Conditions salariales particulières pour les médecins vétérinaires: à quel jeu le gouvernement Charest joue-t-il?



    QUEBEC, le 14 juin /CNW Telbec/ - Le Syndicat de professionnelles et
professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) a déposé un grief avec demande
de dommage-intérêt exemplaire de 100 000 $ pour décourager toute récidive
contre le gouvernement du Québec, qui vient d'octroyer unilatéralement une
augmentation de salaire à ses médecins vétérinaires. Le SPGQ rappelle qu'il
est l'agent négociateur avec lequel le gouvernement doit s'entendre s'il veut
modifier les conditions salariales d'un groupe d'employés qu'il représente.
    Alors que la Cour suprême du Canada vient de rendre un jugement
historique établissant que le droit d'association comporte le droit de
négociation et alors que le Bureau international du travail lui a intimé
récemment de retourner à la table de négociation, le gouvernement a une fois
de plus passé outre à l'un des droits du travail les plus fondamentaux.
    Rappelons brièvement les faits. En mars dernier, le MAPAQ, estimant que
le taux de rémunération prévu à la convention collective pour les médecins
vétérinaires entraîne des difficultés de recrutement et de fidélisation auprès
de ces derniers, a proposé au SPGQ une lettre d'entente modifiant les
conditions de travail des médecins vétérinaires. Les parties se sont alors
engagées dans un processus de négociation pour arriver à un accord.
L'employeur a mis fin à cette négociation et a modifié le taux de rémunération
applicable aux médecins vétérinaires, contrevenant ainsi aux articles 7-1.02
et 7-1.04 de la convention collective et à l'article 33 de la Loi sur
l'administration publique.
    Le SPGQ reconnaît l'existence du problème, a toujours fait preuve
d'ouverture à en discuter et a mis sur la table plusieurs propositions pour
arriver à une entente. Cependant, aucune entente sur la majoration des taux de
traitement des médecins ne pouvait être signée tant que le gouvernement
persistait à vouloir inclure une disposition mettant fin à celle-ci le 30 mars
2010. De plus, malgré les majorations (15 % pour la majorité des médecins
vétérinaires, 30 % dans le cas d'une spécialité reconnue par l'Ordre des
médecins vétérinaires du Québec), les salaires ne sont même pas compétitifs
avec ceux que verse Ottawa.
    Il n'y a pas de problème de pénurie de médecins vétérinaires au Québec;
il y a un problème de mauvaise gestion de la main-d'oeuvre. Et le cas des
médecins vétérinaires n'est pas le seul. C'est pourquoi le SPGQ a proposé la
création d'un comité mixte, dont le mandat serait d'étudier les problèmes
engendrés par les conditions de travail et la politique de rémunération, au
regard des relativités salariales, de la classification des emplois, de la
reconnaissance de la scolarité et de l'expérience, du développement et du
transfert de l'expertise, de la fidélisation et de l'attraction des
professionnelles et professionnels représentés par le SPGQ.
    En procédant à une modification unilatérale des conditions de travail des
médecins vétérinaires, le gouvernement a transgressé en toute connaissance de
cause l'article 1-2.01 de la convention collective. "Le gouvernement veut
passer par-dessus la tête des représentants syndicaux dûment élus et négocier
à la pièce avec ses employées et employés, mais il va nous rencontrer sur son
chemin. Jamais nous n'allons accepter ce petit jeu patronal digne des pires
années où Duplessis décidait du salaire de chacun des fonctionnaires", a
averti monsieur Gilles Dussault, président du SPGQ.
    "C'est évident que la loi 43 cause beaucoup de problèmes aux
gestionnaires des secteurs public et parapublic et que l'édifice craque de
partout, mais on ne va pas cautionner le bouchage de fissures à la pièce. La
seule façon pour le gouvernement de régler ses problèmes d'attraction et de
rétention de sa main-d'oeuvre est de s'asseoir avec les représentants
syndicaux et de négocier de meilleures conditions de travail", conclut Gilles
Dussault.

    Le SPGQ est le plus grand syndicat de professionnelles et professionnels
du Québec. Il représente près de 19 000 personnes de la fonction publique, des
sociétés d'Etat, des réseaux de l'éducation et de la santé du Québec,
rattachées à 35 unités de négociation.




Renseignements :

Renseignements: Michel Monette, relations de presse, SPGQ, Cell.: (418)
254-9218, mmonette@spgq.qc.ca


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