Bilan des directeurs de la protection de la jeunesse / directeurs provinciaux 2009 - Trente ans de connaissances et de compétences au service des enfants



    LAVAL, QC, le 15 juin /CNW Telbec/ - Pour une sixième année consécutive,
les DPJ/DP du Québec vous livrent le portrait de la détresse des enfants, des
jeunes et des familles en difficulté à qui ils viennent en aide. Cette année
marque le trentième anniversaire de la Loi sur la protection de la jeunesse au
Québec. Les DPJ profitent de cette occasion pour porter un regard sur
l'évolution des connaissances, des pratiques et du contexte social qui ont
transformé les façons de faire.
    En 1979, année internationale de l'enfant, le Québec faisait preuve
d'audace en se dotant d'une loi, la Loi sur la protection de la jeunesse
(LPJ), visant à protéger tous les enfants des abus dont ils étaient victimes.
Le Québec devenait ainsi précurseur, car aucune autre loi à travers le monde
n'avait été aussi loin dans la protection de l'enfance et des droits des
enfants. Un courant nouveau animait le Québec : l'enfant devenait sujet de
droit. Rappelons-nous, ce n'est que dix ans plus tard, en 1989, que les
Nations Unies adoptaient la Convention relative aux droits de l'enfant.
    Dès la première année de son existence, 30 000 situations d'enfants ont
été signalées aux directeurs de la protection de la jeunesse (DPJ). Beaucoup
de ces situations n'avaient pas été prévues par le législateur et faute de
savoir où s'adresser pour recevoir de l'aide, les gens se tournaient vers la
protection de la jeunesse. Le DPJ devint alors la porte d'entrée des demandes
de services pour tous les types de besoins.
    Trente ans plus tard, alors que le nombre d'enfants âgés entre 0 et 17
ans a diminué, 69 705 situations d'enfants sont signalées aux DPJ. Les deux
tiers des signalements concernent des motifs de négligence. Cette situation
n'est pas unique au Québec. On observe cette tendance un peu partout dans les
pays de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE)
ayant une loi similaire à la nôtre. Moins visibles qu'un abus, les effets de
la négligence étaient peu documentés. Les connaissances d'aujourd'hui
permettent aux intervenants sociaux d'identifier chez un enfant les
conséquences cognitives, physiques, comportementales et émotionnelles de la
négligence.
    Une autre connaissance a révolutionné l'intervention sociale :
l'importance du développement de l'identité et des liens d'attachement de
l'enfant avec une figure parentale stable. La notion de temps prend maintenant
toute son importance chez l'enfant. Six mois dans la vie d'un enfant de trois
ans représentent une éternité.
    Les études ont également établi que dans un contexte de violence
familiale l'enfant vit une insécurité qui peut entraîner de lourds retards sur
sa croissance, le développement du langage, sans oublier son lien de confiance
et son estime de soi.
    Toutes ces nouvelles connaissances ont été au coeur des modifications de
la LPJ votée en 2006 et entrée en vigueur en 2007, afin d'assurer la stabilité
des enfants. Aujourd'hui, les DPJ ont développé de nouveaux programmes et
utilisent de nouveaux outils cliniques pour venir en aide aux enfants et aux
familles.
    Tout comme pour la médecine, lorsqu'on compare les façons de faire en
trois décennies, nous constatons l'évolution rapide des pratiques. Il en va de
même pour la protection de l'enfance. En 1979, 30 000 enfants étaient placés
dans un milieu substitut.
    On avait alors davantage recours au placement des enfants. Aujourd'hui,
malgré l'augmentation de signalements, moins de 12 000 enfants sont placés.
Plus d'un enfant sur deux pris en charge par le DPJ demeure dans son milieu
familial. Les nouvelles pratiques favorisent une intervention auprès de la
famille en maintenant l'enfant dans son milieu.
    La société a évolué et les valeurs familiales sont différentes
aujourd'hui qu'il y a trente ans. En 1979, la majorité des signalements
provenaient de professionnels travaillant auprès des enfants alors que les
proches de ces derniers hésitaient à signaler des abus dans leur famille.
Aujourd'hui, un signalement sur cinq provient d'un membre de la famille. Ce
qui porte à croire que l'intolérance concernant la maltraitance des enfants
fait désormais partie des valeurs de la société québécoise et qu'un rapport de
confiance s'est établi envers le réseau de la protection de la jeunesse.
    Au Québec, les politiques familiales ont pris une place importante et les
services offerts n'ont jamais été aussi nombreux qu'aujourd'hui. Ce qui
reflète un véritable progrès pour notre société. Il n'en demeure pas moins
qu'en 2009 un nombre croissant de familles sont isolées et demeurent
vulnérables, particulièrement dans un contexte économique précaire.
    Bien que la loi et la reconnaissance des droits des enfants aient
grandement évolué depuis 30 ans, il faut se rappeler que la pauvreté, les
problèmes de santé mentale et de toxicomanie, le décrochage scolaire, le
suicide, les drames familiaux, l'exploitation des enfants à des fins sexuelles
et la situation d'enfants et de familles en difficulté en milieu autochtone
sont autant de problématiques actuelles largement préoccupantes.
    Le bilan des DPJ / DP 2009 est disponible sur le site web de
l'Association des centres jeunesse du Québec : www.acjq.qc.ca.

