Avis aux médias - Semaine de la dignité des personnes assistées sociales - "La discrimination dans la recherche d'un logement: une réalité"



    MONTREAL, le 5 mai /CNW Telbec/ - Profitant de la semaine de la dignité
des personnes assistées sociales, plusieurs regroupements nationaux unissent
leur voix pour dénoncer la discrimination lors de la recherche de logement et
revendiquer que le gouvernement encadre juridiquement le processus de
location. France Emond du Regroupement des comités logement et associations
des locataires du Québec explique : "En l'absence de loi pour réglementer
toute la période qui précède la signature d'un bail, il est impossible
d'assurer le droit d'accès au logement et mettre un terme à la
discrimination." Cette discrimination peut être directe, refus de louer à des
personnes sans emploi, à des familles monoparentales, à des jeunes ou à des
personnes immigrantes. Elle peut être également indirecte. Les formulaires de
location, par exemple, sont des outils pour scruter à la loupe la vie des
gens. En effet, seuls le nom, le prénom et l'adresse complète sont nécessaires
à la location d'un logement. La cueillette abusive de renseignements
personnels permet de faire indirectement ce qui est directement interdit :
discriminer et violer le droit au logement des québécois et québécoises.
    Ainsi, les personnes assistées sociales et sans-emploi n'échappent pas à
la discrimination, puisqu'elles ne peuvent pas fournir de références sur un
employeur. Même si leurs habitudes de paiement démontrent leur capacité de
payer le loyer, elles sont souvent refusées en raison même de leur condition
sociale. En l'absence de législation québécoise, c'est la Commission des
droits de la personne et les droits de la jeunesse (CDPDJ) qui intervient en
matière de discrimination. Pour Amélie Châteauneuf, porte-parole du Front
Commun des Personnes Assistées Sociales du Québec, "il n'est pas étonnant que
les gens n'aient pas recours à la CDPDJ, lorsqu'ils sont discriminés pendant
la recherche de logement, puisqu'une telle démarche ne leur garantit pas
l'obtention du logement convoité".
    Quant aux familles, et notamment celles qui sont monoparentales, la
rareté des grands logements (le taux d'inoccupation pour les logements de 3
chambres et + est de 1,3% au Québec) perpétue la discrimination. La situation
est encore pire lorsqu'on cherche un grand logement abordable. Les
propriétaires ont beau jeu de refuser les familles lorsque plusieurs personnes
convoitent le logement.
    Chez les jeunes, la recherche d'un logement est plus souvent qu'autrement
une course à obstacles. Des intervenantEs du Regroupement des Auberges du
coeur trouvent extrêmement décourageante la situation des jeunes qui malgré
tous les efforts déployés pour s'en sortir se retrouvent à la rue après s'être
vu refuser à de nombreuses reprises l'accès à un logement. Prisonnier de
l'image du jeune "à problème", sans emploi stable, sans référence et sans
endosseur, l'accès au logement est quasi impossible.
    Pour les personnes réfugiées, immigrantes ou sans statut, trouver un
logement relève également du défi. Aux difficultés déjà mentionnées,
s'ajoutent le racisme ainsi que la méconnaissance des lois et des pratiques.
Même si cela est illégal, il n'est pas rare de voir des propriétaires exiger
des dépôts aux personnes immigrantes.
    Avec la crise économique qui sévit et la hausse fulgurante des loyers
(27,6% en 8 ans), les organismes communautaires craignent de voir la
discrimination prendre de l'ampleur. Aussi, ils pressent le gouvernement
d'intervenir dans ce dossier en encadrant juridiquement le processus de
location des logements et en interdisant tous les formulaires de demande de
location.

    Signataires : la Fédération des associations de familles monoparentales
et recomposées du Québec, le Front commun des personnes assistées sociales du
Québec, le Regroupement des Auberges du coeur, le Regroupement des comités
logement et associations de locataires du Québec et la Table de concertation
des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes.




Renseignements :

Renseignements: France Emond, porte-parole du RCLALQ, (514) 781-2220,
1-866-521-7114; Amélie Châteauneuf, porte-parole du FCPASQ, (514) 577-3279


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