Bedford - Fermeture sauvage d'une usine de 124 ans



    BEDFORD, QC, le 27 sept. /CNW Telbec/ - "La fermeture de l'usine
d'aiguille à tricoter industrielles Exeltor à Bedford, après 124 ans
d'opération, est un geste sauvage posé au mépris des employés et des lois
québécoises," affirme Sylvain Martin, directeur régional québécois des
Travailleurs canadiens de l'automobile (TCA), qui représentent 117 des
140 employés de l'usine.
    "Cette fermeture survient pendant une campagne électorale où l'on voit un
premier ministre Harper totalement indifférent de la crise de l'emploi dans le
secteur manufacturier," de remarquer le syndicaliste. "On se demande ce
qu'entend faire le candidat conservateur du comté face à cette situation de
crise."
    La compagnie mère, l'Allemande Groz-Beckert, qui a acquis l'usine il y a
une dizaine d'années, a annoncé jeudi aux salariés qu'ils perdaient
définitivement leur travail le jour même. Selon la négociatrice du syndicat,
Diane Mimeault, le syndicat n'a jamais été informé de quelque possibilité de
fermeture que ce soit, pas plus d'ailleurs que le ministère québécois du
Travail. On sait pourtant qu'en cas de licenciement collectif, un préavis doit
être signifié au Ministère à l'association accréditée. Un comité de
reclassement doit aussi être mis en place conjointement par le ministère,
l'employeur et le syndicat.
    "Les travailleurs et travailleuses de Bedford sont syndiqués depuis
1943," de rappeler Mme Mimeault. A plusieurs reprises, ils ont accepté
d'assouplir leurs conditions de travail en négociation pour accroître la
performance de l'usine et améliorer la compétitivité de la compagnie.
Aujourd'hui, on nous dit que les opérations ne seront pas transférées
ailleurs. Pourtant, il y a quelques mois, des démarches étaient en cours pour
ouvrir de nouvelles installations au Vietnam. On sait aussi que la compagnie
produit en Chine..."
    "C'est un coup dur pour la population de Bedford qui compte moins de
3000 habitants," de dire Sylvain Martin. "C'est surtout un drame pour les
travailleurs et travailleuses, dont la plupart comptent plusieurs années de
service et qui auront beaucoup de mal à se faire réembaucher."
    Depuis l'annonce de la fermeture, le syndicat fait maintenant tout pour
provoquer une rencontre avec l'employeur. "Nous entendons bien sûr faire
respecter tous les droits prévus à la convention collective et à la Loi,"
précisent les représentants syndicaux des TCA-Québec. "Mais, nous voulons
surtout tout mettre en oeuvre pour convaincre la compagnie de revenir sur sa
décision et sauver les emplois."




Renseignements :

Renseignements: André Leclerc, (514) 349-9864, solidaricom@yahoo.ca;
Diane Mimeault, (514) 465-9323; Source: Syndicat national de l'automobile, de
l'aérospatiale, du transport et des autres travailleurs et travailleuses du
Canada (TCA-Québec-FTQ)

Profil de l'entreprise

Syndicat des Travailleurs canadiens de l'automobile (TCA-Québec)

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