Commission de la construction du Québec (CCQ): La FCEI réclame des modifications en profondeur

MONTRÉAL, le 28 juin 2011 /CNW Telbec/ - Dans le cadre de la consultation lancée par la ministre du Travail, Mme Lise Thériault, sur la gouvernance de la Commision de la construction du Québec, la FCEI a rendu public un mémoire présentant les données d'un sondage réalisé auprès de ses membres oeuvrant dans cette industrie. « Pour la FCEI, le temps est venu de donner de l'air frais à l'industrie de la construction, un des moteurs de l'économie québécoise. Des changements importants doivent être effectués notamment au chapitre de la gouvernance, du placement de la main-d'œuvre et de la rigidité du système», a indiqué Mme Martine Hébert, vice-présidente, Québec, de la FCEI.

Redonner aux entreprises le placement de la main-d'œuvre

La pénurie de main-d'œuvre qualifiée est la principale contrainte identifiée par les entreprises de la construction. La majorité des répondants au sondage de la FCEI désire retirer à la CCQ et aux syndicats, le placement de la main-d'œuvre. « Pour nous, il est clair que la situation actuelle laisse libre cours à l'implication de certains syndicats dans la gestion du placement de la main-d'oeuvre. Cette manière de faire mène parfois à des situations de tensions sur les chantiers que bien des médias ont relatées. Or, aucun autre secteur économique n'offre le pouvoir à un syndicat de décider pour un employeur qui travaillera ou non pour celui-ci. Il faut que ça change. Avec l'apport de la technologie, les outils existent désormais pour donner aux entreprises le pouvoir d'embaucher librement les travailleurs de leur choix », a souligné Mme Hébert.

Améliorer la gouvernance de la CCQ et créer un poste d'ombudsman

Les questions relatives à la gouvernance sont d'une importance capitale, selon la FCEI. À ce chapitre, la FCEI recommande que la CCQ assure une meilleure représentativité des dirigeants de PME au sein de ses instances décisionnelles. Bien que la FCEI souscrive au maintien de la représentativité des associations patronales en fonction des secteurs d'activités, elle milite pour l'ajout de représentants des PME au conseil d'administration. « Il ne faut pas oublier que plus de 80 % des entreprises de l'industrie de la construction ont moins de cinq employés. Si le gouvernement cherche à améliorer la représentativité de toutes les composantes de l'industrie, nous considérons comme indispensable l'ajout de « l'élément PME »  au sein du Conseil d'administration de la CCQ », a fait valoir Mme Hébert.

La FCEI croit aussi que la modernisation du fonctionnement de la CCQ va de pair avec la création d'un poste d'ombudsman. Selon elle, la présence d'une autorité totalement indépendante de la CCQ, des syndicats et des organisations œuvrant dans le domaine de la construction représente certainement une amélioration possible - et surtout faisable -  pour améliorer la gouvernance. Plusieurs organisations publiques (gouvernement du Québec, protecteur du citoyen, les villes, les universités, la commission scolaire de Montréal, etc.) ont d'ailleurs créé de tels postes pour protéger leurs clientèles respectives.

Revoir les mécanismes de révision de la juridiction des métiers

« Manque de flexibilité, manque de polyvalence, rigidité, gestion plus lourde, voilà quelques aspects caractérisant l'industrie de la construction au Québec, particulièrement en ce qui concerne le cloisonnement des métiers de la construction » a souligné Mme Hébert.

Dans une industrie aussi réglementée que celle de la construction, la multiplication excessive des métiers nuit autant aux travailleurs qu'aux entrepreneurs. Les petites et moyennes entreprises sont caractérisées par leur besoin de flexibilité, d'une part pour se démarquer et d'autre part pour performer. Cette flexibilité est réduite dû au cadre légal actuel. Cette situation est certes frustrante pour les PME, mais s'avère d'autant plus regrettable pour les travailleurs désirant être embauchés et possédant des compétences diverses et transférables.

Il est intéressant de constater que contrairement au Québec, où il y a 26 métiers obligatoires, l'Ontario compte seulement six métiers obligatoires, le Nouveau-Brunswick cinq, l'Alberta neuf et la Colombie-Britannique aucun. Cela  met incidemment en relief la surréglementation des métiers de la construction au Québec.

Simplifier le régime de qualification de la main-d'œuvre

La FCEI s'évertue année après année à démontrer l'ampleur des effets négatifs du fardeau réglementaire sur les entreprises. Simplifier la gestion et l'obtention des certificats de compétences sans réduire les normes de qualités liées à une formation adéquate s'avérerait profitable. La gestion très rigide du processus d'obtention de cartes de compétence ainsi que le cloisonnement actuel des métiers est très problématique, surtout en considérant que les PME dans ce secteur économique font face à une pénurie de main-d'œuvre.

Le temps de passer à l'action

La FCEI estime que l'organisation de l'industrie québécoise de la construction, unique en Amérique du Nord, nécessite un sérieux ménage et que le gouvernement doit dépoussiérer les lois et règlements trop rigides qui la caractérisent. Les PME québécoises dans cette industrie sont nettement désavantagées par rapport à leurs voisines canadiennes et américaines. La réglementation a des impacts négatifs sur la productivité, sur la création d'emploi ainsi que sur le développement économique du Québec et finalement, ce sont tous les citoyens qui en paient le prix à coups de milliards de dollars. « Le gouvernement du Québec a devant lui une fenêtre grande ouverte pour faire une réforme en profondeur qui pourra être profitable non seulement aux travailleurs et aux entreprises, mais pour l'ensemble de l'économie du Québec. Espérons qu'il saisira l'occasion pour le faire », de conclure Mme Hébert.

La FCEI accordera des entrevues sur le contenu de son mémoire mais n'accordera pas d'entrevues sur les discussions avec les experts chargés d'entendre le point de vue des différents intervenants puisque ces échanges se déroulent à huis-clos.

Le mémoire de la FCEI intitulé « Modernisation des règles de l'industrie de la construction : un sérieux ménage est de mise » est disponible sur le site Internet de la FCEI (http://www.cfib-fcei.ca/francais/centre_medias/quebec.html)


La Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) représente les intérêts des PME auprès des gouvernements. Elle regroupe 108 000 PME au Canada, dont 24 000 au Québec. La FCEI est non partisane et son financement provient uniquement de l'adhésion de ses membres.‬

SOURCE FEDERATION CANADIENNE DE L'ENTREPRISE INDEPENDANTE

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