grande latitude dans le traitement d'un sujet d'information." Il
        ajoute que les journalistes sont autorisés à "adopter un ton
        polémiste pour prendre parti et exprimer leurs critiques, dans le
        style qui leur est propre, même par le biais de l'humour et de la
        satire". Pour autant, le guide est clair en matière de respect des
        personnes : "(Les auteurs de chronique) doivent éviter, tant par le
        ton que par le vocabulaire qu'ils emploient, de donner aux événements
        une signification qu'ils n'ont pas ou de laisser planer des
        malentendus qui risquent de discréditer les personnes ou les
        groupes." DERP, p. 28
    35. Le Conseil estime que le mis-en-cause s'attaque, par le biais de sa
        chronique, au personnage public qu'est M. Fo Niemi et non à sa
        personne propre. Le Conseil, bien que conscient du vocabulaire coloré
        utilisé par le chroniqueur pour contester les moyens utilisés par le
        CRARR, ne remarque aucune dérive déontologique dans le texte du
        journaliste. Ce dernier utilise, certes, le ton polémique, mais pas
        de terme irrespectueux ou insultant. Enfin, concernant le titre qui
        coiffe la chronique, le Conseil l'analyse comme un jeu de mots
        introduisant le ton polémique de l'article.
    36. Ainsi, au vu de ce qui précède, le Conseil estime que le journaliste
        a exprimé une opinion critique à l'égard du dirigeant du CRARR. Pour
        autant, il avait la liberté de défendre son idée dans le genre de la
        chronique, tout en respectant la personne publique dont il parle. Le
        Conseil ne juge pas que le mis-en-cause ait dépassé les limites
        posées par le genre journalistique en cause.
    37. Le Conseil de presse ne retient pas le grief pour manque de respect,
        propos méprisants et insultants.

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                      Grief 3 : absence de rectificatif
    -------------------------------------------------------------------------
    38. Enfin, M. Niemi reproche au quotidien de ne pas avoir publié un
        rectificatif qui reconnaisse les inexactitudes et l'atteinte à sa
        réputation par le mis-en-cause.
    39. A la suite de l'analyse qui précède, le Conseil n'estime pas qu'un
        rectificatif était nécessaire parce qu'aucun manquement déontologique
        n'a été observé.
    40. De plus, il rappelle aux plaignants que tout citoyen peut solliciter
        la publication de l'expression de ses opinions dans les pages
        réservées à cette fin, ce que les plaignants n'ont pas fait.
    41. Le Conseil de presse ne retient pas le grief pour absence de
        rectificatif.

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    42. Au terme de cette analyse, le Conseil de presse rejette les plaintes
        de M. Giovanni Bruno et de M. Fo Niemi à l'encontre du chroniqueur M.
        Patrick Lagacé et du quotidien La Presse.
    

    Guy Amyot, secrétaire général
    Au nom du comité des plaintes et de l'éthique de l'information




Renseignements :

Renseignements: Guy Amyot, secrétaire général, Conseil de presse du
Québec, (514) 529-2818, info@conseildepresse.qc.ca

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