Conclusion d'un comité d'experts : le Canada est bien placé pour jouer un rôle de chef de file mondial dans le secteur des hydrates de gaz



    OTTAWA, le 7 juill. /CNW Telbec/ - Alors que le monde continue de
chercher de nouvelles sources d'énergie pour la planète et que
l'approvisionnement en gaz naturel conventionnel est sur le déclin en Amérique
du Nord, un comité de 13 experts nommés par le Conseil des académies
canadiennes (CAC) présente un rapport dans lequel il conclut que le Canada est
bien placé pour jouer un rôle de chef de file mondial dans le domaine de
l'exploration des gisements d'hydrate de gaz, de la recherche sur ces
gisements, de l'exploitation de ces gisements et, à terme, de la production
commerciale de gaz naturel à partir de l'hydrate de gaz. Cependant, comme il
est nécessaire d'effectuer des recherches supplémentaires afin de mieux
quantifier les vastes réserves d'hydrate de gaz au Canada et d'éliminer les
incertitudes que présente l'exploitation de ces réserves sur le plan
économique, environnemental et technique, il est peu probable qu'on aboutisse
à une production commerciale de gaz naturel à partir de l'hydrate de gaz avant
deux décennies au moins.
    Le comité pluridisciplinaire, composé d'experts en géophysique, en
géologie, en chimie, en génie, en biologie, en économie, en sciences politique
et en analyse de la sécurité et des impacts sociaux, a préparé son rapport en
réponse à la question suivante, posée par Ressources naturelles Canada :
"Quels sont les défis à surmonter pour établir des opérations acceptables
d'extraction des hydrates de gaz au Canada?"
    "Il y a des problèmes complexes qu'il faudra résoudre si on veut que
l'hydrate de gaz joue un rôle à l'avenir sur le plan énergétique", explique
John Grace, président du comité, professeur de génie chimique et biologique et
titulaire de la chaire de recherche du Canada sur les processus d'énergie
propre à l'Université de la Colombie-Britannique. "Le comité s'est concentré
sur la mise en évidence et l'évaluation des besoins dans le domaine
scientifique et technologique si on veut produire du gaz naturel à partir de
l'hydrate de gaz au Canada et sur l'analyse des enjeux potentiels sur le plan
des territoires de compétence, de l'impact sur les communautés, de la sécurité
et de l'environnement."
    Les conditions géologiques au Canada sont parmi les meilleures au monde
pour la formation de gisements d'hydrate de gaz dans les marges continentales
et sous le pergélisol de l'Arctique. Les scientifiques et les ingénieurs
canadiens sont des pionniers dans le domaine et ont mené des travaux
fondamentaux sur les propriétés de l'hydrate de gaz, l'exploration des
gisements, la modélisation et les tests d'extraction. Il faudra acquérir une
expérience à long terme dans le domaine de la production pour pouvoir mieux
comprendre les problèmes que pourrait présenter la production de gaz naturel à
partir d'hydrate de gaz, mais on ne s'attend pas à ce que ces problèmes soient
insurmontables sur le plan technique. La rentabilité de la production de gaz
naturel à partir d'hydrate de gaz dépendra de la capacité que nous aurons
d'élaborer des processus efficaces pour l'extraction de la composante gazeuse,
ainsi que de facteurs imprévisibles relevant du marché, qui sont les mêmes que
les facteurs affectant la rentabilité de l'exploitation des gisements de gaz
naturel conventionnel. La plupart des considérations concernant
l'environnement, la sécurité, la réglementation et l'impact sur la société
pour l'exploitation de l'hydrate de gaz semblent être analogues à celles qui
touchent la production de gaz naturel conventionnel dans les régions peu
explorées. On se soucie du fait que la combustion du gaz issu de
l'exploitation des gisements d'hydrate de gaz en tant que carburant
déboucherait sur des émissions de dioxyde de carbone (qui est un gaz à effet
de serre), mais la combustion du gaz extrait de l'hydrate de gaz produirait
moins de CO2 par unité d'énergie que la combustion de pétrole ou de charbon.
    "Nous pensons que ce rapport constituera une ressource complète de grande
valeur pour les personnes qui souhaitent se faire une idée des connaissances
actuelles en matière d'hydrate de gaz au Canada et des possibilités et des
défis que présente l'exploitation potentielle d'une telle ressource", précise
M. Grace.

