Bilan de la session parlementaire - FIASCO LIBERAL: RAPPORTS TABLETTES ET MULTIPLES CAFOUILLAGES



    QUEBEC, le 20 juin /CNW Telbec/ - La députée de Charlevoix et chef du
Parti Québécois, Pauline Marois, et le député d'Abitibi-Ouest et leader
parlementaire, François Gendron, ont dressé aujourd'hui un bilan peu reluisant
du gouvernement Charest au cours de la dernière session parlementaire.
    Les derniers mois ont été marqués par la mise sur les tablettes de
multiples rapports, un espèce de gouvernement parallèle où se rassemblent de
multiples réflexions payées à grands frais par les contribuables. "Le
gouvernement en place a commandé une vingtaine de rapports et gaspillé des
millions de dollars parce qu'il a refusé les recommandations et les
conclusions avant même leur publication. Cela illustre d'abord assez bien
jusqu'à quel point le gouvernement fait du surplace, mais cela illustre
parfaitement la dernière session parlementaire qui vient de se terminer : le
gouvernement Charest est affligé par la peur et l'angoisse de déplaire. Or, à
force de ne rien faire, cela finira par coûter cher", a déclaré Pauline
Marois.

    LE BOIS QUEBECOIS POUR CONSTRUIRE DES TABLETTES!

    Mme Marois a déploré l'absence de leadership de la part du premier
ministre pour bien répondre au rapport le plus attendu, celui de la Commission
Bouchard-Taylor. "La seule réponse gouvernementale au malaise identitaire aura
été des pages de publicité pour réitérer les valeurs québécoises qu'il n'a
même pas le courage d'inscrire dans la Charte québécoise des droits et
libertés? La question des accommodements raisonnables demeure entière et
essentiellement juridique. La réponse gouvernementale devrait également être
juridique", a indiqué la chef du Parti Québécois, qui dénonce également le peu
d'efforts consentis par le gouvernement Charest pour renforcer la langue
officielle du Québec, la langue française.

    PITOYABLE GESTION LIBERALE DE L'ETAT QUEBECOIS

    Pour la chef du Parti Québécois, la gestion pitoyable libérale de l'Etat
québécois a été abondamment illustrée par de multiples cafouillages dont les
Québécois devront assumer, tôt ou tard, la facture :

    - UQAM
    - CHUM
    - Autoroute 30
    - Hippodromes
    - Finances publiques
    - 30 M$ à vie aux villes les plus riches du Québec

    A lui seul, le fiasco libéral de l'UQAM, dont la perte nette dépassera le
demi-milliard de dollars, prive les Québécois d'investissements majeurs qui
pourraient être faits. "Si l'actuel député de Chateauguay avait fait son
travail plutôt que de fermer les yeux par simple paresse, 50 000 familles
pourraient espérer avoir une place en services de garde", a illustré
Pauline Marois.
    Ce fiasco s'ajoute à celui du CHUM, un véritable éléphant blanc libéral
dont l'issue est toujours inconnue, tout comme celui du tronçon de l'autoroute
30, prévu dans les terres agricoles, et dont les dépassements de coûts sont de
l'ordre de 200 %, passant de 110 M$ à 305 M$ pour l'instant. Il y a également
la privatisation ratée des hippodromes du Québec, un véritable cafouillage
dont les fonds publics qui pourraient y être engloutis atteignent le milliard
de dollars. C'est sans compter également la confirmation, par le Vérificateur
général, que les finances publiques du Québec, malgré le beau discours libéral
depuis cinq ans, sont dans le rouge pour 5,8 G$. A ces fiascos, on doit
ajouter le versement de 30 M$ à vie aux villes les plus riches du Québec, les
15 villes défusionnées sur l'île de Montréal. Pour le Parti Québécois, il
s'agit d'une décision qui exprime bien la philosophie du gouvernement Charest,
celle du chacun pour soi et où le partage de richesse n'a plus de sens.
    "Tout ce qui a été fait, annoncé, promis ou versé par Jean Charest depuis
qu'il est au pouvoir a été permis parce qu'il a fait le choix d'utiliser la
carte de crédits de nos enfants. C'est assez inimaginable que le gouvernement
Charest souhaite revenir à la gestion libérale du début des années 90, sabrer
l'héritage et les nombreux sacrifices nécessaires pour atteindre le déficit
zéro et tout ça, avec la complicité inexplicable de Mario Dumont qui,
rappelons-le, a voté pour le budget", a dénoncé la chef du Parti Québécois.

