Bilan de la session parlementaire - UN REMANIEMENT MINISTERIEL S'IMPOSE



    QUEBEC, le 18 juin /CNW Telbec/ - "La démission de Monique Jérôme-Forget,
la déroute dans les finances publiques, les pertes historiques de 40 G$ à la
Caisse de dépôt et placement, dont on ne connaît toujours pas toutes les
causes, la nomination imposée et controversée de Michael Sabia, l'abandon des
travailleurs forestiers et la perte de contrôle dans les grands projets
d'infrastructures comme le CHUQ, le CHUM, la rue Notre-Dame et l'échangeur
Turcot, sont autant d'exemples que le gouvernement libéral de Jean Charest,
six mois seulement après son élection, est déjà usé et à bout de souffle. La
nécessité d'un remaniement ministériel s'impose".
    C'est ce qu'a déclaré la chef de l'opposition officielle et députée de
Charlevoix, Pauline Marois, accompagnée du leader de l'opposition officielle
et député de Chicoutimi, Stéphane Bédard, au moment de dresser le bilan de la
dernière session parlementaire, une session marquée par le manque de
transparence, les mensonges, l'imposture et l'hypocrisie libérales.
    Pour la chef de l'opposition officielle, la faiblesse de plusieurs
ministres s'est illustrée au cours des dernières semaines ayant pour
conséquence que les Québécois en paient fortement le prix. "Le plus bel
exemple est probablement Raymond Bachand. Il était tellement heureux de voir
quitter Monique Jérôme-Forget et d'atterrir au ministère des Finances qu'il a
négligé ses dossiers au développement économique. Il a voulu étouffer le
scandale des FIER pour cacher son incurie", a ajouté Mme Marois. On pourrait
aussi ajouter, notamment, Laurent Lessard, dénoncé par la Protectrice du
citoyen pour avoir mal géré la crise du fromage; Nathalie Normandeau, pour
avoir fermé les yeux sur les problèmes à Montréal; Michelle Courchesne, qui
est incapable de livrer un plan musclé de lutte au décrochage scolaire;
Jacques Dupuis, pour son entêtement dans le cas de l'enquête publique du
coroner pour la mort du jeune Freddy Villanueva; Marguerite Blais, qui a perdu
le lien de confiance avec les regroupements d'aînés. Il faut aussi se demander
si la charge du ministère de la Santé n'est pas trop lourde pour Yves Bolduc.
    Pour le Parti Québécois, la gestion du gouvernement libéral se
caractérise aussi par l'absence de suivi. "Il est totalement inacceptable de
constater, par exemple, que l'Assemblée nationale a adopté des lois en 2006 et
2007, comme celle sur les dons d'organes et celle sur la sécurité dans les
piscines, et que ces lois, trois ans plus tard, ne sont toujours pas en
vigueur. C'est l'illustration parfaite d'un gouvernement tape-à-l'oeil qui
donne l'impression de bouger mais qui n'exerce aucun suivi, a dénoncé Mme
Marois. L'autre cas le plus patent, c'est l'absence de suivi au cri d'alarme
lancé dès 2005 par les pathologistes mais dont le gouvernement libéral a fait
la sourde oreille, a-t-elle indiqué. Elle se demande par ailleurs où est le
Plan Nord. "Ce plan n'est que dans la tête du premier ministre. Aussi bien
dire qu'il n'existe pas! Pourtant, Jean Charest a fait une élection là-dessus.

    UN GOUVERNEMENT TROP INSPIRE PAR SUN TZU

    La chef de l'opposition officielle a aussi dénoncé l'absence d'objectifs
clairs. "Depuis que les libéraux sont au pouvoir, on attend plus longtemps à
l'urgence; le taux de décrochage scolaire a augmenté, on refuse de s'y
attaquer avec ardeur et la ministre de l'Education est incapable d'admettre
qu'il s'agissait d'un drame national; on refuse de se fixer des objectifs et
des échéanciers pour régler les 8,8 G$ de contentieux avec Ottawa. La gouverne
Sun Tzu, celle qui dit que celui qui ne se fixe pas d'objectifs ne risque pas
de les atteindre, doit cesser", a indiqué Pauline Marois.
    Elle reproche l'incapacité du gouvernement libéral à régler les
contentieux avec le gouvernement fédéral. "En quelques jours, l'Ontario a
harmonisé sa taxe de vente avec la TPS et a obtenu 4,3 G$; 19 ans après
l'avoir fait, le Québec attend toujours 2,6 G$, et ce, malgré une motion
unanime de la Chambre des communes. Faut le faire! Nos travailleurs forestiers
ont obtenu des miettes du gouvernement fédéral; pendant ce temps, les
travailleurs de l'automobile ont reçu 7,1 G$. Le fédéralisme de correspondance
a de graves conséquences pour les Québécois. Quand Jean Charest, comme premier
ministre du Québec, va-t-il enlever son costume de Capitaine Canada et obtenir
le butin des Québécois?", a vivement dénoncé Pauline Marois.

    UN GOUVERNEMENT AU SENS ETHIQUE DOUTEUX

    Pour sa part, le leader de l'opposition officielle, Stéphane Bédard,
constate que, si le nombre de projets de loi adoptés est important, il n'en
demeure pas moins que plusieurs autres n'ont toujours pas été adoptés alors
que, dans plusieurs cas, les travaux allaient rondement. D'autres projets de
loi, notamment celui sur l'éthique, sont reportés à cet automne car le
gouvernement libéral a présenté un projet de loi en catastrophe pour masquer
son sens éthique douteux.
    "Pourquoi le premier ministre Jean Charest refuse-t-il toujours de créer
un poste de commissaire à l'éthique, tel qu'il s'y était engagé en 2003? Ce
commissaire aurait pu accompagner les parlementaires pour la rédaction d'un
code d'éthique et de déontologie qui respecte les principes de base en matière
d'éthique. Le débat est repoussé à l'automne. Au minimum, le premier ministre,
qui devra nécessairement remanier son Conseil des ministres devant
l'essoufflement de son gouvernement, doit relever les standards dans ses
directives pour empêcher les conflits d'intérêts. Autoriser un ministre à
posséder une entreprise qui transige avec l'Etat est inacceptable. En ce sens,
la situation est intenable et inacceptable pour le ministre David Whissell qui
doit être retiré du Conseil des ministres ou se départir de sa compagnie.
Jamais nous accepterons un tel retour en arrière. Cette situation n'existait
même pas du temps de Duplessis", a indiqué Stéphane Bédard.
    Le député de Chicoutimi rappelle que, malgré la demande du DGE, le boni
du patron versé au premier ministre par le Parti libéral n'est toujours pas
précisé dans le rapport annuel du PLQ. "Le premier ministre a modifié trois
fois sa directive sur les conflits d'intérêts et, à chacune des occasions, il
a refusé de régulariser sa propre situation afin de l'obliger à inscrire la
double rémunération que lui verse son parti depuis 11 ans, mais connue du
public depuis l'an passé seulement. Cela en dit long sur le sens éthique de ce
gouvernement", s'est désolé M. Bédard.
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Renseignements :

Renseignements: Eric Gamache, Attaché de presse, Aile parlementaire du
Parti Québécois, (418) 643-2743


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