    Que sont les hydrates de gaz?

    Les hydrates de gaz se forment dans des conditions de pression élevée et
de température basse, lorsque l'eau se combine au gaz naturel (principalement
du méthane) pour former une substance solide semblable à la glace dans les
régions couvertes par le pergélisol et dans les sédiments sous les fonds
marins dans les marges continentales. Les hydrates de gaz sont présents en
abondance partout dans le monde. D'après certaines estimations, la quantité
totale de gaz naturel existant sous forme d'hydrate pourrait dépasser la
quantité totale de gaz naturel en provenance de toutes les sources
conventionnelles et même la quantité totale d'énergie que représentent
l'ensemble des hydrocarbures, si on combine le charbon, le pétrole et le gaz
naturel. Les scientifiques sont au courant de l'existence de l'hydrate de gaz
depuis près de 200 ans, mais l'industrie du pétrole et du gaz n'a commencé à
s'y intéresser que dans les années 1930, lorsqu'elle a découvert que la
formation d'hydrate de gaz dans les canalisations pouvait entraîner des
blocages problématiques. Il y a beaucoup de travaux d'exploration et de
recherche sur les hydrates de gaz qui se déroulent dans le monde à l'heure
actuelle, mais, au moment présent, on ne compte aucun site de production
commerciale de gaz naturel à partir de gisements d'hydrate.

    Publication des "Points saillants du rapport"

    Le comité d'experts présente et publie aujourd'hui un résumé de son
rapport, intitulé "Points saillants du rapport La production d'énergie à
partir des hydrates de gaz - Potentiel et défis pour le Canada", à l'occasion
du congrès international sur les hydrates de gaz à Vancouver (C.-B.). Ce
document est également disponible en téléchargement sur le site internet du
Conseil des académies canadiennes, à www.sciencepourlepublic.ca, en anglais et
en français. La publication du texte intégral du rapport est prévue pour la
mi-août.

    Renseignements sur le Conseil des académies canadiennes

    La principale mission du Conseil des académies canadiennes (CAC) est de
fournir des évaluations indépendantes et spécialisées des données
scientifiques qui ont de la pertinence vis-à-vis des questions d'intérêt
public, dans l'optique de nourrir le débat et de jouer un rôle dans la prise
de décisions. Le CAC est entré en activité au début 2006 et s'appuie sur une
subvention de lancement qui lui a été attribuée par le gouvernement du Canada,
mais est un organisme indépendant du gouvernement. Ses rapports sont préparés
par des comités d'experts nommés par le CAC, lequel s'efforce de rassembler
tous les domaines de spécialisation pertinents et de garantir un équilibre des
points de vue. Les experts offrent leurs services à titre volontaire et sans
percevoir de frais ni d'honoraires. Ils remplissent leurs fonctions à titre
personnel en tant qu'experts faisant autorité dans le domaine et non en tant
que représentants chargés de défendre les intérêts de tel ou tel groupe
d'intervenants. Les experts invitent le grand public, par l'intermédiaire du
site Web du CAC, à apporter sa contribution à l'étude et complètent cette
consultation en demandant, si nécessaire, des soumissions spécifiques à
certains intervenants. Tous les rapports d'experts sont examinés soigneusement
par un groupe de pairs choisis par le CAC. Les rapports des comités d'experts
sont rendus public dans les deux langues officielles.
    Les membres du CAC sont les trois académies suivantes : la SRC : Les
Académies des arts, des lettres et des sciences du Canada, l'Académie
canadienne du génie et l'Académie canadienne des sciences de la santé. Tous
les rapports sont rendus publics dans les deux langues officielles du pays.
Pour en apprendre davantage sur le CAC ou pour télécharger les rapports du
CAC, visitez le site www.sciencepourlepublic.ca.




Renseignements :

Renseignements: Si vous souhaitez interviewer le professeur John Grace
ou d'autres membres du comité d'experts durant le congrès à Vancouver le 7
juillet: Christina Stachulak, Directrice de programme, Conseil des académies
canadiennes, (613) 866-3073, Christina.stachulak@scienceadvice.ca; Pour toute
interview à compter du 8 juillet: Samantha Rae, Gestionnaire en
communications, Conseil des académies canadiennes, (613) 567-5000, poste 256,
samantha.rae@scienceadvice.ca

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