Casino de Montréal - Lock-out d'un an pour les agents et les agentes de sécurité: un choix démesuré



    MONTREAL, le 27 août /CNW Telbec/ - Il y a un an aujourd'hui, le 27 août,
que le Casino de Montréal décidait de mettre à la rue près de 200 agents de
sécurité en décrétant un lock-out. Pour la présidente de la CSN, Claudette
Carbonneau, qui participait à un rassemblement sur l'île Notre-Dame afin de
souligner l'événement, "le choix de l'employeur d'initier un lock-out est tout
à fait démesuré au regard du seul point en litige, soit les horaires de
travail et des conséquences regrettables qu'il produit sur les travailleurs et
leur famille, de déclarer la présidente de la CSN. Cette attitude est d'autant
plus inacceptable qu'il s'agit, somme toute, d'une question relativement
simple en matière de relations de travail qui, d'ailleurs, s'est
historiquement réglée en comité de relations de travail au Casino de Montréal.
Comment expliquer qu'une société d'Etat puisse se permettre de se comporter de
la sorte ?", s'est demandé Claudette Carbonneau.

    Rappel des faits

    Le 7 août 2008, près de 18 mois après l'expiration de la convention
collective, la question des horaires de travail est le seul motif de rejet
d'une entente de principe pour les membres de l'unité sécurité du Syndicat des
employées et employés de la Société des casinos du Québec - CSN (SEESCQ-CSN).
Le conflit provient, rappelons-le, d'une demande patronale déposée quatre mois
après le début des négociations à l'automne 2007 et visant à éliminer les
horaires existant depuis neuf ans. Or, cinq mois après le début du lock-out
soit en janvier 2009, l'employeur jette de l'huile sur le feu en annonçant des
suppressions de poste à temps plein et la transformation d'autres en des
emplois à temps partiel, totalisant environ 30 % des heures travaillées. Des
séances de négociation ont eu lieu à plusieurs reprises au cours des 12
derniers mois incluant au début d'août, mais aucune entente n'a pu être
trouvée entre les deux parties.
    Pour sa part, la présidente de la Fédération des employées et employés de
services publics, Ginette Guérin a souhaité "que la partie patronale se
ressaisisse rapidement et trouve un règlement à ce conflit. Il y a toujours un
lendemain à un conflit et aucun employeur ne peut se permettre volontairement
de poser des gestes qui détérioreront inévitablement les relations de
travail."
    "En effet, il est précieux pour un employeur d'obtenir l'engagement des
travailleurs envers leur entreprise, mais bien difficile de renforcer un tel
engagement si les travailleurs et les travailleuses ne sont pas respectés",
d'ajouter Gaétan Châteauneuf, président du Conseil central du Montréal
métropolitain-CSN.
    "Nous ne cherchons pas une victoire unilatérale, mais bien une entente
honorable pour les deux parties", de rappeler Rick Scopelleti, président de
l'unité sécurité du SEESCQ-CSN.
    "Le Casino de Montréal est une entreprise névralgique. Par ce conflit, il
se prive de l'expertise développée au niveau des responsabilités sociales qui
lui incombent. Ce n'est pas un détail. A titre d'exemple, pensons aux joueurs
compulsifs reconnus qui peuvent toujours accéder à l'établissement de jeux", a
conclu la présidente de la CSN.




Renseignements :

Renseignements: Luc Bessette, Service des communications de la CSN,
Cellulaire: (514) 703-0775, (514) 598-2264; Source: CSN


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