Conférence des ministres de l'Habitation, à Vancouver, le 6 février - Le FRAPRU condamne l'absence du ministre fédéral et fait part de ses attentes à la ministre Nathalie Normandeau



    MONTREAL, le 1er fév. /CNW Telbec/ - Le Front d'action populaire en
réaménagement urbain condamne la décision du ministre fédéral des Ressources
humaines et du Développement social, Monte Solberg, de ne pas participer à la
conférence des ministres de l'Habitation qui se déroulera à Vancouver, le
mercredi 6 février. Selon le coordonnateur du FRAPRU, François Saillant,
"l'absence du ministre Solberg illustre encore une fois l'insensibilité totale
du gouvernement conservateur de Stephen Harper à l'égard des problèmes
pourtant alarmants de logement et d'itinérance".
    Le FRAPRU estime également que ce geste du gouvernement Harper démontre
qu'il a choisi d'ignorer les critiques très vives qui avaient été émises à son
égard par le Rapporteur spécial de l'ONU sur le droit au logement, M. Miloon
Kothari, le 22 octobre, à la fin d'une mission d'observation au Canada.
M. Kothari avait qualifié la conférence des ministres de l'Habitation comme
"un grand pas vers la mise en place du cadre canadien sur le logement promis
par les ministres et dont les Canadiens ont un urgent besoin", en ajoutant que
ce cadre "permettra au gouvernement canadien de s'acquitter de ses obligations
en vertu du droit international et de faire respecter le droit au logement
dans ce pays".

    Des demandes à la ministre Nathalie Normandeau

    En l'absence du ministre fédéral responsable de l'Habitation, le FRAPRU
espère que la conférence du 6 février servira minimalement à ce que les
ministres provinciaux s'entendent sur des demandes et sur une stratégie
commune, susceptibles d'obliger le gouvernement canadien à prendre ses
responsabilités à l'égard du droit au logement. Pour un, le FRAPRU demande à
la vice-première ministre et ministre des Affaires municipales, Mme Nathalie
Normandeau, qui participera à la conférence, de se faire la porte-parole d'une
série de demandes permettant de donner suite aux recommandations du Rapporteur
spécial de l'ONU. L'organisme compte pouvoir rencontrer la ministre d'ici son
départ pour la Colombie-Britannique pour lui faire part directement de ses
attentes.
    En tête de liste des demandes du FRAPRU, on retrouve l'octroi aux
provinces et aux territoires des fonds nécessaires à la réalisation massive de
nouveaux logements sociaux, selon les formules qui leur conviendront le mieux.
Ottawa s'est retirée unilatéralement de ce domaine depuis 14 ans, ce qui est,
selon le FRAPRU, une des principales causes de la crise du logement qui frappe
partout au Canada. Depuis 1994, le gouvernement fédéral n'est revenu
qu'indirectement dans de domaine par le biais d'initiatives sporadiques dans
le logement abordable. Or, celles-ci se sont avérées insuffisantes et, pour
une large part, inadaptées aux besoins des plus démunis. Par ailleurs, au
Québec, les fonds qui avaient été octroyés à cette fin sont épuisés.
    Le FRAPRU s'inquiète également de l'avenir des locataires à faible revenu
qui demeurent dans les logements sociaux existants, dont 126 000 au Québec
seulement. Les ententes signées au cours des décennies antérieures et liant le
gouvernement fédéral aux provinces, aux territoires ou plus directement à des
coopératives d'habitation ou des organismes à but non lucratif commencent en
effet à se terminer, ce phénomène étant appelé à s'accélérer au cours de la
prochaine décennie. Pour Ottawa, la fin de ces ententes signifiera des
économies annuelles qui atteindront 200 millions $ en 2015, 600 millions $ en
2020, 1,1 milliard $ en 2025 et 1,6 milliard $ à la fin de tout ce processus.
Elle signifiera toutefois du même coup l'arrêt des subventions accordées aux
locataires à très faible revenu et qui leur permettent de ne consacrer que le
quart de leur revenu au loyer. Le FRAPRU réclame donc que les provinces et les
territoires s'unissent pour réclamer le maintien par Ottawa de ces
subventions.
    Enfin, le FRAPRU réclame la prolongation à long terme, de même que la
bonification, des programmes fédéraux dans des domaines comme le soutien aux
organismes communautaires d'aide aux sans-abri, ainsi que la rénovation
domiciliaire. Ces programmes se termineront d'ici un an et rien n'est assuré
quant à leur renouvellement.
    A quelques jours de la conférence des ministres de l'Habitation, le
FRAPRU juge essentiel de rappeler que, selon les données mêmes du fédéral,
1 484 000 ménages ont des besoins impérieux de logement au Canada, dont
351 800 au Québec, et qu'au moins 150 000 personnes peuvent être considérées
comme itinérantes.




Renseignements :

Renseignements: François Saillant, (514) 522-1010, (514) 919-2843
(cellulaire)

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Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU)

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