Banque CIBC : la hausse du prix de l'essence pourrait coûter 12 G$ de plus aux Canadiens en 2011

TORONTO, le 11 avril /CNW/ - Si la hausse de près de 25 % du prix de l'essence observée depuis la fin de 2010 se maintient, les ménages canadiens devront débourser 12 G$ de plus à la pompe en 2011, selon un nouveau rapport de Marchés mondiaux CIBC inc.

Dans la dernière édition de son rapport Portrait des consommateurs canadiens, Benjamin Tal, économiste en chef adjoint à la Banque CIBC, souligne qu'en 2010, la facture énergétique totale des ménages canadiens a dépassé légèrement 88 G$. « Si la récente hausse du prix de l'énergie se poursuit et si l'on tient pour acquis que l'élasticité-prix sera la même qu'en 2007-2008, cette facture augmentera de plus de 12 G$, ou près de 950 $ par ménage, en 2011. C'est l'équivalent d'une hausse de 7 % du fardeau fiscal moyen au Canada. »

Les ménages canadiens consomment le tiers de l'énergie mobilisée par l'économie dans son ensemble, l'essence représentant environ la moitié de leur consommation.

Comme l'a indiqué M. Tal, le prix de l'essence approche du niveau où il se trouvait à l'époque du choc pétrolier de 2008. En dollars constants, il se situe maintenant à un niveau plus élevé de 30 % que celui où il se trouvait lors du choc de 1991. On estime aujourd'hui que les dépenses en essence en tant que portion du revenu disponible se situent à moins de un demi-point de pourcentage du sommet atteint en 2008, et ce sommet a déjà été atteint si on mesure ce paramètre par rapport aux ventes au détail totales au Canada.

Si l'ensemble des Canadiens ressent l'effet de la hausse des prix à la pompe, ce sont les ménages à faible et à moyen revenu qui sont les plus éprouvés par celle-ci.

« Les ménages à revenu élevé sont plus à même d'absorber la hausse de leur facture énergétique sans devoir sabrer leurs dépenses non liées à l'énergie », a déclaré M. Tal. « Autrement dit, la hausse de ces coûts est largement assumée par leurs économies. Cependant, la situation est tout à fait différente pour les Canadiens à faible et à moyen revenu, car l'énergie constitue une proportion nettement plus grande de leurs dépenses globales. Par exemple, les ménages à faible revenu consacrent une proportion au moins deux fois plus élevée de leurs revenus à l'énergie que ceux dont le revenu est élevé. »

Cela dit, le fait que le prix du carburant rogne une plus grande partie du salaire hebdomadaire des Canadiens n'incitera pas ceux-ci à délaisser leur voiture au profit de l'autobus d'ici à ce que les prix redescendent, selon M. Tal. « Si le passé est garant de l'avenir, la hausse des prix n'aura pas d'incidence à court terme sur la demande en essence. Lors du dernier choc énergétique, la hausse de 40 % des prix observée d'octobre 2007 à juillet 2008 n'a entraîné pratiquement aucun changement dans le volume global de la consommation d'essence.

« Les automobilistes canadiens ont consommé 3,5 milliards de litres d'essence au mois de juillet 2007 alors que le prix du carburant était de 100 cents le litre, et ils ont continué de consommer 3,5 milliards de litres par mois quand l'essence était à 140 cents le litre. »

Les Canadiens ont plutôt diminué leurs achats de véhicules et de pièces automobiles ainsi que d'articles non essentiels : équipement de sport, vêtements et articles de soins personnels, entre autres. M. Tal a également fait valoir que la hausse du prix de l'essence a eu des répercussions sur les habitudes alimentaires des Canadiens.

« De toute évidence, la hausse des prix du carburant a donné lieu à une réaffectation des dépenses entre les différentes catégories de biens liés à la consommation d'aliments, et dans ces catégories elles-mêmes », a-t-il souligné. « Avec la hausse du prix de l'essence, les consommateurs se rendent au supermarché plutôt qu'au restaurant. Et au supermarché, ils privilégient les articles en solde à ceux à prix courant. On estime que la hausse de 25 % du coût du carburant entraînera, en moyenne, une diminution de 2 % à 3 % du montant net consacré à un produit d'épicerie. »

Il ajoute que les consommateurs canadiens ressentiraient encore davantage l'effet de la hausse du prix du carburant si la valeur du dollar canadien n'avait pas récemment augmenté. « L'appréciation du huard a atténué l'impact de la hausse du prix de l'essence pour les consommateurs canadiens. Le prix de l'essence au Canada a augmenté de 23 % depuis septembre 2010, alors qu'il a grimpé de 32 % aux États-Unis. Cet écart est essentiellement attribuable à l'appréciation de 8 % de la valeur du dollar canadien par rapport à celle du billet vert depuis septembre 2010. Il est aussi imputable, dans une moindre mesure, au fait que la taxe sur l'essence est ici largement fixe.

« Peu importe l'angle sous lequel on examine la question, la hausse du coût de l'énergie grève considérablement le budget des ménages canadiens. Cette situation peut non seulement influer sur la vitesse et la nature de la croissance de la consommation des ménages, mais aussi sur la santé du secteur du commerce de détail au Canada. »

Vous pouvez consulter le rapport intégral de Marchés mondiaux CIBC à : http://research.cibcwm.com/economic_public/download/cw-20110411.pdf.

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SOURCE Banque CIBC

Renseignements :

Benjamin Tal, économiste en chef adjoint, Marchés mondiaux CIBC, 416 956-3698, benjamin.tal@cibc.ca, ou Kevin Dove, Communications et affaires publiques, 416 980-8835, kevin.dove@cibc.ca.


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