    L'INACTION LIBERALE CONFIRMEE

    Elle a également exprimé son désarroi devant l'inaction libérale pour
régler les problèmes en santé, malgré les belles promesses de 2003. La
dernière session aura été particulièrement marquée par la mauvaise gestion des
blocs opératoires, la crise des soins intensifs, le retard à mettre en place
des mesures structurantes pour aider les infirmières à bout de souffle. Elle a
particulièrement rappelé la question de la congestion des urgences, rappelant
qu'en 2003, les Québécois attendaient 16,5 heures pour se faire soigner et
attendent toujours en 2008 16,5 heures.
    Mme Marois ne comprend toujours pas l'impassibilité du gouvernement
devant le manque criant de places en services de garde, réclamées par des
milliers de parents. "Le gouvernement dit être à l'écoute des citoyens. Il
devrait entendre ceux qui se plaignent du manque de planification du
gouvernement à cet égard", a-t-elle suggéré. A cela s'ajoute le fait que le
gouvernement Charest préfère hausser les cotisations du Régime québécois
d'assurance parentale plutôt que de défier le gouvernement fédéral qui refuse
de renégocier l'entente et qui refuse toujours de régler les multiples
contentieux financiers avec le Québec.

    UN PLAN VIGOUREUX POUR LIMITER LES DEGATS DE LA CRISE ENERGETIQUE QUI
    S'ANNONCE

    Elle a aussi réclamé à nouveau un plan concret et précis de la part du
gouvernement pour une offre accrue de transport en commun dès le mois de
septembre afin que les familles puissent mieux faire face à la hausse du prix
de l'essence, suggérant même un plan d'action vigoureux pour faire face à la
crise énergétique qui s'annonce. "Tous les signaux sont en place pour que
cette question du prix de l'essence affecte dramatiquement l'économie du
Québec déjà chancelante. L'urgence d'un plan est manifeste", a ajouté
Mme Marois. Elle invite également le gouvernement Charest à sortir de sa
torpeur dans la crise forestière qui se poursuit. "Les drames humains se
multiplient. Les travailleurs forestiers et leur famille attendent toujours
que le gouvernement Charest leur lance une bouée de sauvetage", a déploré
Pauline Marois.

    UN PARLEMENT DE COHABITATION?

    De son côté, le leader parlementaire du Parti Québécois, François
Gendron, a clairement démontré que la cohabitation dont se gargarise le
gouvernement Charest est purement virtuelle. "Nous avons déposé trois projets
de loi qui ont pour nous une dimension humaine et sociale importante et qui
font largement consensus dans la société, qu'il s'agisse de la reconnaissance
de l'eau comme patrimoine collectif, de l'exclusion des pensions alimentaires
dans le calcul de programmes sociaux ou encore d'une aide réelle aux
municipalités pour donner un peu de souffle aux propriétaires fonciers. Or,
jamais le gouvernement Charest n'a voulu aller de l'avant, pas plus qu'avec
les autres projets de loi de l'opposition. Agir ainsi et dire que l'on
cohabite, c'est d'abord faire preuve d'arrogance dont les libéraux sont passés
maîtres, mais c'est aussi clairement nier la réalité", a déclaré François
Gendron.

    L'ELASTICITE DE L'ETHIQUE LIBERALE

    M. Gendron a rappelé que, malgré l'insistance des députés du Parti
Québécois, l'éthique du premier ministre du Québec demeure toujours élastique
puisqu'il n'a toujours pas agi en toute transparence sur les 75 000 $ qu'il
reçoit du Parti libéral du Québec. "Le gouvernement a voulu éluder la question
en avril en misant pour un code d'éthique des parlementaires. Or, les
discussions progressent trop lentement, le leader de l'ADQ, Sébastien Proulx,
ayant affirmé qu'il n'était pas convaincu de la nécessité d'un tel code
d'éthique, a indiqué M. Gendron. L'émission d'un simple communiqué de presse
demeure la seule défense du premier ministre. Dans un tribunal, un communiqué
de presse ne vaut rien, ça prend des documents officiels", a-t-il poursuivi.
    "Le Québec a d'importants défis à relever. Les Québécois ont besoin d'un
gouvernement d'action, pas d'un gouvernement qui ne s'occupe que de belles
images et de voeux pieux", a conclu Pauline Marois.
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Renseignements :

Renseignements: Eric Gamache, Attaché de presse, Aile parlementaire du
Parti Québécois, (418) 644-9318


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