Cause génétique de la résistance innée au VIH/SIDA



    Des chercheurs du CUSM et du CHUM démontrent l'implication de deux gènes
    spécifiques dans la résistance innée à l'infection par le VIH.

    MONTREAL, le 16 juill. /CNW Telbec/ - Certaines personnes résistent de
façon innée à l'infection par le virus du VIH et ne développent pas de SIDA.
Les résultats de l'étude menée par la Dre Nicole Bernard, de l'Institut de
recherche du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), nous rapprochent de
l'explication génétique de cette intrigante observation. Ils ont été publiés
dans le journal AIDS le 16 juillet.
    L'expression simultanée de certaines versions de deux gènes spécifiques,
KIR3DL1 et HLA-B(*)57, serait à l'origine de cette résistance innée à
l'infection par le VIH. Selon les versions de ces deux gènes que le patient
possède, il sera résistant au VIH/SIDA ou développera la maladie plus
lentement.
    Ces résultats ont été obtenus en comparant les profils génétiques de
patients VIH primo-infectieux (c'est-à-dire dans leur première année après
infection) et de patients exposés de façon répétée au virus mais non infectés.
Le groupe des patients exposés mais non infectés provient d'une cohorte
dirigée par la Dre Julie Bruneau du Centre hospitalier de l'Université de
Montréal. La cohorte de patients primo-infectieux est étudiée par le Dr
Jean-Pierre Routy, du CUSM. Les analyses montrent que la combinaison des
"bonnes" versions des deux gènes était présente chez 12,2 % des patients
exposés non infectés, contre seulement 2,7 % chez les patients
primo-infectieux.
    Aucune étude n'a encore clairement décrit le mécanisme à l'origine de
cette protection. Le gène KIR3DL1 code pour un récepteur à la surface des
cellules NK du système immunitaire qui, une fois activées, détruisent les
cellules infectées du corps. Le gène HLA-B(*)57 code pour une protéine qui se
trouve normalement à la surface de toutes les cellules du corps, se lie à
KIR3DL1 et empêche l'action des NK. L'hypothèse la plus probable postule que
la présence du VIH empêcherait la protéine issue de HLA-B(*)57 d'être exprimée à
la surface des cellules infectées, et donc de se lier à KIR3DL1. Ainsi
l'action des cellules NK ne serait pas empêchée et elles pourraient détruire
les cellules infectées par le virus.
    Ce mécanisme se met en place très tôt après l'entrée du virus dans les
cellules du corps. En conséquence, les personnes porteuses de ces deux
versions des deux gènes seraient capables de détruire plus efficacement les
cellules infectées juste après l'exposition au VIH, diminuant ainsi leurs
chances de développer le SIDA. "Il sera nécessaire de poursuivre nos études
pour dévoiler le mécanisme exact derrière la protection que nous observons,
mais ces résultats nous montrent une voie prometteuse," selon la Dre Bernard.
    Ces conclusions ouvrent la voie à une nouvelle conception de la lutte
contre l'infection du VIH. "Dans le futur, ces résultats pourraient être
utilisés pour "doper" le système immunitaire inné et ainsi combattre le virus
dès son entrée," explique la Dre Bernard.
    La Dre Nicole Bernard est chercheuse dans l'axe "Infection et immunité"
de l'Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill et membre
du Centre SIDA McGill. Elle est également professeure adjointe de médecine à
la Faculté de médecine de l'Université McGill.
    La Dre Julie Bruneau est médecin au Service de médecine des toxicomanies
du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) et directrice
scientifique adjointe pour la recherche clinique au Centre de recherche du
CHUM. Elle est également professeure adjointe au Département de médecine
familiale de l'Université de Montréal.
    Le Dr Jean-Pierre Routy est chercheur dans l'axe "Infection et immunité"
de l'Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill et
professeur adjoint en hématologie à la Faculté de médecine de l'Université
McGill.
    Cette étude a été financée par les Instituts de recherche en santé du
Canada (IRSC) et le Fonds de la recherche en santé du Québec (FRSQ).

    Le Centre universitaire de santé McGill

    Le Centre universitaire de santé McGill (CUSM) est un centre hospitalier
universitaire intégré, reconnu à l'échelle internationale pour l'excellence de
ses programmes cliniques, de sa recherche et de son enseignement. Les hôpitaux
partenaires sont : l'Hôpital de Montréal pour enfants, l'Hôpital général de
Montréal, l'Hôpital Royal Victoria, l'Hôpital et l'Institut neurologiques de
Montréal, l'Institut thoracique de Montréal et le Centre hospitalier de
Lachine. Le CUSM a pour objectif d'assurer aux patients des soins fondés sur
les connaissances les plus avancées dans le domaine de la santé et de
contribuer au progrès des connaissances. www.cusm.ca

    L'Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (IR CUSM)
est un centre de recherche de réputation mondiale dans le domaine des sciences
biomédicales et des soins de santé. Etabli à Montréal, au Québec, il constitue
la base de recherche du CUSM, centre hospitalier universitaire affilié à la
Faculté de médecine de l'Université McGill. L'Institut compte plus de
600 chercheurs, près de 1 200 étudiants diplômés et postdoctoraux et plus de
300 laboratoires de recherche consacrés à un large éventail de domaines de
recherche, fondamentale et clinique. L'Institut de recherche est à
l'avant-garde des connaissances, de l'innovation et de la technologie. La
recherche de l'Institut est étroitement liée aux programmes cliniques du CUSM,
ce qui permet aux patients de bénéficier directement des connaissances
scientifiques les plus avancées.
    L'Institut de recherche du CUSM est soutenu en partie par le Fonds de la
recherche en santé du Québec.
    Pour de plus amples renseignements, consulter l'adresse
www.cusm.ca/research.

    A propos du CHUM

    Le Centre hospitalier de l'Université de Montréal offre des services
spécialisés et ultraspécialisés à une clientèle régionale et suprarégionale.
Il offre également des soins et des services hospitaliers généraux et
spécialisés à une clientèle plus locale. Le CHUM réalise les cinq volets de sa
mission de soins, d'enseignement, de recherche, d'évaluation des technologies
et des modes d'intervention en santé et de promotion de la santé dans une
perspective de réseaux intégrés. Dans le cadre de sa démarche d'amélioration
continue de la qualité et de la sécurité des patients, le CHUM a obtenu à
nouveau du Conseil canadien d'agrément des services de santé son agrément pour
la période 2007-2010. L'Hôtel-Dieu, l'Hôpital Notre-Dame et l'Hôpital
Saint-Luc forment le CHUM, dont les quelque 10 000 employés, 900 médecins,
270 chercheurs, 6 000 étudiants et stagiaires, ainsi que 700 bénévoles
accueillent plus d'un million de patients par année. www.chumontreal.qc.ca




Renseignements :

Renseignements: Isabelle Kling, Coordonnatrice des communications
(Recherche), Relations publiques et Communications, CUSM, (514) 843-1560,
isabelle.kling@muhc.mcgill.ca; Nathalie Forgue, Conseillère en communication,
CHUM, (514) 890-8000, poste 14342, Téléav.: (514) 801-5762


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