Birmanie - Les autorités tentent à tout prix de contrôler les informations émanant du delta de l'Irrawaddy



    MONTREAL, le 11 juin /CNW Telbec/ - Reporters sans frontières,
organisation de défense de la liberté de la presse, et la Burma Media
Association, organisation de journalistes birmans en exil, dénoncent le
contrôle de l'information par la junte au pouvoir. Le 5 juin 2008, le blogueur
et artiste Zarganar, surnommé le "Charlie Chaplin birman", a été arrêté sans
explication. Depuis le 6 juin, la police confisque les antennes satellites
pour que les Birmans ne puissent plus accéder à l'information des médias
étrangers. Et le 8, la presse officielle a publié des articles dénigrant les
médias étrangers. Plusieurs reporters ont été expulsés et il est impossible
d'obtenir des visas de presse.
    "Nous demandons la libération immédiate de Zarganar. Cette arrestation
est emblématique du mépris que la junte militaire éprouve vis-à-vis de ceux
qui s'expriment librement. Zarganar est un homme très connu dans le pays. A
travers ses sketches et le blog qu'il tient depuis août 2007
(http://zarganar-windoor.blogspot.com/), il défend les droits de l'homme et
dénonce le comportement de la junte au pouvoir. Il était devenu une véritable
source d'informations", ont déclaré les organisations.
    La veille de son arrestation, le blogueur et artiste birman Zarganar a
accordé une interview à une télévision étrangère. Il y condamnait l'attitude
des autorités et évoquait l'équipe de 400 personnes qu'il avait réussi à
mobiliser pour aider les victimes du cyclone malgré l'interdiction du
gouvernement. Cette équipe travaillait en coopération avec une autre, fondée
par un moine bouddhiste. Les autorités avaient affirmé à la famille de
Zarganar qu'elles ne le retiendraient "que deux jours", le temps de le
soumettre à un interrogatoire.
    "Beaucoup de journalistes sont empêchés de travailler librement et les
médias étrangers font l'objet d'attaques dans la presse officielle, qui
cherche à les discréditer. Les activistes constituent un relais d'informations
essentiel à travers leurs témoignages sur Internet. Nous dénonçons l'attitude
des autorités qui enferment sciemment les citoyens du delta de l'Irrawaddy
dans le silence", ont poursuivi les organisations. Au cours des dernières
semaines, plusieurs reporters étrangers, notamment de CNN et Time, ont été
expulsés. D'autres se sont vu refuser un visa.
    Le 8 juin, le journal officiel Light of Myanmar a qualifié les radios
étrangères d'"ennemis". Les lecteurs pouvaient y lire ces lignes : "Le cyclone
est passé. Malgré tout, l'ennemi a montré une face encore plus destructrice
que Nargis. Il est temps que les radios étrangères et leurs complices
apprennent que leurs instigations et leur propagande étaient inutiles. Ils
devraient arrêter de rapporter des informations si formatées" (voir le message
sur le site de Reporters sans frontières).
    D'après la presse en exil
(http://www.mizzima.com/nargis-impact/18-nargis-impact/642-junta-blacks-out-me
dia), la police confisque également les antennes satellites qui permettent aux
citoyens de capter les chaînes étrangères. Une cinquantaine d'antennes
satellites auraient été confisquées le 6 juin dans un magasin de Rangoon.




Renseignements :

Renseignements: Katherine Borlongan, Directrice générale, Reporters sans
frontières Canada, (514) 521-4111, rsfcanada@rsf.org

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