Bilan 2009 des perspectives du marché du travail - Le transport, l'énergie, la santé, la construction, l'agroalimentaire et le génie : des secteurs qui embauchent



    MONTREAL, le 20 janv. /CNW Telbec/ - "Il y a de la place pour la
main-d'oeuvre qualifiée dans la plupart des secteurs d'emploi au Québec. Le
transport, l'énergie, la santé, la construction, l'agroalimentaire et le
génie, pour ne nommer que ceux-là, ont toujours des postes à pourvoir", a
affirmé Patricia Richard, directrice générale des contenus pour Jobboom.com, à
l'occasion du dévoilement de la 12e édition du Bilan des perspectives du
marché du travail.
    La conférence de presse marquait également le lancement de l'ouvrage Les
Carrières d'avenir 2009. L'événement s'est tenu à l'Institut de chimie et de
pétrochimie (ICP) du Collège de Maisonneuve en présence de Michelle
Courchesne, ministre de l'Education, du Loisir et du Sport: André Caron,
président de la Fédération des commissions scolaires du Québec; Gaetan
Boucher, président-directeur général de la Fédération des cégeps; Nina
Tourigny, agente de communications, Chambre de l'assurance de dommages,
Coalition pour la promotion des professions en assurance de dommages; Danielle
Talbot, coordonnatrice Synergie opérationnelle, Processus et recrutement et
dotation Mouvement, Direction exécutive, Planification et développement des
ressources humaines, Mouvement des caisses Desjardins; Martin Demers,
directeur de l'ICP et de Patricia Richard, directrice générale des contenus,
Editions Jobboom.

    Jusqu'à 100 000 postes à pourvoir

    Par exemple, le seul secteur de l'énergie maintient sa prévision de
recruter quelque 100 000 personnes d'ici à 2015 parce que les grands projets
se multiplient tandis que des milliers de travailleurs se préparent à prendre
leur retraite. "Le besoin de main-d'oeuvre sera aussi important dans le
transport routier, où les travailleurs ont en moyenne 55 ans. Quelque 30 000
nouveaux travailleurs devront intégrer cette industrie d'ici cinq ans, surtout
des conducteurs et des mécaniciens."
    Même dans les secteurs qui ralentissent leurs activités en raison de la
crise, comme les mines, on songe déjà à l'après-récession. "Le secteur n'ayant
presque pas renouvelé son bassin de main-d'oeuvre pendant une décennie, les
experts maintiennent qu'il faudra quelque 2 600 nouveaux travailleurs dans les
mines au cours des prochaines années, et ce, même si l'afflux de capitaux a
diminué à la fin de 2008, hypothéquant plusieurs projets d'exploration", a dit
Mme Richard.

    La crise, et après?

    "Il faut dépasser les réflexes de court terme et les commentaires
alarmistes, a ajouté madame Richard. Cela a marqué la récession des années 90
et a conduit à des baisses dramatiques d'inscriptions dans les programmes
reliés à des secteurs alors en difficulté. Les conséquences se font encore
sentir aujourd'hui. Quand ces secteurs entrent dans un cycle de reprise alors
que les travailleurs et les étudiants les ont boudés pendant plusieurs années,
la situation est problématique. De surcroît, la décroissance de la population
active que connaît le Québec oblige à une meilleure planification de la
main-d'oeuvre, peu importe le contexte économique."
    Simon Prévost, vice-président Québec de la Fédération canadienne de
l'entreprise indépendante, confirme que la situation économique actuelle
n'annule pas les besoins de relève. "Le vieillissement de la main-d'oeuvre est
une tendance à moyen et à long terme, alors que le ralentissement économique,
on n'en parlera peut-être plus dans un an. Certains secteurs continueront
d'être en pénurie (de personnel), même à travers le ralentissement. La
formation est une solution, mais elle ne s'organise pas en deux temps, trois
mouvements. On doit la prévoir et continuer à former les gens, même en période
de ralentissement."

    Secteurs de choix

    Aérospatiale : Malgré des difficultés enregistrées en 2008 du côté des
transporteurs et des entreprises de réparation et d'entretien, le secteur
tient bon. Bombardier, notamment, prévoit créer des postes au cours des huit
prochaines années pour la réalisation des appareils de sa CSeries. Le besoin
de main-d'oeuvre touche aussi la relève, car les départs à la retraite
laissent 1 400 postes à pourvoir annuellement.

    Agriculture : Chaque été, les 13 centres d'emploi agricole du Québec
peinent à répondre à la moitié des offres d'emploi qu'ils reçoivent. Par
ailleurs, comme 40,7 % des agriculteurs ont plus de 55 ans, les retraites
créeront de plus en plus d'occasions d'emploi d'ici quelques années, notamment
en production laitière, porcine et horticole.

