Composer rapidement le 9-1-1 peut sauver la vie de dizaines de milliers de personnes qui subissent un accident vasculaire cérébral et réduire leurs risques d'invalidité, affirment la Fondation des maladies du cœur et le Réseau canadien contre les accidents cérébrovasculaires.

Un rapport indique que les adultes de moins de 50 ans sont ceux qui prennent le plus de temps à réagir aux signes avant-coureurs de l'accident vasculaire cérébral (AVC).

OTTAWA, le 5 juin 2012 /CNW/ - Selon les nouvelles données de la Fondation des maladies du cœur et du Réseau canadien contre les accidents cérébrovasculaires, les adultes de moins de 50 ans risquent trop souvent la mort et une invalidité permanente en ne composant pas le 9-1-1 ou le numéro local des services d'urgence au premier signe d'un AVC qui se manifeste chez eux ou chez une autre personne.

Quant au reste de la population, la situation n'est guère mieux.

Il s'agit là d'une bien mauvaise nouvelle, surtout lorsqu'on sait que l'on compte 50 000 AVC au Canada chaque année.

« Quand on fait un AVC, il y a deux ennemis : le temps qui passe et les caillots », affirme la neurologue spécialiste de l'AVC Dre Louise-Hélène Lebrunm, porte-parole pour la Fondation des maladies du cœur et le Réseau canadien contre les accidents cérébrovasculaires. « Les gens doivent savoir que le chronomètre se met en marche dès les premiers signes avant-coureurs d'un AVC : chaque seconde qui passe entraîne la mort de cellules cérébrales et augmente les risques de décès et d'invalidité. »

Des statistiques recueillies chez 10 000 patients de 295 hôpitaux situés de part et d'autre du pays1 ont révélé que près de la moitié des adultes de moins de 50 ans ont pris plus de huit heures avant d'arriver à l'urgence. Dans tous les groupes d'âge, les femmes ont pris un peu plus de temps que les hommes pour se rendre à l'hôpital.

Dans l'ensemble, les deux tiers des victimes au pays arrivent après 3 ½ heures suivant le début des symptômes, ce qui représente la limite à ne pas dépasser pour un traitement qui élimine les caillots et les autres interventions susceptibles de réduire, voire d'éliminer, les terribles répercussions de l'AVC.

« Le simple fait d'agir plus vite permettrait d'éviter des milliers de cas d'invalidité et sauverait de nombreuses vies », poursuit la Dre Lebrun.

Des sondages menés par la Fondation des maladies du cœur en avril 2012 ont également révélé que même si la plupart des personnes au pays reconnaissent au moins un signe d'AVC, une personne sur trois a avoué qu'elle ne composerait probablement pas le 9-1-1 ou le numéro local des services d'urgence même dans le cas où elle observerait ce signe parmi ses proches.2

Parmi les raisons justifiant le fait qu'ils n'appellent pas, on retrouve le déni (les gens pensent que les signes ne sont pas une urgence médicale) et l'idée erronée qu'il est plus rapide de transporter la personne soi-même à l'hôpital.

Chaque minute de retard dans le traitement de l'AVC fait perdre presque deux millions de cellules nerveuses chez le patient moyen. De plus, pour chaque heure qui passe sans recevoir de traitement, le cerveau perd autant de neurones qu'il le ferait en plus de trois ans de vieillissement normal.

Les deux tiers des personnes qui subissent un AVC n'arrivent pas à un hôpital préparé à les recevoir pour des traitements comme les médicaments thrombolytiques.

Quelques données Les chiffres
La majeure partie des patients qui ont fait un AVC arrivent à l'hôpital plus de 3 ½ heures après l'incident, c'est-à-dire après le délai cible pour le traitement. Seuls 35 % des patients arrivent dans l'espace de 3 ½ heures.

Au pays, près de la moitié des patients qui ont fait un AVC arrivent sept heures après le début des symptômes, trop tard pour profiter de traitements comme les médicaments thrombolytiques.

