Chute de l'Indice Scotia des prix des produits de base en avril, qui a probablement atteint un niveau plancher



    TORONTO, le 20 mai /CNW/ - L'Indice Scotia des prix des produits de base,
qui évalue les tendances influant sur le prix de 32 des principales
exportations canadiennes, a chuté de 6,2 % en glissement mensuel en avril,
soit à un niveau inférieur de 45,4 % à son sommet cyclique de juillet 2008. Le
recul en glissement annuel du prix des produits de base atteint aussi les 40
%.
    "Comme un certain nombre de produits de base importants, notamment
l'uranium, le propane et la pâte à papier NBSK, ont probablement atteint un
bas cyclique en avril, l'indice global se trouve lui aussi à son niveau
plancher, ou en est très près", affirme Patricia Mohr, vice-présidente
d'Etudes économiques Scotia et spécialiste du marché des produits de base à la
Banque Scotia. "Toutefois, le prix au comptant de l'uranium avait déjà repris
du terrain à la mi-mai, à 51 $ US."
    Bien que l'intérêt des investisseurs pour les produits de base et la
demande chinoise puissent s'amenuiser temporairement à la fin de l'été, Mme
Mohr estime que les prix devraient tout de même se maintenir au-dessus des
niveaux planchers atteints récemment et augmenter encore à l'automne, si l'on
tient compte de trois développements clés :

    
    -   Même si la reprise de l'économie américaine est faible au deuxième
        semestre de 2009, les "tigres" d'Asie, qui ont adopté des mesures
        fiscales plus importantes que celles des pays du G7 et qui devraient
        consentir plus de dépenses à l'échelle nationale (c.-à-d., une
        expansion non axée sur les exportations), devraient prendre la tête
        de la reprise économique mondiale.
    -   Les "activités reflationnistes" qui voient les gestionnaires de
        placements et les fonds de couverture positionner leurs portefeuilles
        de manière à tirer parti de la hausse des prix des produits de base
        et de l'inflation pendant la reflation de l'économie mondiale des
        deux à trois prochaines années; le rendement du fonds indiciel
        négociable en bourse du secteur des produits de base de iShares Trust
        Dow Jones a été supérieur à celui de l'indice S&P 500 depuis que les
        marchés boursiers américains ont touché le fond, autour du 9 mars.
    -   L'intérêt grandissant porté par la Chine et les fonds souverains pour
        les biens durables plutôt que pour les devises ou les bons du Trésor
        américain, comme l'illustre l'énorme investissement direct consenti
        par la Chine dans des mines australiennes et la volonté des
        entreprises de service public asiatiques (de Corée du Sud, du Japon
        et, peut-être, de la Chine) d'obtenir un approvisionnement garanti en
        uranium en investissant dans des mines canadiennes.
    

