Codex Alimentarius: Le Canada doit cesser de suivre les USA



    Regroupement québécois contre les OGM

    MONTREAL, le 5 mai /CNW Telbec/ - En marge d'une rencontre internationale
du Codex Alimentarius sur l'étiquetage des denrées alimentaires, cette semaine
à Calgary, le Regroupement québécois contre les OGM (RQcOGM) et le Canadian
Biotechnology Action Network (CBAN) dénoncent les manoeuvres dilatoires de la
délégation américaine au sujet de l'étiquetage des aliments contenant des OGM
et demande au gouvernement du Canada de cesser d'endosser aveuglément la
position des Etats-Unis.
    Sous l'égide des Nations Unies, le Codex Alimentarius est l'instance
internationale de normalisation en alimentation, notamment pour les aspects
d'étiquetage. Depuis une quinzaine d'années, un groupe de travail du Codex
tente d'en arriver à une entente qui énoncerait des lignes directrices pour
l'étiquetage des aliments issus du génie génétique. Systématiquement, une
poignée de pays où la production génétiquement modifiée est florissante, avec
les Etats-Unis et le Canada en tête de liste, s'organisent pour faire piétiner
les discussions.
    Une coalition canadienne de groupes de consommateurs, de groupes
environnementaux, d'agriculteurs et d'associations vouées à la santé publique
(RQcOGM - CBAN) dénonce la demande américaine de suspendre les travaux du
Codex sur l'étiquetage des OGM et presse la délégation canadienne de s'en
dissocier.
    Alors que le Codex travaille depuis des années sur l'étiquetage des
aliments issus du génie génétique, la délégation américaine avance qu'il n'y a
aucune distinction à faire entre les aliments OGM et les aliments non-OGM. En
clair, les OGM n'existeraient pas! Il n'y a donc pas lieu de tracer des lignes
directrices, prétendent les Américains.
    Il ne s'agit même pas ici d'imposer l'étiquetage des OGM à l'échelle
internationale, mais seulement d'énoncer certains principes pour les pays qui
souhaitent cet étiquetage. Or, les Etats-Unis et ses alliés, dont le Canada,
s'opposent systématiquement à l'instauration de telles lignes directrices. La
raison? Elles permettraient aux Etats qui ont adopté l'étiquetage des OGM
d'être à l'abri des contestations en vertu des accords internationaux de
commerce.
    L'enjeu est donc de laisser la pleine liberté aux pays qui le souhaitent
d'imposer l'étiquetage des OGM. Le Canada doit souscrire entièrement à ce
principe minimal et réaligner sa position sur celle que défend la vaste
majorité des pays.
    La coalition dénonce également le fait que les positions canadiennes
défendues au Codex sont élaborées par l'industrie et le gouvernement fédéral,
sans représentation des intérêts des consommateurs et sans tenir compte de
l'opinion publique canadienne qui, sondage après sondage, se range massivement
derrière l'imposition obligatoire de l'étiquetage des OGM.




Renseignements :

Renseignements: Eric Darier, Greenpeace, (514) 605-6497; Charles
Tanguay, Union des consommateurs, (514) 743-0419; François Decary-Gilardeau,
Option consommateurs, (514) 598-0620 p227; Stéphane Groleau, AmiEs de la Terre
de Québec, (418) 524-2744; Lucy Sharratt, CBAN, (613) 241-2267 ext.5; Les
journalistes qui souhaitent s'entretenir avec un délégué représentant
Consumers International à la rencontre du Codex peuvent contacter Michael
Hansen, de Consumers Union (USA) au 917 774-3801

Profil de l'entreprise

Union des consommateurs

Renseignements sur cet organisme


FORFAITS PERSONNALISÉS

Jetez un coup d’œil sur nos forfaits personnalisés ou créez le vôtre selon vos besoins de communication particuliers.

Commencez dès aujourd'hui .

ADHÉSION À CNW

Remplissez un formulaire d'adhésion à CNW ou communiquez avec nous au 1-877-269-7890.

RENSEIGNEZ-VOUS SUR LES SERVICES DE CNW

Demandez plus d'informations sur les produits et services de CNW ou communiquez avec nous au 1‑877-269-7890.