Presque 40 % des patients arrivent à l'hôpital plus de 12 heures après le début des symptômes.
Parmi tous les patients qui ont fait un AVC, ce sont les plus jeunes et les plus âgés qui prennent le plus de temps pour se rendre à l'hôpital. La moitié des patients des groupes d'âge de 18 à 50 ans et de 90 ans et plus arrivent à l'hôpital plus de huit heures après le début des symptômes.
Les femmes prennent un peu plus longtemps que les hommes pour arriver à l'hôpital. La moitié des femmes prennent plus de 7,4 heures pour arriver à l'hôpital, par rapport à 6,8 heures pour les hommes. 

* Données du Réseau canadien contre les accidents cérébrovasculaires

« Quand vous composez le 9-1-1 ou le numéro local des services d'urgence, le système est avisé de la situation et le traitement est accéléré », explique la Dre Lebrun. Dans la plupart des provinces, des protocoles de priorisation sont en vigueur afin de permettre aux ambulances de transporter les patients à des centres spécialisés en AVC aussi rapidement que possible.

30 % des patients qui ont fait un AVC se rendent par eux-mêmes à l'hôpital le plus près, mais ce trajet en voiture plutôt qu'en ambulance risque de rajouter de dangereuses minutes (voire des heures) avant que le diagnostic et le traitement puissent commencer. « L'hôpital le plus près de chez vous n'est pas nécessairement le mieux placé pour les cas d'AVC. Les services d'urgence, eux, savent où vous transporter », de dire la Dre Lebrun.

Même dans les cas de mini-AVC (les ischémies cérébrales transitoires, ou ICT), il est important d'être traité immédiatement, car cela peut réduire les risques de faire un AVC plus grave.

Dans les cas d'AVC, le 9-1-1 permet de gagner du temps et de sauver des vies.
Lisa Fitterman msait bien à quel point il est important de composer le 9-1-1 ou le numéro local des services d'urgence. À l'époque où elle était dans la vingtaine, la journaliste montréalaise (qui vivait alors à Victoria) a commencé à ressentir des étourdissements et à avoir des troubles d'élocution. Croyant qu'elle avait la grippe, elle a pris la voiture pour se rendre à l'hôpital.

Malheureusement, la jeune femme a eu un accident en cours de route. Les policiers sont arrivés et ont cru qu'elle était ivre puisqu'elle n'arrivait pas à bien parler, ni à se tenir debout. Coup de chance, un conducteur avisé leur a dit d'amener la jeune femme à l'hôpital plutôt qu'au poste de police.

« L'idée que je faisais un AVC ne m'était pas du tout venue à l'esprit, se souvient Mme Fitterman. La vérité, c'est qu'un AVC, c'est une crise cérébrale, une urgence aussi grave qu'une crise cardiaque. Tout le monde devrait vraiment connaître les signes avant-coureurs et reconnaître la gravité du problème. Dans tous les cas, votre première réaction devrait toujours être de composer le 9-1-1. »

Avez-vous déjà jasé AVC?
« Il faut vraiment que les Canadiens et Canadiennes de tous les âges se mettent à parler ouvertement de l'AVC, qu'ils en connaissent les signes et qu'ils sachent à quel point il est important d'appeler le 9-1-1, affirme Ian Joinerm, directeur AVC de la Fondation des maladies du cœur. À l'heure actuelle, les gens ne se rendent pas à l'hôpital suffisamment rapidement pour se faire traiter. »

Histoire d'inciter les gens à commencer à en parler entre eux, la Fondation des maladies du cœur va lancer Jase AVC, une campagne numérique qui nous encourage tous à renseigner notre famille et nos amis sur les signes avant-coureurs de l'AVC en insistant sur l'importance d'agir rapidement. L'un des points clés de la campagne Jase AVC est de reconnaître et de surmonter le déni, qui est souvent la première réaction à des symptômes d'un AVC.