    L'indice des métaux et des minéraux, en baisse de 11,3 % en glissement
mensuel, a lesté l'indice global en avril. Quoique l'activité industrielle
accrue et le stockage stratégique en Chine permettent un raffermissement des
prix des métaux de base, un brusque ajustement négatif du prix de la houille à
coke de l'Ouest canadien, au terme des négociations contractuelles annuelles
avec les aciéries japonaises, a tiré l'indice vers le bas. En effet, le prix
de la houille à coke de première qualité (de la mine Elkview de Teck) est
passé d'un sommet de 300 $ US la tonne l'an dernier à 128 $ US (FAB Vancouver)
pour l'exercice 2009 japonais, qui commence en avril.
    Le prix du cuivre à la bourse des métaux de Londres a encore fait les
manchettes en passant de 1,70 $ US la livre en mars à près de 2,00 $ US en
avril. Le prix a même atteint 2,16 $ US le 16 avril, procurant ainsi un
rendement aussi élevé que 41 % supérieur aux coûts moyens mondiaux
correspondant au seuil de rentabilité y compris la dépréciation. Il s'agit
d'une belle reprise par rapport au prix de 1,26 $ US enregistré le 24
décembre. Etant donné que la Chine considère le cuivre comme un métal
stratégique, ses importations ont augmenté au premier trimestre de 2009,
quoique la demande chinoise s'essouffle généralement au troisième trimestre.
    Le prix au comptant de l'uranium, qui était en moyenne de 42,85 $ US la
livre en mars, a perdu un peu de terrain en avril, à 41,63 $ US, mais
repartait à la hausse et atteignait 51 $ US à la mi-mai.
    "Alors que les entreprises de service public auront peu de besoins à
satisfaire au cours des douze prochains mois, celles des pays asiatiques, un
important fonds d'investissement et le plus gros producteur minier d'uranium
au monde (Cameco) ont été actifs du côté des achats puisqu'ils prévoient que
les prix repartiront à la hausse", constate Mme Mohr. "La Chine entreprendra
la construction de cinq nouveaux réacteurs cette année et tente donc de se
constituer un stock d'uranium. Bien que la faiblesse récente du marché au
comptant ait plombé le prix de base des contrats à long terme de 70 $ US à la
mi-avril à 65 $, avant l'indexation à la livraison, nous prévoyons une reprise
d'ici 2010."
    Dans le monde, 436 réacteurs sont actuellement en service, 45 autres sont
en construction et 112 réacteurs additionnels sont prévus, dont la plupart
devraient entrer en service d'ici huit ans. La Chine dominera cette expansion
avec 12 réacteurs en construction et au moins 33 autres au stade de la
planification, qui s'ajouteront à ses 11 réacteurs actuellement en service.
L'Inde, avec six réacteurs en construction et 10 autres prévus, la Russie et
la Corée du Sud domineront aussi ce secteur. Ces programmes ambitieux poussent
les entreprises de service public asiatiques à rechercher des
approvisionnements garantis à long terme auprès de sociétés minières, souvent
contre financement.
    "Les prix au comptant dans la fourchette de 40 à 45 $ US enregistrés
récemment, soit sous le prix requis pour investir dans de nouvelles mines,
étaient nettement trop faibles pour être maintenus à moyen terme", conclut Mme
Mohr. "Les prix enregistrés récemment couvraient les coûts correspondant au
seuil de rentabilité de nombreuses mines existantes, quoique des coûts à la
limite supérieure de la fourchette de 25 $ US à 65 $ US aient récemment poussé
des mines et des usines de transformation à fermer aux Etats-Unis. Nous
doutons cependant que les prix atteints récemment aient été suffisamment
élevés pour couvrir les importants coûts en capital exigés par l'exploitation
d'une nouvelle mine d'importance, même si les coûts unitaires d'exploitation
sont faibles et permettent de réaliser d'importantes économies d'échelle."
    Le brut West Texas Intermediate (WTI), dont le prix avait modestement
augmenté, passant de 48,06 $ US le baril en mars à 49,95 $ US en avril, s'est
vendu à ce jour en mai à 57 $ US le baril en moyenne. Des indices faisant
croire que la récession pourrait bientôt s'atténuer aux Etats-Unis et la
perturbation des exportations de pétrole nigérian, où les militants ont fait
sauter deux pipelines, ont porté les prix à 60,42 $ US dans les négociations
intrajournalières du 19 mai à la bourse Nymex; ceux-ci n'avaient pas été aussi
robustes depuis six mois.
    La consommation américaine de pétrole n'a toutefois pas retrouvé ses
niveaux antérieurs. Une augmentation récente des importations de brut par la
Chine, l'augmentation des volumes raffinés et la diminution de plus de 10 %
des stocks d'essence et de gazole expliquent en partie l'augmentation des
exportations d'essence et de gazole, mais indiquent aussi probablement une
reprise prochaine de la demande intérieure. L'Inde, faisant fi de la récession
mondiale, est le grand pays consommateur de produits pétroliers où la demande
reste forte et où les ventes d'essence et de gazole ont augmenté de 12,8 % et
de 8,8 % respectivement en mars.

    Etudes économiques Scotia propose à sa clientèle une analyse approfondie
des facteurs qui façonnent les perspectives du Canada et de l'économie
mondiale, notamment l'évolution macroéconomique, les tendances des marchés de
change et des capitaux, le rendement des produits de base et de l'industrie
ainsi que les enjeux relatifs aux politiques monétaires, fiscales et
gouvernementales.





Renseignements :

Renseignements: Patricia Mohr, Etudes économiques Scotia, (416)
866-4210, pat_mohr@scotiacapital.com; Paula Cufre, Relations publiques, Banque
Scotia, (416) 933-1093, paula_cufre@scotiacapital.com

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