Blocage de la route à Chibougamau et à Chapais - La population veut rencontrer Jean Charest



    QUEBEC, le 10 mars /CNW Telbec/ - La population de Chibougamau bloque
depuis 3 heures 30 ce matin les deux routes donnant accès à la ville. Elle
demande une rencontre d'urgence avec le premier ministre du Québec, Jean
Charest. "C'est la survie d'une communauté de 7 500 habitants et de son
gagne-pain qui est en jeu. Notre revendication est très simple : nous voulons
garder notre 800 000 m3 de bois. Nous refusons d'être pénalisés au profit de
multinationales et de voir partir notre bois à l'extérieur", ont déclaré
Stéphane Desgagné et Bruno Marceau, respectivement permanent et président de
la section locale 8644 du Syndicat des Métallos (FTQ).
    Le blocus s'applique aux camions qui transportent du matériel vers le
chantier d'Eastmain et à tous les sous-traitants. Cependant, la circulation
demeure fluide pour les citoyens et les citoyennes. "Ce geste a été entériné
par une assemblée de près de 2 000 personnes de Chibougamau lors d'un
rassemblement tenu hier à l'aréna. La population nous a donné le mandat de
poursuivre les moyens de pression", ont expliqué les deux leaders syndicaux.

    Le gouvernement doit tenir ses engagements

    "Le gouvernement Charest nous avait assuré que Chantier Chibougamau
aurait un approvisionnement de 200 000 m3 de bois suite à la fermeture de la
scierie d'Abitibi-Bowater dans les limites du Parc de Chibougamau. En cédant à
des pressions, le gouvernement pénaliserait Chantier Chibougamau qui fait de
la récupération de la matière ligneuse sa priorité. Pourtant, ce même
gouvernement la présente comme un modèle à suivre pour toute l'industrie
forestière au Québec. Par exemple, cela prend 3 500 m3 de bois pour créer un
emploi dans cette industrie au Québec. A Chantier Chibougamau, cela en prend
1 000 m3. L'entreprise s'est lancée avec un succès remarquable dans la
deuxième et la troisième transformation avec notamment la poutrelle de bois.
Que faut-il de plus pour convaincre le gouvernement d'agir ?", a poursuivi
Bruno Marceau.

    Nous voulons l'équité

    Le président de la section locale à Chantier Chibougamau a ajouté que la
population veut l'équité avec les autres régions du Québec. "Nous voulons,
dit-il, garder notre bois pour faire vivre notre population. Il faut aussi
comprendre que nous avons des contraintes à Chibougamau que d'autres
compagnies forestières n'ont pas. Par exemples, nous avons des limites
d'exploitation liées aux zones de trappage, notre bois est très éloigné de
l'usine et nous devons payer plus cher notre accès à la forêt. Le Québec a
fait un choix de société en négociant la Paix des Braves de nation à nation.
Nous comprenons cela. Mais ces contraintes doivent être partagées par
l'ensemble de l'industrie forestière et de la collectivité québécoise et non
seulement par la population de Chibougamau", a conclu le président de la
section locale 8644 du Syndicat des Métallos (FTQ).




Renseignements :

Renseignements: Stéphane Desgagné, Syndicat des Métallos (FTQ), (418)
699-0171 ou (418) 719-7799 (téléphone cellulaire); Bruno Marceau, Syndicat des
 Métallos (FTQ), (418) 748-3223 ou (418) 770- 9560 (téléphone cellulaire)


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