Chantier maritime Verreault: le syndicat n'abandonne pas la partie et demande le retour à la négociation



    RIMOUSKI, le 8 mars /CNW Telbec/ - Le syndicat CSN représentant plus
d'une centaine de travailleuses et de travailleurs des Industries Verreault, à
Les Méchins en Gaspésie, n'abandonne pas la partie et presse la propriétaire
du chantier maritime de revenir à la table de négociation.
    Le 5 mars dernier, l'entreprise de Mme Denise Verreault a rejeté, sans
aucune discussion, une contre-proposition syndicale visant à conclure une
convention collective satisfaisante pour les deux parties. La
contre-proposition contient plusieurs concessions relatives à la flexibilité
des horaires de travail, l'une des principales demandes de la partie
patronale. Elle avait été déposée le matin même au conciliateur, qui l'a
transmise à l'employeur. Il aura fallu moins de deux heures à la partie
patronale pour la rejeter du revers de la main, sans aucune justification ou
explication.
    Réunis en assemblée extraordinaire, la veille, la centaine de syndiqué-es
a mandaté à l'unanimité leur comité exécutif de prendre tous les moyens pour
relancer la négociation. Peu avant, ils avaient rejeté à 94 % une offre
patronale présentée d'abord dans un hebdomadaire régional, le 20 février, bien
que l'employeur l'ait retirée avant même que les travailleuses et les
travailleurs n'aient pu en disposer.

    Commentaires de la partie syndicale

    "Etrangement, la partie patronale se plaint qu'elle ne peut pas obtenir
de contrats parce que la convention n'est pas réglée. Mais quand vient le
temps de tenter de conclure, de bonne foi, un contrat de travail, elle trouve
toujours des prétextes pour faire avorter les négociations. Quand ce n'est pas
à cause d'Investissement Québec, dont l'aide financière a été refusée par Mme
Verreault, c'est la faute du syndicat. Elle doit cesser ce comportement et
revenir rapidement à la table de négociation", affirme Alain Lampron,
président de la Fédération de la métallurgie (CSN).
    Le fait que la dernière proposition patronale, qualifiée d'ultime, ait
été publiée dans un journal régional, sous la forme d'une publicité, avant
d'avoir été présentée au syndicat en dit long sur la stratégie adoptée par les
Industries Verreault. Par ailleurs, des informations diffusées dans cette même
publicité dans l'hebdomadaire "La Voix gaspésienne" sont erronées. C'est le
cas, entre autres, de la rémunération globale moyenne qui, selon l'annonce,
révèle un salaire de 27,82 $ l'heure. Or, le salaire d'un ouvrier ayant plus
de 10 ans d'ancienneté est de 18,11 $ l'heure.
    En outre, ces données ne tiennent pas compte du fait que les
travailleuses et les travailleurs doivent vivre de l'assurance-emploi pour des
périodes allant de quatre à cinq mois par année, diminuant d'autant leurs
revenus annuels.
    "Nous lançons un nouvel appel à la partie patronale d'engager de réelles
négociations. On ne peut pas jouer définitivement avec le sort des
travailleuses et des travailleurs ainsi que la vie de toute une communauté. Il
faut que Mme Verreault saisisse cette occasion", d'ajouter Raymonde Robinson,
présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CSN).

    Le Syndicat des travailleurs (euses) des Industries Verreault (CSN) est
affilié au Conseil central du Bas-Saint-Laurent, qui regroupe 9000 membres, de
même qu'à la Fédération de la métallurgie (CSN). Cette dernière représente
21 000 membres au Québec. Pour sa part, la Confédération des syndicats
nationaux regroupe plus de 300 000 membres parmi ses syndicats affiliés.




Renseignements :

Renseignements: François Forget, Information-CSN, (514) 919-3241


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