    Porte-parole à la conférence de presse du 15 juin 2009 au Centre jeunesse
de Laval

    Madame Denise Langevin, DPJ et DP actuelle du Centre jeunesse Côte-Nord
et M. Maurice Boisvert, ancien DPJ du Centre de services sociaux
Mauricie-Centre-du-Québec en 1979, porte-parole officiels du bilan DP/DPJ
2009, étaient accompagnés de Mme Louise Jessop des Centres de la jeunesse et
de la famille Batshaw pour les entrevues anglophones et des 15 autres DPJ/DP
du Québec lors de la conférence de presse.

    
    Pour une entrevue avec le directeur de la protection de la jeunesse /
    directeur provincial de chacune des régions du Québec :

    Madame Raymonde Gagné              Madame Irène Desroches
    01 - Centre jeunesse du            08 - Centre jeunesse de l'Abitibi-
    Bas-Saint-Laurent                  Témiscamingue
    418 723-1255                       819 825-0002 poste 3302

    Madame Brigitte Savaria            Madame Anna Dionne
    02 - Les Centres jeunesse du       09 - Centre jeunesse Côte-Nord
    Saguenay-Lac-St-Jean               418 589-9927
    418 549-4853

    Madame Geneviève Dion              Madame Chantal Cloutier
    03 - Centre jeunesse de Québec     11 - Le Centre jeunesse Gaspésie/
    Institut universitaire             Les Iles
    418 837-9331                       418 368-1803

    Madame Geneviève Jauron            Madame Geneviève Dion
    04 - Le Centre jeunesse de la      12 - Centre jeunesse Chaudière-
    Mauricie et du Centre-du-Québec    Appalaches
    819 378-5481                       418 837-9331

    Madame Marie-France Thibeault      Madame Carole Du Sault
    05 - Centre jeunesse de l'Estrie   13 - Centre jeunesse de Laval
    819 564-7100                       450 975-4150 poste 3803

    Madame Monique Laganière           Monsieur Denys Bellavance
    06 - Centre jeunesse de Montréal   14 - Les Centres jeunesse de
    Institut universitaire             Lanaudière
    514 593-3022/                      450 756-4555
    cellulaire : 514 949-4875

    Madame Claire Roy                  Madame Karine Côté
    06 - Les Centres de la jeunesse    15 - Centre jeunesse des Laurentides
    et de la famille Batshaw           450 436-7607 poste 2234
    514 989-1885

    Madame Judith Gadbois-St-Cyr       Madame Francine Gosselin
    07 - Les Centres jeunesse de       16 - Centre jeunesse de la Montérégie
    l'Outaouais                        450 679-0140
    819 771-6631 /
    cellulaire 819 360-0759
    




Renseignements :

Renseignements: Judith Laurier, (514) 842-5181, cellulaire (514)
237-5181; Source: Association des centres jeunesse du Québec

Profil de l'entreprise

Association des centres jeunesse du Québec (ACJQ)

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