« Avant tout, il faut que les gens soient au courant des signes avant-coureurs de l'AVC et qu'ils sachent qu'ils indiquent une urgence médicale, poursuit M. Joiner. La simple idée d'un AVC va effrayer certaines personnes; c'est peut-être pour ça qu'on préfère ne pas en parler, mais c'est malheureusement un sujet qu'il faut à tout prix aborder en famille. »

Les signes avant-coureurs de l'AVC sont la présence (même temporaire) de l'un ou plusieurs des symptômes suivants :

  • Faiblesse : perte soudaine de force ou engourdissement soudain au visage, à un bras ou à une jambe.
  • Trouble de la parole : difficulté soudaine d'élocution, de compréhension ou confusion soudaine.
  • Trouble de vision : problème de vision soudain.
  • Mal de tête : mal de tête soudain, intense et inhabituel.
  • Étourdissement : perte soudaine de l'équilibre, en particulier si elle s'accompagne d'un des autres signes.

« Si vous-même ou si l'une de vos connaissances présente l'un des symptômes suivants, composez le 9-1-1 ou le numéro local des services d'urgence immédiatement », rappelle M. Joiner.

Selon le Réseau canadien contre les accidents cérébrovasculaires et la Fondation des maladies du cœur :

  • On compte plus de 50 000 AVC au pays chaque année, soit l'équivalent d'un toutes les 10 minutes. Ils constituent la troisième cause de décès au pays. Les AVC sont également l'une des causes principales d'invalidité neurologique et d'hospitalisation chez les adultes. On estime que plus de 315 000 personnes au pays vivent avec une invalidité légère, modérée ou grave liée à l'AVC; la moitié des gens qui ont fait un AVC ne sont jamais capables de retourner au travail.
  • Pour connaître vos risques d'AVC et savoir comment agir pour vivre pleinement plus longtemps, répondez à Mon évaluation de risque cardiovasculaireMC à l'adresse www.fmcœur.ca/risque

Organisme bénévole de bienfaisance en santé, la Fondation des maladies du cœur (fmcoeur.ca) mène la lutte vers l'élimination des maladies du cœur et des accidents vasculaires cérébraux (AVC) et la réduction de leur impact, en contribuant activement à l'avancement de la recherche et sa mise en application, la promotion de modes de vie sains et la représentation auprès des instances responsables des politiques de santé.

Le Réseau canadien contre les accidents cérébrovasculaires (accidentscerebrovasculaires.ca) est un réseau national de chercheurs qui a son siège à l'Université d'Ottawa. Dans le but de réduire l'impact de l'AVC, il réunit des chercheurs à l'œuvre dans les universités et les hôpitaux à l'échelle du pays.

  1. Le rapport complet du Réseau, La qualité des soins de l'AVC au Canada, se trouve à l'adresse suivante : http://www.canadianstrokenetwork.ca/wp-content/uploads/2011/06/QoSC-FR1.pdf
  2. Sondage Environics demandé par la Fondation des maladies du cœur, du 19 au 27 avril 2012, marge d'erreur de +/- 2,19 %, 19 fois sur 20.

Bas de vignette : "Lisa Fitterman (Groupe CNW/FONDATION DES MALADIES DU COEUR DU CANADA)". Lien URL de l'image : http://photos.newswire.ca/images/download/20120605_C5417_PHOTO_FR_14572.jpg

Bas de vignette : "Dre Louise-Hélène Lebrun, porte-parole pour la Fondation des maladies du cœur et le Réseau canadien contre les accidents cérébrovasculaires (Groupe CNW/FONDATION DES MALADIES DU COEUR DU CANADA)". Lien URL de l'image : http://photos.newswire.ca/images/download/20120605_C5417_PHOTO_FR_14568.jpg

Bas de vignette : "Ian Joiner, directeur AVC de la Fondation des maladies du cœur (Groupe CNW/FONDATION DES MALADIES DU COEUR DU CANADA)". Lien URL de l'image : http://photos.newswire.ca/images/download/20120605_C5417_PHOTO_FR_14570.jpg

SOURCE FONDATION DES MALADIES DU COEUR DU CANADA

Renseignements :

Demandes des médias :
Maryse Bégin
Fondation des maladies du cœur
514.871.8038 poste 232
maryse.begin@fmcoeur.qc.ca

Cathy Campbell 
Réseau canadien contre les accidents cérébrovasculaires
cathy@canadianstrokenetwork.ca

Pour de plus amples renseignements sur l'AVC, consultez le site www.fmcoeur.ca/avc

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