Charest, ignorance ou démagogie



    QUEBEC, le 20 mars /CNW Telbec/ - La déclaration de M. Jean Charest,
dimanche à l'émission "Tout le monde en parle" sur les armes à feu
semi-automatiques relève, selon la Fédération québécoise de la Faune (FQF),
soit de la pure démagogie soit de l'ignorance crasse. Monsieur Charest a, en
effet, précisé que la première loi d'un nouveau gouvernement libéral verrait à
contrôler la possession et le transport de ce type d'armes. Il a de plus exclu
les armes de chasse (sans restriction selon la loi fédérale).
    Donc, s'il ne veut pas légiférer sur les armes de chasse, il ne lui reste
que les armes à autorisation restreinte (légales au Canada pour le tir à la
cible seulement). Or, l'acquisition, l'exposition et le transport de ces armes
sont déjà régis par la Loi canadienne sur le contrôle des armes à feu.

    
    1) Un citoyen doit détenir un permis de possession et d'acquisition
       d'armes à autorisation restreinte pour en acheter une. Pour obtenir le
       permis, il aura suivi le Cours canadien de sécurité dans le maniement
       des armes à autorisation restreinte et sera soumis à une enquête. Ce
       permis doit être renouvelé aux cinq ans.
    2) Il devra détenir un certificat d'enregistrement pour chacune de ses
       armes à autorisation restreinte. S'il se vend une telle arme, un
       nouveau certificat sera émis au nom de l'acquéreur.
    3) Enfin, le propriétaire doit faire la demande d'une autorisation de
       transport pour se déplacer avec son arme. En général, cette
       autorisation lui permet de se rendre à un club de tir à partir de son
       domicile et à y revenir par un chemin jugé raisonnable. Cette
       autorisation est valide d'un à trois ans.
    

    La FQF s'interroge à savoir si M. Charest détenait cette information au
moment de sa déclaration ou s'agit-il de simple démagogie. Bien qu'à première
vue, cela ne touche pas les chasseurs, l'expérience enseigne que les
gouvernements ont tendance à étendre par la suite les restrictions vers les
armes permises pour la chasse.
    Quant au Registre canadien des armes à feu, M. Charest en a justifié la
pertinence par l'utilisation que les services policiers en font, même s'il
reconnaît que le coût en est prohibitif. De toutes façons, comme les criminels
n'enregistrent pas leurs armes, les policiers doivent toujours agir comme si
les gens étaient armés lors d'une intervention. Si on appliquait ce même
raisonnement aux drogues et qu'on les justifiait par le nombre d'utilisateurs,
il y a longtemps que leur consommation serait légale, malgré les coûts sociaux
et économiques qu'elles entraînent. En effet, l'argument de M. Charest revient
à dire que l'on doit conserver une chose inutile et catastrophiquement
coûteuse.
    La FQF estime qu'il s'agit encore une fois d'une étape dans un processus
pour priver les citoyens de l'accès à quelque arme que ce soit. Nulle part
l'efficacité de ce type de loi n'a-t-elle été démontrée. Au contraire, la
sécurité des citoyens en a été souvent diminuée. En Angleterre, par exemple,
le bannissement des armes de poing a entraîné une hausse de la criminalité
commise avec ces armes. Par contre, dans les états américains qui permettent
le port d'armes de poing sur soi, les taux d'agression et de viol ont
considérablement chuté. En 2003, un an après l'adoption d'une nouvelle loi en
Australie, les attaques à main armée ont augmenté de 44 % et dans l'état de
Victoria, les meurtres ont augmenté de 300 %.
    M. Charest et plusieurs autres politiciens se servent de ce dossier pour
jeter de la poudre aux yeux de leurs électeurs ignorant ces faits pour se
faire du capital politique. Au Québec, les décès par homicide représentent
0,2 % de tous les décès quand ceux causés par l'automobile se situent à 2 %.
De plus, les décès par armes à feu constituent environ 30 % de tous les
homicides soit 0,06 % de toutes les causes de décès. Que les médias fassent
des armes à feu le bouc-émissaire de tous les malheurs de l'humanité passe
encore, mais que des dirigeants comme M. Charest en fassent autant est
inadmissible parce qu'ils jouent sciemment sur les peurs de la population et
on a vu où cela peut mener un pays. Pensons ici au Rwanda ou à l'Allemagne de
la Deuxième Guerre mondiale.




Renseignements :

Renseignements: Annie Guertin, Responsable des relations publiques,
Fédération québécoise de la faune, (418) 626-6858, 1 888 LAFAUNE (523-2863),
Cell. : (418) 580-7302

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