Conférence marquante sur l'avortement



    LONDRES, le 23 oct. /CNW/ - Les organisateurs soulignent la pandémie
mondiale d'avortements à risque et demandent un accès universel à l'avortement
médicalisé.
    Etendre l'accès à l'avortement médicalisé dans le monde est au programme
de la Conférence internationale révolutionnaire sur l'avortement médicalisé
qui commence aujourd'hui à Londres, la "Global Safe Abortion Conference". Dans
une manifestation sans précédent de préoccupations au niveau mondial, près de
800 experts de la santé publique, représentants de gouvernements et défenseurs
de la santé des femmes du monde entier se sont rassemblés pour créer un
mouvement afin de réduire les effets désastreux de l'avortement à risque sur
la santé et la vie des femmes.
    Les organisateurs de la Conférence internationale sur l'avortement
médicalisé, Marie Stopes International (MSI), Ipas et Abortion Rights - ONG
s'efforçant de promouvoir la santé et les droits reproductifs des femmes - ont
demandé l'augmentation de l'accès aux services d'avortement médicalisé, la
reconnaissance du droit des femmes à l'autodétermination dans l'exercice de
leurs choix reproductifs, et la promotion des efforts pour obtenir une réforme
légale.
    "Chaque année, au moins 66 000 femmes meurent des conséquences directes
d'un avortement à risque", a déclaré Mark Lowcock, directeur général de
politique et de la division internationale du département britannique du
développement international, lors de la séance d'ouverture. "On m'a demandé de
parler durant 15 minutes; durant ce quart d'heure, deux femmes, probablement
dans le monde émergent, probablement jeunes, vont mourir."
    "La tragédie est encore plus grande, étant donné que nous possédons les
moyens technologiques pour empêcher la quasi-totalité de ces décès. Nous ne
pouvons pas prétendre que la situation n'existe pas."
    La revue médicale The Lancet a nommé l'avortement à risque l'un des
problèmes de santé les plus négligés de notre temps. La conférence de deux
jours souligne l'étendue mondiale de cette question controversée. Des
représentants de près de 60 pays participent à cette réunion, la première
conférence mondiale de ce genre.
    Dana Hovig, P.D.G. de MSI, a attiré l'attention sur le besoin des
gouvernements et donateurs d'augmenter de façon considérable leurs
investissements pour rendre l'éducation sexuelle générale, la contraception et
l'avortement médicalisé plus facilement accessibles.
    "Partout dans le monde, et particulièrement dans les pays les plus
pauvres, les avortements à risque tuent des femmes et des filles uniquement
parce qu'elles n'ont pas accès à un avortement médicalisé. Dans l'ensemble des
causes de mortalité maternelle, l'avortement à risque est le plus facile à
prévenir. Il est temps que les gouvernements et donateurs agissent et rendent
les ressources disponibles."
    Elizabeth Maguire, présidente d'Ipas, a qualifié le coût continu de morts
et blessures attribuables à l'avortement à risque "un outrage moral et une
violation grossière des droits humains fondamentaux des femmes. Combien
d'autres femmes et filles pauvres doivent encore souffrir ou mourir avant que
nous ne commencions à agir?"
    "De nouvelles données montrent que le nombre de décès provoqués par les
avortements à risque n'a presque pas changé au cours des dix dernières
années," a-t-elle déclaré. "Il est maintenant temps de nous exprimer avec
force et de faire preuve d'audace face à ce problème important. L'avortement à
risque est une réalité ; le choix que nous avons est d'aider les femmes ou de
les laisser mourir."
    La conférence aborde des sujets tels que les preuves internationales de
l'impact de l'avortement à risque, l'avortement comme droit de l'homme, et les
tendances dans les lois, la politique et la pratique. Parmi les principaux
orateurs figurent Bert Koenders, ministre du Développement et de la
Coopération des Pays-Bas; Dr Paul Van Look, directeur de recherche et santé
reproductive à l'Organisation mondiale de la Santé ; Prof. Fred Sai du Ghana ;
Gill Greer, directeur général de la Fédération internationale pour le planning
familial ; Dr Eunice Brookman-Amissah, ancien ministre de la Santé du Ghana et
vice-président d'Ipas pour l'Afrique ; et Jon O'Brien, président de Catholics
for a Free Choice.
    Les organisateurs projettent de diffuser un Appel à l'action qui servira
de base à un nouveau mouvement international pour réduire l'avortement à
risque.




Renseignements :

Renseignements: Diana Thomas, MSI +44-(0)777-1681-265; Tony Kerridge,
MSI +44-(0)7748-948-037; Kirsten Sherk, Ipas +44-(0)750-4490-641

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MARIE STOPES INTERNATIONAL

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