Bris d'une digue à la mine Opemiska, près de Chapais: l'Administration régionale Crie et le Grand Conseil des Cris (Eeyou Istchee) continueront de suivre la prise de mesures correctives afin d'éviter d'autres répercussions négatives sur le plan environnemental



    NEMASKA, Eeyou Istchee, QC, le 18 août /CNW Telbec/ - Le 23 juin 2008, la
digue retenant des résidus miniers provenant du traitement des minéraux à
l'ancienne mine Opemiska, près de Chapais, a cédé. Un mélange de résidus et
d'eau contenu dans le bassin de rétention s'est déversé dans un ruisseau, en
aval, et a endommagé la route 113 ainsi que la voie ferrée située juste au
sud. L'inondation a nui aux déplacements routiers et nécessité l'intervention
des services d'urgence du ministère de l'Environnement du Québec. Les résidus
ont été transportés en aval, vers les rivières Obatagamau et Chibougamau,
soulevant des inquiétudes compréhensibles quant aux répercussions du bris de
la digue.
    Le présent communiqué vise à expliciter la réaction initiale du Grand
Conseil des Cris et de l'Administration régionale Crie (ARC) à cet incident.
Le Grand Chef Matthew Mukash a eu ce commentaire : "Le service de
l'environnement de l'Administration régionale Crie a suivi de près les
événements qui ont succédé au bris de la digue. L'ARC a maintenu une
communication régulière avec les autorités du ministère de l'Environnement du
Québec ainsi qu'avec les autorités et les représentants d'Oujé-Bougoumou et de
Waswanipi. Nous étions particulièrement préoccupés par les risques liés à la
qualité de l'eau potable et à l'éventuelle toxicité du poisson. Nous sommes
soulagés qu'aucun effet grave n'ait été observé sur la qualité de l'eau
potable ou sur le poisson. Cela dit, nous poursuivrons notre enquête et ferons
un nouveau compte rendu lorsque nous aurons tous les rapports en main et que
nous pourrons réagir aux mesures correctives proposées".
    La mine Opemiska a été fermée en 1991 après avoir été exploitée pendant
environ 30 ans. Apparemment, les mesures de fermeture ont été jugées
satisfaisantes par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune du
Québec, qui a pris la responsabilité du site. Le Ministère est à présent
responsable des mesures correctives à prendre. Nous estimons important que les
Cris soient consultés quant aux mesures à adopter et qu'ils participent à leur
mise en oeuvre. Nous veillerons à ce que ce soit le cas.
    Il ne faut pas oublier que les travaux d'ingénierie réalisés à la mine
Opemiska datent de 1991, soit cinq ans avant que la Loi sur les mines ne soit
modifiée en vue de resserrer les normes relatives à la fermeture des mines et
à la régénération des régions perturbées par leur exploitation. Le secteur
minier demeure responsable de la régénération des lieux et du suivi
subséquent. Les communautés Cries ont très peu souvent voix au chapitre en ce
qui a trait aux fermetures de mines et au suivi de ces fermetures. A l'heure
actuelle, l'Administration régionale Crie et le Grand Conseil des Cris
accordent une importance capitale à la recherche de moyens visant à faire en
sorte que les communautés Cries participent à ces processus.
    Dans le dossier du déversement à l'ancienne mine Opemiska, nous nous
sommes attardés aux problèmes liés à la qualité de l'eau. Des préoccupations
ont été soulevées quant au transport en aval d'une substance très fine
s'apparentant à du limon, laquelle se trouvait dans le bassin de rétention des
résidus (d'où l'apparence grise des eaux de surface), ainsi qu'à la
possibilité que l'on retrouve dans l'eau un taux anormal de cuivre, de zinc,
de fer et peut-être d'autres métaux, ce qui pourrait s'avérer toxique pour le
poisson.
    La Direction de santé publique du Conseil Cri de la santé et des services
sociaux a également suivi l'incident de près. Elle a notamment diffusé un avis
visant à confirmer l'absence de risques liés à la consommation du poisson
pêché dans les rivières situées en aval (autres que les précautions
habituelles liées aux concentrations en mercure). Le Conseil Cri de la santé
et des services sociaux fait également remarquer que toutes les eaux de
surface contiennent des microorganismes et que, par conséquent, on doit faire
bouillir cette eau avant de la consommer. Nous appuyons ces recommandations.
    Nous prévoyons diffuser une deuxième déclaration lorsque nous aurons reçu
les rapports du gouvernement sur la qualité de l'eau et les mesures
correctives à prendre et que nous aurons pu prendre connaissance de ces
rapports.




Renseignements :

Renseignements: M. Cameron McLean, spécialiste de la gestion
environnementale, Administration régionale Crie, Montréal, (514) 861-5837

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Grand Council of the Crees (Eeyou Istchee)

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