Commission Bouchard-Taylor - l'A.R.E.Q. appuie une actualisation du concept d'identité québécoise fondé sur des valeurs communes



    QUEBEC, le 11 déc. /CNW Telbec/ - A l'occasion de la présentation d'un
avis devant la Commission Bouchard-Taylor, la présidente de l'Association des
retraitées et retraités de l'enseignement du Québec (A.R.E.Q.), Mariette
Gélinas, a souligné la nécessité d'une actualisation du concept d'identité
québécoise reposant sur la protection de la langue française, l'égalité entre
les femmes et les hommes et la séparation entre l'Etat et la religion.
    La présidente de l'A.R.E.Q. a souligné d'emblée que l'expérience de
travail antérieure de ses membres, principalement dans les domaines de
l'éducation et de la santé, les a placés au coeur des besoins et des
aspirations des citoyennes et des citoyens du Québec. Souscrivant au point de
vue exprimé dans son mémoire par la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), à
laquelle elle est affiliée, l'A.R.E.Q. souhaite donc humblement contribuer au
présent débat et faire connaître une position inspirée par la sagesse et
l'expérience.
    "Nous, retraitées et retraités, sommes porteurs de la mémoire des luttes,
des gains, des acquis et des valeurs de durée et de continuité. Nous
connaissons tout le chemin parcouru ainsi que les nombreux obstacles qu'il a
fallu franchir pour construire le Québec d'aujourd'hui. Nous ne pouvons pas
demeurer muets dans ce débat", a déclaré Mariette Gélinas.
    L'A.R.E.Q. invite donc le gouvernement à fixer des balises claires
notamment pour éviter que les institutions publiques comme privées acceptent
de façon malhabile des "arrangements" qui risquent de faire boule de neige,
créant ainsi des tensions là où elles souhaitaient en fait favoriser le bon
voisinage.

    La protection de la langue française
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    A l'égard du français, les membres de l'A.R.E.Q. soulignent que la
politique linguistique est une victoire dont le Québec peut être fier,
puisqu'elle a laissé loin derrière nous de mauvais souvenirs quant à la place
du français dans la sphère publique, notamment au travail et dans le commerce.
Cependant, ils considèrent que les acquis sont encore fragiles et, en ce sens,
ils invitent nos dirigeantes et dirigeants à faire preuve de vigilance.
    "Comme le français est notre langue officielle, comme nous souhaitons
accueillir les nouvelles et les nouveaux arrivants, il faut s'assurer de
fournir à toutes ces personnes les moyens de s'approprier la langue française
de manière à participer le plus activement possible à la vie collective, tant
au niveau communautaire que professionnel", a souligné Mme Gélinas.

    L'égalité entre les femmes et les hommes
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    De plus, l'A.R.E.Q. rappelle que les acquis en matière de droits des
femmes sont précaires et que des contraintes à l'exercice de cette égalité
peuvent surgir. Certaines libertés, notamment mais pas exclusivement liées à
la liberté de religion, peuvent constituer des entraves. Contrairement à
certains messages véhiculés, toutes les religions sont concernées.
    "Nous nous réjouissons d'entendre haut et fort la reconnaissance de
l'égalité entre les hommes et les femmes comme l'une des valeurs fondamentales
du Québec. Nous y voyons une preuve que les mentalités ont bel et bien évolué.
Nous jugeons primordiale la reconnaissance de cette égalité de droits. Nous
invitons toutes les instances décisionnelles de notre société à mettre
l'épaule à la roue afin que nous puissions le plus rapidement possible
constater cette égalité aussi dans les faits", a poursuivi Mme Gélinas.

    La séparation entre l'Etat et la religion
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    Par ailleurs, les membres de l'A.R.E.Q. sont inquiets de l'impact des
réponses fournies à certaines demandes qui risquent de ramener la religion
comme élément structurant de la vie publique. Ils ne veulent pas d'une
reconfessionnalisation de l'espace public. Pour ce faire, ils invitent l'Etat
à exercer son pouvoir législatif afin que ni les juristes ni les chefs
religieux ne déterminent les règles de la vie commune. Ils reconnaissent
cependant que la réflexion devra se poursuivre pour éviter de "jeter le bébé
avec l'eau du bain". D'anciens symboles chrétiens sont, par exemple, des
symboles culturels faisant désormais partie du visage du Québec.
    "Nous avons vécu dans un Etat assujetti à l'autorité religieuse et nous
ne voulons pas revenir en arrière. Tout en reconnaissant l'oeuvre des femmes
et des hommes qui ont contribué, bien souvent à coup de privations et de
sacrifices, à l'édification de notre société et de la plupart des services
collectifs, nous croyons que le Québec doit établir une séparation la plus
nette possible entre l'Etat et les religions. Nous croyons que c'est aussi une
avenue nécessaire pour une réelle intégration de toutes les Québécoises et de
tous les Québécois, quelles que soient leurs croyances et leurs pratiques
religieuses", indique Mme Gélinas.

    Poursuivre la réflexion
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    Enfin, l'A.R.E.Q. souhaite que se poursuive une démarche collective de
réflexion et de débat public élargi visant à définir notre identité collective
orientée vers une société plus égalitaire et plus démocratique. "Nous ne
sommes ni passéistes, ni conservateurs, nous connaissons notre histoire, nous
savons le prix payé pour construire une société où il fait bon vivre. Nous
reconnaissons aussi l'apport des autres cultures dans la définition de notre
identité collective. Ne sommes-nous pas toutes et tous descendants d'arrivants
de plus ou moins longue date?", a conclu Mariette Gélinas.

    L'avis de l'A.R.E.Q. est disponible sur son site Internet au
www.areq.qc.net.

    Profil de l'A.R.E.Q.

    Fondée en 1961, l'A.R.E.Q. est la plus importante association québécoise
de personnes retraitées du secteur public. Elle regroupe plus de 50 000
membres provenant des milieux de l'éducation, du loisir, de la culture, des
communications, de la santé et des services sociaux, des services de garde
ainsi que de la fonction publique. Elle est affiliée à la Centrale des
syndicats du Québec (CSQ).




Renseignements :

Renseignements: Dominic Provost, conseiller en communication, Cell. :
(418) 929-4082


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