Congrès extraordinaire de la CSQ - Non à la privatisation du système de santé



    QUEBEC, le 30 juin /CNW Telbec/ - Les quelque 800 déléguées et délégués
de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) réunis en Congrès extraordinaire
ont profité de l'occasion pour déplorer les visées de privatisation du
gouvernement Charest et ont réaffirmé l'importance d'un système de santé
public fort. "Le gouvernement doit s'engager à mettre fin aux dérives de la
privatisation et à protéger le caractère public, l'universalité et
l'accessibilité de notre système de santé et de services sociaux", de dire
Louise Chabot, 1re vice-présidente de la CSQ et responsable politique du
dossier de la santé et des services sociaux.

    Les dés sont pipés d'avance

    De plus, les congressistes dénoncent la mise sur pied du groupe de
travail sur le financement du système de santé québécois, présidé par Claude
Castonguay qui doit remettre un rapport à la ministre des Finances, Mme
Monique Jérôme-Forget, dans le but d'établir un plan d'action. A l'instar de
plusieurs groupes sociaux et analystes, les déléguées et délégués sont d'avis
que Claude Castonguay n'a pas l'indépendance nécessaire pour faire ce travail.
Ses prises de position antérieures ne laissent présager rien de bon pour le
système de santé public et pour la suite des choses.

    Plus d'argent pour les soins de santé ?

    Les déléguées et délégués de la CSQ ont tenu à rappeler que la mise sur
pied du comité Castonguay par la ministre Jérôme-Forget se fait au moment même
où elle annonce dans son Discours sur le budget 2007-2008 une réduction des
impôts de près d'un milliard de dollars. Voilà une preuve que son gouvernement
peut se priver de recettes publiques et affirmer qu'il n'a plus d'argent pour
les soins de santé. A cela s'ajoute le mantra gouvernemental, à savoir que
"les données démographiques, notamment le vieillissement de la population et
l'inversion de la pyramide des âges, conjuguées à la hausse du coût des
technologies médicales et des médicaments, font en sorte que l'augmentation
annuelle des budgets de la santé est appelée à s'accélérer durant les
prochaines années".
    Ils ont tenu à rappeler que selon le ministre de la Santé et des Services
sociaux, Philippe Couillard, les finances publiques du Québec et l'effet de
vieillissement de la population, au regard des dépenses de la santé, étaient
sous contrôle et que le gouvernement du Québec était en mesure de faire face
aux besoins de sa population.
    Pourtant, depuis 2002, les dépenses publiques en santé au Québec sont
moindres que dans les autres provinces. En 2005, l'Institut canadien
d'information sur la santé révélait que, pour une autre année, le Québec se
situait en queue de peloton en regard de ses dépenses de santé (2 707 $ par
habitant) démontrant ainsi un écart de près de 12 % avec la moyenne canadienne
(3 069 $ par habitant). Quant au phénomène du vieillissement de la population,
il est reconnu que son impact sur l'augmentation des dépenses en santé est
minime, soit moins de 1 %.

    Les assurances privées, un mauvais traitement

    Les congressistes ont également discuté de cette pensée magique et de la
tendance à recourir de plus en plus aux assurances privées comme traitement à
tous les maux du système de santé. Il est clairement ressorti que
l'utilisation du secteur privé par les gens qui ont les moyens de s'y payer
les soins ou de recourir à des assurances ne réduit pas les listes d'attente
dans le secteur public et que le recours aux assurances privées pour obtenir
des soins de santé n'est pas sans effet sur la population en général. De plus,
il a été démontré que la contribution du secteur privé pour des chirurgies
mineures ne conduit pas à des économies pour l'Etat.
    "Il est particulièrement odieux que les ténors de la privatisation jouent
avec la peur des personnes de ne pas se faire soigner adéquatement pour vendre
l'idée de la nécessité d'une plus grande place du privé en santé. Le problème
ce n'est pas la qualité des soins au Québec, ni l'efficacité du personnel qui
est extrêmement dévoué, c'est l'accessibilité et ce n'est pas en privatisant
davantage que l'on va régler le problème", de conclure, la présidente Louise
Chabot.

    Profil de la CSQ

    La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) représente quelque 155 000
membres, dont plus de 100 000 dans le secteur public. Elle est présente dans
les secteurs de la santé et des services sociaux, des services de garde, des
loisirs, de la culture, du communautaire et des communications.




Renseignements :

Renseignements: Marjolaine Perreault, Attachée de presse CSQ, (514)
235-5082


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