    Assurances : En assurance de dommages, les courtiers, les agents, les
experts en sinistres et les souscripteurs sont recherchés. Les 26
établissements d'enseignement qui offrent une formation dans ce domaine
fournissent au marché quelque 1 000 nouveaux diplômés par an. Au total, 1 400
postes sont à pourvoir d'ici à la fin de 2010 en raison des besoins croissants
de l'industrie et des départs à la retraite. Ceux-ci seront nombreux au cours
des prochaines années, car les conseillers en sécurité financière ont, en
moyenne, 47 ans.

    Biotechnologie et pharmaceutique : Les quelque 225 entreprises qui
oeuvrent dans ce secteur emploient au total 20 000 personnes. Même si
l'industrie est relativement jeune et qu'elle ne connaît pas la menace des
départs massifs à la retraite, le besoin de personnel est constant depuis
quelques années, surtout dans quelques postes-clés : technicien de laboratoire
(chimie, biotechnologie et santé animale), chimiste, analyste en assurance
qualité, opérateur en bioprocédés et opérateur en procédés de fabrication
pharmaceutique. La croissance d'entreprises de produits génériques favorise
l'embauche de ces travailleurs.

    Construction : Selon la Commission de la construction du Québec, le
secteur du génie civil soutient actuellement la demande de main-d'oeuvre
tandis que les secteurs résidentiel, institutionnel et commercial subissent
une baisse de régime. L'organisme maintient néanmoins ses prévisions et estime
toujours avoir besoin en moyenne de 14 000 nouveaux travailleurs par année
jusqu'en 2012. En 2009, les écoles diplômeront entre 6 000 et 6 200 personnes
pour l'ensemble des métiers de la construction. Dans trois ans, on souhaite en
diplômer au moins 7 000, car c'est le nombre dont on a besoin, même quand
l'industrie se porte moins bien, juste pour remplacer les personnes qui
quittent.

    Energie : La stratégie énergétique du gouvernement du Québec, qui vise le
développement de nouvelles sources d'énergie renouvelable, devrait créer d'ici
à 2015 quelque 100 000 emplois, dont 25 000 à 30 000 pour la réalisation de 15
parcs éoliens. La dérivation des eaux de la rivière Rupert à des fins de
production hydroélectrique devrait fournir du travail à 27 000 personnes au
cours des cinq prochaines années. Les départs à la retraite sont aussi
nombreux dans le secteur : Hydro-Québec compte remplacer 7 000 travailleurs
entre 2008 et 2016. Du côté de Gaz Métro, c'est 24 % du personnel qui sera
admissible à la retraite d'ici à 2012.

    Fabrication métallique industrielle : D'ici à 2012, l'emploi dans le
secteur devrait progresser de 1,6 % annuellement, en raison de la demande de
matériel dans le domaine éolien et du transport. Les entreprises sont peu
touchées par la concurrence asiatique. Comme les produits entraînent des coûts
élevés de transport, les clients nord-américains préfèrent des fournisseurs
installés à proximité. Au moment de mettre sous presse, il était toutefois
trop tôt pour connaître l'impact de la crise financière sur le secteur. Mais
comme les travailleurs ont en moyenne 45 ans, les employeurs tentent de
retarder les départs à la retraite. D'autant plus que le nombre de diplômés
dans les métiers liés au secteur a diminué.

    Informatique et logiciel : Le secteur de l'informatique se porte bien au
Québec. Le nombre d'emplois est passé de 40 000 en 2001 à environ 53 000 en
2006, et la demande ne cesse de croître. Les entreprises spécialisées dans les
services informatiques recherchent fréquemment de nouveaux employés, mais la
moitié des emplois sont offerts par des entreprises d'autres secteurs. On
peine à pourvoir les postes vacants. D'ici à 2011, c'est 33 000 nouveaux
travailleurs qui devront être recrutés pour répondre à la demande.

    Ingénierie : La demande d'ingénieurs est grande dans toutes les
spécialités, notamment en génie informatique et logiciel, mécanique et
électrique. Les perspectives d'emploi sont également très bonnes pour les
ingénieurs civils et de la construction en raison des nombreux chantiers de
réfection des infrastructures en cours et prévus pour les prochaines années.
En 2008, 200 des plus grands employeurs d'ingénieurs au Québec prévoyaient
embaucher quelque 2 650 ingénieurs et environ 980 finissants en génie. Les
technologues professionnels sont également très recherchés, puisque la relève
de niveau collégial est peu nombreuse.

    Jeu électronique et multimédia : Le nombre d'employés de l'industrie est
passé de 1 200 en 2002 à plus de 6 000 en 2008, et de nouvelles embauches sont
prévues, surtout avec l'arrivée du jeu électronique sur téléphone cellulaire.
Le Québec compte un plus grand nombre d'emplois que de travailleurs. Les
entreprises de développement de jeux recherchent surtout des candidats
possédant un baccalauréat ou une maîtrise, sauf en ce qui a trait aux
graphistes et aux designers pour qui un diplôme d'études collégiales ou
professionnelles est jugé suffisant.

