CGA-Canada dévoile des constatations inquiétantes par suite d'un sondage sur la dette des ménages



    TORONTO, le 18 oct. /CNW Telbec/ - Bon nombre de Canadiens ne sont pas
conscients de leur endettement, d'après l'Association des comptables généraux
accrédités du Canada (CGA-Canada). Seulement 14 % des Canadiens reconnaissent
en effet que leurs dettes se sont accrues considérablement depuis trois ans.
En réalité pourtant, l'endettement des ménages a progressé de 4,7 % en moyenne
annuellement au cours des 30 dernières années, soit plus rapidement que la
croissance de leur revenu disponible et de leur actif ainsi que du PIB.
Aujourd'hui, CGA-Canada publie son rapport Où va l'argent? La croissance de
l'endettement des ménages au Canada qui permet d'en savoir davantage sur
l'attitude des Canadiens à l'égard de l'épargne, des dépenses et de
l'endettement.
    "Le crédit est devenu plus facilement accessible aux Canadiens, et
ceux-ci dépensent davantage pour des biens et des services accessoires. Par
conséquent, la consommation, et non l'accumulation d'actifs, est devenue la
principale cause de la croissance de l'endettement, ce qui confirme certaines
tendances inquiétantes", souligne Anthony Ariganello, CPA (DE), FCGA,
président et chef de la direction de CGA-Canada.
    Un sondage auprès des consommateurs commandité par CGA-Canada a permis
d'établir que l'épargne ne représente pas une priorité aux yeux des Canadiens.
Un répondant sur cinq a indiqué qu'il ne pourrait régler une dépense imprévue
de 5 000 $. En outre, 25 % ont indiqué qu'ils ne pratiquaient aucune forme
d'épargne, pas même en prévision de la retraite. Les chiffres révèlent que le
taux d'épargne personnelle baisse depuis le début des années quatre-vingt,
ayant reculé d'un sommet de 20 % atteint en 1982 jusqu'à un creux de 1,2 %
atteint en 2005. Ce recul est attribué aux facteurs suivants :

    
        - l'appréciation de la valeur des maisons, qui contribue à la hausse
          de la valeur nette des ménages;
        - la faiblesse des taux d'intérêt, qui rend l'épargne moins
          attrayante et les coûts d'emprunt plus faciles à assumer;
        - le vieillissement de la population, qui amène la désépargne des
          fonds de retraite;
        - le rythme de croissance lent des revenus personnels, qui réduit la
          disponibilité des fonds une fois effectuées les dépenses de
          consommation;
        - l'accessibilité accrue au crédit, qui atténue le besoin d'épargner
          en vue de se protéger.
    

    La valeur résidentielle est souvent considérée comme une bonne solution
de remplacement à l'épargne, et un tiers des Canadiens non retraités comptent
la valeur de leur résidence parmi leurs sources de revenu à la retraite. Il
est toutefois intéressant de noter que la valeur résidentielle par
propriétaire avait baissé de 5 % en 2005 par rapport à 1997.
    De plus, même s'ils craignent de ne pas avoir suffisamment d'argent pour
pouvoir prendre leur retraite, les Canadiens sont de plus en plus nombreux,
soit 20 %, à puiser avant la retraite dans l'épargne constituée au titre de
leurs REER et à affecter principalement les fonds qu'ils en retirent à des
dépenses de la vie courante. "Compte tenu de l'endettement de plus en plus
considérable des Canadiens, la population vieillissante du Canada pourrait se
trouver coincée, ayant, d'une part, déjà engagé sans l'avoir encore gagné le
revenu permettant d'assurer le service de ses dettes et étant, d'autre part,
dans l'obligation d'accélérer l'accumulation de fonds en prévision d'une
retraite qui approche rapidement", souligne Rock Lefebvre, FCGA,
vice-président, Recherche et normalisation, de CGA-Canada.
    Le sondage a également permis d'établir que 25 % des Canadiens ne croient
pas qu'une hausse des taux d'intérêt, une baisse du prix des maisons ou de
leur salaire ou encore une réduction de leur accès au crédit nuirait à leur
bien-être financier. Cela est troublant, si l'on considère que, sur un prêt
hypothécaire de 214 065 $ à 5,5 % amorti sur 25 ans, une hausse de taux
d'intérêt de 1 % aurait pour effet de faire passer les paiements mensuels de
1 307 $ à 1 434 $ - entraînant des frais additionnels totalisant 1 524 $ par
année. "Il est inquiétant de constater qu'un aussi grand nombre de Canadiens
semblent ignorer les conséquences possibles de ce type de changement sur leur
situation financière, ajoute M. Lefebvre. Bien que l'économie progresse
concrètement, les Canadiens ne doivent pas perdre de vue que personne ne peut
prévoir avec certitude le moment où un choc perturbateur se produira, ni
l'ampleur qu'il aura ou la nature des répercussions qui en découleront."
    CGA-Canada laisse entendre que les gens doivent se fonder sur leur
situation particulière (et pas uniquement sur les perspectives optimistes
générales en matière d'économie ou sur leur limite de crédit) pour décider du
niveau d'endettement qu'ils peuvent assumer. Par exemple, certains Canadiens
sont davantage exposés à l'instabilité des gains, notamment les travailleurs
du secteur en difficulté qu'est le secteur manufacturier, les chefs de famille
monoparentale, les personnes seules et les travailleurs autonomes. La tranche
de 20 % des Canadiens les moins riches est également plus vulnérable aux
revers économiques, les gens qui en font partie ne disposant de pratiquement
aucune valeur résidentielle réelle pour soutenir leurs emprunts hypothécaires,
et d'aucun autre actif pour soutenir leur endettement croissant.
    "Beaucoup de Canadiens croient qu'il ne faut pas s'inquiéter de la
croissance de l'endettement ni du recul de l'épargne dans le contexte
économique favorable qui prévaut et peu semblent avoir pleinement conscience
des conséquences néfastes à long terme de l'endettement qui gonfle", conclut
M. Ariganello.

    Le rapport de CGA-Canada peut être consulté à l'adresse
    www.cga.org/canada-fr/debt.

    Au sujet de CGA-Canada

    Le titre de CGA est le titre comptable professionnel qui connaît la plus
forte croissance au Canada. Grâce à leur souci d'intégrité et d'éthique
professionnelle, ainsi qu'à leur programme de formation dont les critères sont
parmi les plus rigoureux de la profession, les CGA sont devenus des chefs de
file dans les domaines de la comptabilité et des affaires au pays. Ils
éclairent tous les secteurs de l'économie canadienne par leurs conseils
stratégiques, leur rôle prépondérant dans les milieux financiers et leur
capacité de direction d'ensemble.
    CGA-Canada établit des normes professionnelles, administre son propre
programme d'études, publie des documents d'intérêt professionnel, prend
position sur des questions de politique publique et représente les CGA tant au
Canada qu'à l'étranger. CGA-Canada représente 68 000 CGA et étudiants au
Canada, aux Bermudes, dans les Caraibes, à Hongkong et en Chine.




Renseignements :

Renseignements: Taylore Ashlie, Directrice, Communications, CGA-Canada,
(604) 605-5055, Cellulaire: (604) 307-0212, tashlie@cga-canada.org

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