Bulletin de fin de campagne sur la pauvreté, l'itinérance et le logement : L'ADQ et le PLQ frôlent l'échec; le PQ passe de justesse



    MONTREAL, le 23 mars /CNW Telbec/ - A l'avant-veille des élections
générales au Québec du 26 mars, le Front d'action populaire en réaménagement
urbain (FRAPRU), le Front commun des personnes assistées sociales du Québec
(FCPASQ) et le Réseau SOLIDARITE Itinérance du Québec (RSIQ) publient leur
bulletin de fin de campagne. Ils y évaluent la qualité des engagements et des
interventions des partis sur les enjeux de la lutte à la pauvreté, de
l'itinérance et du logement social.
    Parmi les trois principaux partis, l'ADQ de Mario Dumont et les Libéraux
de Jean Charest évitent de justesse l'échec, aucun des deux n'ayant de
véritable plan de lutte à la pauvreté. On accorde un peu plus au Parti
Québécois en notant ses engagements à l'égard des sans-abri et du logement
social. Quant au Parti Vert et à Québec Solidaire, leurs pointages sont
opposés : les Verts, dont le programme social est quasi inexistant, sont
recalés; Québec Solidaire obtient les meilleures notes pour avoir pris des
engagements ambitieux en matière de pauvreté et de logement social.

    LE CLASSEMENT DES PARTIS SUSCEPTIBLES DE CONSITUER LE PROCHAIN
    GOUVERNEMENT OU L'OPPOSITION OFFICIELLE

    Action Démocratique du Québec : "D"

    D'entrée de jeux, les trois regroupements nationaux dénoncent avec
vigueur le projet adéquiste de couper les ménages assistés sociaux les plus
pauvres pour financer ses engagements envers la classe moyenne. "L'ADQ veut
diviser la société québécoise et son chef veut sacrifier les plus pauvres au
nom de sa vision étriquée du Québec" affirme Nicole Jetté, porte-parole du
Front commun des personnes assistées sociales du Québec. "Ce n'est sûrement
pas avec des nouvelles coupures imposées aux familles assistées sociales qu'on
va gagner la lutte contre l'exclusion sociale" ajoute-t-elle. En matière de
logement social, Mario Dumont a "donné sa parole" hier matin devant les médias
de Québec et des membres du FRAPRU qu'il allait poursuivre le développement du
logement social et maintenir les programmes existants. Cependant, le chef
adéquiste n'a absolument rien prévu dans son cadre financier pour soutenir les
interventions dans le domaine de l'itinérance.

    Parti Libéral du Québec : "D"

    Le Parti libéral du Québec se voit attribuer un D, tant en raison de la
faiblesse des engagements pris durant la campagne électorale que de la
performance du gouvernement de Jean Charest. Malgré l'adoption d'une loi et
d'un plan de lutte contre la pauvreté, le gouvernement libéral n'a accordé
qu'une demi indexation aux personnes recevant les prestations de base de
l'aide sociale, lesquelles n'atteignaient même pas 550 $ par mois au
1er janvier 2007. De plus, le dernier budget de Michel Audet a mis un terme
aux investissements dans le logement social et cela malgré les
187,4 millions $ accordés par le gouvernement fédéral l'automne dernier et
malgré les dernières contributions du budget Flaherty dans le cadre de la
péréquation et du Transfert canadien pour les programmes sociaux. Les trois
organismes qualifient d'ailleurs de déraisonnable le choix de l'équipe
libérale de vouloir utiliser ces sommes pour réduire les impôts, puisque cela
réduirait d'autant les ressources disponibles du gouvernement pour lutter
contre la pauvreté. Si malgré tout, le Parti libéral trouve quelque peu grâce
aux yeux des regroupements anti-pauvreté, c'est parce qu'il s'est engagé à
ajouter 60 millions $ pour la mise en oeuvre du plan gouvernemental en santé
mentale et 70 millions $ pour les autres "clientèles" vulnérables dont les
personnes itinérantes et les femmes victimes de violence.