    Santé : Pour combler son besoin de main-d'oeuvre jusqu'en 2012-2013, le
réseau public aura besoin annuellement de 4 100 infirmières, 267
physiothérapeutes, 209 technologues en radiodiagnostic, 116 orthophonistes et
106 pharmaciens en établissement de santé. Par ailleurs, le secteur privé
prend de plus en plus d'importance et recrute aussi une partie des
travailleurs qualifiés. Cependant, les établissements d'enseignement ne
diplôment pas suffisamment de finissants pour répondre à ces besoins.

    Services financiers : Depuis quelques années, les banques, les cabinets
de courtage et les caisses connaissent un manque persistant de main-d'oeuvre.
La relève ne suffit pas à remplir les emplois vacants, en plus des départs à
la retraite qui laisseront de nombreux postes à pourvoir. Au total, 20,5 % des
conseillers en sécurité financière quitteront le marché du travail entre 2011
et 2015. Puis, une autre proportion de ces travailleurs (19,3 %) devrait
s'ajouter au rang des retraités entre 2016 et 2020.

    Transformation alimentaire et commerce de l'alimentation : Les commerces
de l'alimentation font face à un problème de rétention de personnel. Leur
main-d'oeuvre jeune occupe souvent des emplois de façon temporaire pendant les
études. Pour combler leurs besoins de travailleurs, les entreprises se
tournent donc vers les personnes retraitées à qui elles offrent, par exemple,
des emplois de commis. En transformation alimentaire, les employeurs recrutent
déjà en prévision de vagues de départs à la retraite qui débuteront en 2012.

    Le facteur environnement

    Fait intéressant, on voit émerger depuis un an une demande accrue pour
les diplômés en écologie et en biologie, de l'ordre de 286 offres pour 9
diplômés en biologie et 301 offres pour les 15 sortants en écologie de
l'Université de Sherbrooke. De nouvelles réglementations relatives à
l'environnement favorisent également les diplômés du collégial du secteur de
la chimie et de la pétrochimie, notamment. Le génie alimentaire, offert
seulement à l'Université Laval, a aussi connu une forte demande de 88 offres
d'emploi pour ses 8 diplômés, possiblement attribuable à la plus grande
attention portée à la qualité et au contrôle alimentaire à la suite de la
crise de la listériose.

    Pour en savoir plus

    Le guide Les carrières d'avenir 2009 découle d'une importante enquête
menée entre juin et novembre 2008 auprès de quelque 400 intervenants des
milieux industriel, professionnel et scolaire. L'ouvrage de plus de 300 pages
regroupe les statistiques les plus récentes, ainsi que les analyses et
l'information essentielles à la compréhension du marché du travail québécois.
Le guide comprend également les coordonnées des ressources indispensables.

    Un bilan complet

    
    - Une sélection de 150 formations gagnantes
    - L'emploi dans les 17 régions du Québec
    - Une tournée de 39 secteurs d'activité importants

    Des dossiers éclairants

    Orientation scolaire
    - Le processus démystifié
    - L'art de guider son ado
    - Des réponses à 10 questions courantes

    Autres dossiers
    - Des formations mal connues... mais recherchées
    - Fabrication métallique industrielle : des emplois sur mesure!
    - Energie : ressources à renouveler
    

    Deux bourses d'études à gagner!

    Jobboom.com, en collaboration avec Desjardins, offre aux étudiants la
possibilité de gagner l'une des deux bourses de 2 000 $ chacune.
    Le concours se termine le 26 février 2009. Le tirage aura lieu le 2 mars
2009.
    Tous les détails à la page 320 du guide Les carrières d'avenir 2009.

    Les carrières d'avenir 2009, Les éditions Jobboom, 324 pages, 17,95 $

    Les Editions Jobboom est une division de Jobboom.com, le site d'emploi de
Canoe.ca.

    A propos de Canoe.ca

    Filiale de Quebecor Media, Canoe.ca est un chef de file du média
interactif au Canada, tant sur la scène locale que nationale, en offrant des
nouvelles, du divertissement et des services qui contribuent à informer et à
faire interagir les Canadiens. Selon les données de novembre 2007 de la firme
comScore Media Metrix, Canoe.ca reçoit plus de 8,8 millions de visiteurs
uniques par mois au Canada, dont plus de 4,4 millions au Québec. Ce portail
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Renseignements :

Renseignements: Andrée Peltier, Relations publiques Andrée Peltier,
(514) 846-0003, Cellulaire: (514) 944-8689, apeltier@ca.inter.net; Jean-Pierre
St-Gelais, La Fédération des commissions scolaires du Québec, Cellulaire:
(514) 458-8572; Source: Jobboom.com


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