Augmentation du salaire minimum = diminution de l'emploi : rapport de la FCEI

TORONTO, le 10 févr. /CNW/ - La Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) conteste l'efficacité de la politique canadienne sur le salaire minimum dans un rapport de recherche qu'elle a publié aujourd'hui. Intitulé Le salaire minimum : l'autre perspective, ce rapport révèle que les augmentations du salaire minimum portent atteinte aux personnes qu'elles sont censées aider.

Les propriétaires de PME visent à offrir des salaires concurrentiels en vue d'attirer et de retenir les bons employés. Toutefois, des hausses sensibles du salaire minimum les obligent à réduire les heures de travail et de formation, voire à supprimer des emplois.

Contrairement aux groupes qui affirment que la majoration du salaire minimum ne nuit pas à l'économie, le rapport de la FCEI brosse une image bien différente de l'incidence qu'elle risque d'avoir sur l'emploi. Il estime, par exemple, qu'une hausse de 10 % du salaire minimum dans toutes les provinces coûte jusqu'à 321 300 emplois. Cette perte d'emplois se traduit par un gel de recrutement, une croissance plus lente de l'emploi ou des mises à pied en période de ralentissement économique. « Au moment où l'économie est en mode de reprise graduelle, la dernière chose que les gouvernements devraient envisager est une politique qui entrave davantage la création d'emplois », déclare Martine Hébert, vice-présidente de la FCEI, Québec.

Le salaire minimum varie actuellement entre 8 $ l'heure en Colombie-Britannique à 11 $ l'heure au Nunavut. Depuis 2001, toutes les provinces, sauf la Colombie-Britannique, ont majoré significativement leurs taux de salaire minimum.

Loin d'aider le gouvernement à atteindre son objectif visant à réduire la pauvreté, l'augmentation du salaire minimum alourdit sensiblement les coûts salariaux imposés aux petites entreprises, ce qui ne leur laisse aucun autre choix que de diminuer leurs effectifs. « Les gouvernements devraient envisager d'autres mesures pour que la capacité des PME à créer des emplois ne soit pas compromise », indique Mme Hébert. « Il est temps que les gouvernements provinciaux soient tenus responsables de l'inefficacité de leurs politiques relatives au salaire minimum. »

Le rapport demande aux gouvernements de privilégier des mesures plus pratiques et efficaces, telles que l'allégement fiscal et des initiatives de formation, pour aider les employés à faible revenu. « Les PME tiennent à s'assurer que leurs employés peuvent garder une plus grande portion de leur revenu et parfaire leurs compétences afin d'assumer des fonctions mieux rémunérées », conclut Mme Hébert. « Il est temps d'adopter une autre perspective à l'égard du salaire minimum. »

Le rapport intégral est disponible à www.fcei.ca

En qualité du plus grand groupement de petites et moyennes entreprises du Canada, la FCEI représente Le pouvoir des entrepreneursMC. Créée en 1971, la FCEI définit ses positions selon le point de vue de plus de 108 000 membres au pays provenant de tous les secteurs. Elle procure aux dirigeants de PME une voix forte et convaincante à tous les ordres de gouvernement et contribue à l'essor économique.


SOURCE FEDERATION CANADIENNE DE L'ENTREPRISE INDEPENDANTE

Renseignements :

ou pour obtenir une entrevue avec Martine Hébert, veuillez contacter Marie Vaillant au 514 861-3234

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