    Parti Québécois : "C"

    Le PQ s'est engagé publiquement à assurer la pleine indexation pour
l'ensemble des personnes assistées sociales mais il ne montre aucune intention
de ramener leurs prestations à un niveau assurant la couverture des besoins
essentiels comme le logement, la nourriture et le transport. Il ne fait pas
non plus mention d'un plan pour abolir la ségrégation qui est appliquée à
l'aide sociale entre les prestataires inaptes et aptes au travail, condamnant
ces derniers dans une extrême pauvreté. Au niveau du logement, le chef André
Boisclair s'est finalement engagé au cours des derniers jours à poursuivre le
développement de logements sociaux partout au Québec et à concrétiser le
financement du soutien communautaire en logement social. "C'est le minimum que
nous demandions" indique Marie-José Corriveau, porte-parole du FRAPRU. "La
question est maintenant de savoir pour combien de logements par année le PQ
s'engage" conclut-elle. Mais à cinq jours du scrutin, il n'a toujours pas
chiffré cet engagement. Pour sa part, Nathalie Rech, coordonnatrice du RSIQ
accueille favorablement la proposition du PQ de mettre en place une politique
en matière d'itinérance en concertation avec le milieu. Convenant que "c'est
là un pas en avant", elle ajoute toutefois que le PQ ne prévoit pas les
montants suffisants pour réaliser l'ensemble des mesures préconisées par le
RSIQ".

    Quant aux tiers partis ayant reçu le plus d'attention durant la campagne,
les trois regroupements jugent leurs performances diamétralement opposées. Ils
accordent un "E" au Parti Vert du Québec car même si ce parti prétend vouloir
exercer un leadership pour lutter contre la pauvreté et l'exclusion sociale et
s'attaquer aux vraies sources de la pauvreté, il ne propose aucune mesure
concrète pour garantir à chacun et à chacune un revenu suffisant pour couvrir
l'ensemble de ses besoins essentiels, dont le logement. Québec Solidaire
reçoit un "A", la meilleure appréciation. Selon les trois organismes, Québec
Solidaire est le seul parti qui propose des solutions prometteuses pour
s'attaquer à la pauvreté et à la pénurie de logements accessibles aux ménages
moins nantis. Avec l'augmentation progressive du salaire minimum jusqu'à 10 $
de l'heure, le rehaussement de toutes les prestations d'aide sociale à la
hauteur de celles versées aux personnes inaptes et avec la réalisation d'un
chantier de logement social de 8000 unités par an, dont au moins 4000 à partir
du seul budget du Québec, le FCPASQ, le FRAPRU et le RSIQ y trouvent leur
compte. Ce dernier reçoit aussi positivement l'engagement de QS à prendre les
mesures nécessaires pour combattre le problème de l'itinérance.
    Le Front commun, le FRAPRU et le Réseau Solidarité itinérance Québec
entendent poursuivre leurs pressions auprès de ceux et celles qui formeront le
prochain gouvernement et la prochaine opposition officielle à L'Assemblée
nationale et qui auront à adopter un nouveau budget intégrant les dernières
annonces fédérales. En conclusion, ils leur rappellent que plus de
985 000 ménages vivent en situation de pauvreté au Québec et qu'une des
principales obligations du prochain gouvernement sera de mener une lutte
énergique contre cette pauvreté, pas contre les pauvres.




Renseignements :

Renseignements: Front commun des personnes assistées sociales du Québec
(FCPASQ): Nicole Jetté, (514) 987-1989; cellulaire: (514) 577-3279; Front
d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU): Marie-José Corriveau,
(514) 522-1010; cellulaire: (514) 919-2843; Réseau SOLIDARITE Itinérance du
Québec (RSIQ): Nathalie Rech, (514) 528-6466


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