Audiences nationales de la CAAAQ - Cap sur les produits de chez nous, défend vigoureusement l'UPA



    MONTREAL, le 6 sept. /CNW Telbec/ - "Ca nous prend des mesures concrètes
pour renforcer nos politiques agricoles et la place de nos produits sur les
tablettes, ici comme à l'étranger, si on veut d'un avenir viable pour notre
agriculture et notre agroalimentaire. Il faut plus que jamais mettre le cap
sur les produits de chez nous. C'est beaucoup ça, l'avenir!"
    "Heureusement, une foule de mesures sont à la portée de nos gouvernements
à cet égard. Le mémoire de l'UPA leur en propose un vaste choix", d'indiquer
le président de l'Union des producteurs agricoles, Laurent Pellerin, à
l'occasion des audiences nationales de la Commission sur l'avenir de
l'agriculture et de l'agroalimentaire québécois (CAAAQ), aujourd'hui, à
Montréal.
    "Pour commencer, de souligner le président de l'UPA, nos gouvernements
doivent plaider vigoureusement, sur la scène internationale, le droit des pays
à préserver leur souveraineté alimentaire, y compris la gestion de l'offre
telle que nous la pratiquons ici. Ils doivent également défendre le caractère
exceptionnel de l'agriculture et des produits agricoles dans les négociations
commerciales, à l'instar de l'exception culturelle auprès de l'UNESCO".
    "C'est juste normal de pouvoir déterminer nos règles en fonction des
besoins de nos agriculteurs et de nos consommateurs", a défendu Laurent
Pellerin, ajoutant en outre que la meilleure façon d'exporter nos produits
agricoles, c'est d'avoir une agriculture d'abord forte chez nous et une offre
de produits distinctive, notamment grâce à une plus-value qui tient à notre
savoir-faire et à notre différence.
    "Si on veut tenir compte de nouvelles attentes des consommateurs
(qualité, proximité, modes de production, etc.), voire assigner d'autres
fonctions à notre agriculture (protection de l'environnement, entretien du
paysage, etc.), ce n'est pas en considérant les produits agricoles comme une
simple marchandise économique comme les autres, à l'instar de ce que propose
l'OMC, qu'on pourra le faire", de faire valoir le président de l'UPA.
    Pour y parvenir, l'UPA préconise une vigoureuse stratégie de promotion et
d'identification des produits agricoles québécois avec le label "Aliments du
Québec" comme pivot central. Elle propose également l'adoption d'une politique
d'achat prioritaire de ces mêmes produits dans les institutions
gouvernementales. Elle suggère en outre la création d'un organisme de
régulation et de surveillance sur le modèle du CRTC, qui aurait pour mandat de
garantir un pourcentage minimal de produits québécois sur les tablettes.
    Dans cette foulée, un ménage s'impose selon l'UPA dans les pratiques
d'étiquetage. Le gouvernement doit adopter des règles qui éliminent toute
ambiguité quant à l'origine des produits afin de permettre aux consommateurs
de faire des choix éclairés pour mieux rendre justice aux producteurs et aux
transformateurs d'ici. Un resserrement des normes à l'importation s'impose,
lui aussi, pour éviter que se retrouvent sur nos tablettes des produits de
l'étranger ne répondant pas à nos standards de qualité et de salubrité.
    Outre ces mesures, le gouvernement doit insuffler un nouvel élan aux
filières agroalimentaires, selon l'UPA. Il faut aider les différents secteurs
de production à mettre en oeuvre, en partenariat, des plans stratégiques de
développement axés sur les nouvelles tendances, les opportunités de marché et
les attentes des consommateurs. L'Etat doit également encourager et soutenir
la mise au point de plans régionaux de développement de l'agriculture et de
l'agroalimentaire qui miseront sur les forces et les particularités régionales
et sur le dialogue entre les différentes intervenants.
    L'UPA est par ailleurs d'avis qu'il faut en faire davantage pour les
secteurs de production en émergence, dont la production biologique. La
création de nouveaux produits nécessite en effet un soutien et un encadrement
de pointe. Un ensemble de mesures doivent être mises en place pour accompagner
les producteurs qui innovent, dont notamment des programmes de transition vers
les productions nouveau genre, des programmes complémentaires de sécurité du
revenu adaptés à leur réalité et davantage de ressources pour soutenir le
développement des appellations.
    Laurent Pellerin a également profité de son plaidoyer sur les produits
québécois pour inviter le gouvernement à reconnaître le caractère
multifonctionnel des espaces agricoles et forestiers. "Il est impensable,
a-t-il entre autres souligné, que l'Etat ne mise pas davantage sur la forêt
privée pour sortir le secteur forestier de la crise actuelle. L'UPA l'incite à
la mise en place rapide d'une stratégie d'action structurante à cet égard, et
nous lui proposons des pistes d'action très concrètes dans notre mémoire."
    "Il appartient maintenant à la CAAAQ de proposer des recommandations qui
tireront le meilleur parti de toutes ces propositions, des solutions qui
devront être rassembleuses et surtout concrètes, car à partir de celles-ci,
c'est l'avenir de notre agriculture qui va se jouer", de conclure Laurent
Pellerin, rappelant qu'avec l'activité agricole, le dilemme de la
mondialisation ne peut pas se résoudre "en déplaçant nos fermes et leurs
moyens de production vers la Chine..."




Renseignements :

Renseignements: Patrice Juneau, Conseiller aux affaires publiques, Union
des producteurs agricoles, (450) 679-0540, poste 8591; Source: Eliane Hamel,
Directrice des communications, Union des producteurs agricoles, (450)
679-0540, poste 8235


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