Bilan de l'année scolaire en éducation - Pour la FSE (CSQ), la FPPE (CSQ) et la FPSS (CSQ), le gouvernement doit maintenant passer à l'action



    QUEBEC, le 25 juin /CNW Telbec/ - Avec l'arrivée des vacances estivales,
la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ), la Fédération des
professionnelles et professionnels de l'éducation du Québec (FPPE-CSQ) et la
Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ) tiennent à dresser le
bilan de l'année scolaire en éducation. Les trois fédérations syndicales du
réseau scolaire de la CSQ invitent aussi le gouvernement et la ministre
Courchesne à réaffirmer la mission de l'école québécoise et à passer de
l'étape des plans à celle de l'action.

    L'éparpillement du MELS

    En effet, pour Mme Manon Bernard, présidente de la FSE, pour M. Jean
Falardeau, président de la FPPE et pour Mme Diane Cinq-Mars, présidente de la
FPSS, l'année scolaire a été empreinte de bonnes intentions auxquelles il a
manqué cependant de moyens d'action et de vision d'ensemble dans le réseau
scolaire. On peut penser, notamment, aux nombreux plans d'action ministériels,
comme celui contre la violence ou ceux pour l'apprentissage du français, celui
pour les élèves en difficulté, et au fameux plan pour lutter contre le
décrochage scolaire, qui vient d'être reporté à la prochaine rentrée scolaire.
    Pour Mme Manon Bernard, "par ses nombreux plans d'action, le ministère de
l'Education perpétue la gestion en silo sans offrir de vision d'ensemble qui
soit pertinente et cohérente. Conséquemment, cela crée un écart important
entre les discours et leur impact réel sur le terrain. En mettant tout en
oeuvre en même temps, on risque de perdre de vue l'essentiel, qui est l'élève
et sa réussite", a déploré la présidente de la FSE.
    "Nous devons nous interroger sur la volonté de leadership du ministère
puisqu'il nous semble avoir perdu le sens même du rôle de l'école. Qui
gouverne vraiment en éducation, maintenant que des mécènes et des banquiers
peuvent dicter des orientations ministérielles ? Nous estimons que la mission
de l'école publique doit être réaffirmée haut et fort", a ajouté M. Jean
Falardeau, président de la FPPE.
    Quant à Mme Diane Cinq-Mars, présidente de la FPSS, "il est temps que le
ministère de l'Education cesse de diluer ses attentes au gré des sommes qui
lui sont accordées. Quand il s'agit d'éducation et d'avenir, le gouvernement
doit être ambitieux et accorder à son réseau et à son personnel des moyens
réels pour la réussite, et pas que des discours qui risquent de se retrouver
sous le chapeau unique et multiforme de la persévérance scolaire".

    Des attentes à matérialiser

    Pour les trois fédérations de la CSQ, le prochain automne devra se
dérouler sous le thème de l'éducation. Un redressement devra s'opérer pour que
les changements annoncés, attendus ou demandés produisent des effets
bénéfiques auprès des élèves. On peut penser, notamment, au plan d'action pour
les élèves en difficulté, pour lesquels les balises et limites à l'intégration
sont encore à fixer. Elles s'attendent également à ce que la baisse du nombre
d'élèves par classe soit effective partout dans les écoles, et que le plan de
lutte au décrochage scolaire, fort attendu, soit basé sur l'expertise et la
complémentarité du personnel de l'éducation. Pour en assurer la réussite,
d'ailleurs, les organisations s'attendent à un ajout substantiel de ressources
professionnelles et de soutien, permettant ainsi à l'école de réaliser
pleinement sa mission.
    "Il est clair que le gouvernement doit faire de l'éducation une priorité
nationale pouvant s'appuyer sur une vision cohérente et des actions concrètes.
Le personnel est à bout de souffle, il sera donc primordial de lui donner des
moyens efficaces pour accomplir son travail. La priorité accordée à
l'éducation doit aussi se traduire par des conditions de travail permettant de
retenir et d'attirer le personnel dans ce secteur d'emploi qui peine de plus
en plus à recruter. On ne peut plus se contenter de promesses. Ne serait-il
pas préférable d'avoir un seul plan, et le bon, avec les moyens qu'il lui faut
?", ont conclu les trois porte-parole.

    Profil des organisations

    La FSE représente quelque 60 000 enseignantes et enseignants des
commissions scolaires du Québec à tous les secteurs d'enseignement, tant au
préscolaire, au primaire et au secondaire qu'à la formation professionnelle et
à l'éducation des adultes.

    La FPPE représente plus de 6 500 membres travaillant dans des services
d'aide aux élèves, des services pédagogiques et des services administratifs,
répartis dans la grande majorité des commissions scolaires francophones,
anglophones, Crie et Kativik du Québec.

    La FPSS représente près de 22 000 membres travaillant dans les
commissions scolaires, tant du côté des services complémentaires aux élèves
que dans le secteur administratif et technique.

    Les trois fédérations sont affiliées à la Centrale des syndicats du
Québec (CSQ).




Renseignements :

Renseignements: Sylvie Lemieux, Attachée de presse FSE (CSQ), (418)
649-8888, poste 3120, (418) 563-7193; Dany St-Jean, Attaché de presse CSQ,
(514) 356-8888, poste 2610, (514) 212-5457


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