Audience du BAPE sur la demande d'agrandissement de BFI: les villes limitrophes déposent leurs exigences



    REPENTIGNY, QC, le 5 mars /CNW Telbec/ - Les villes de Terrebonne,
Repentigny, Mascouche et Charlemagne ont fait connaître leurs exigences lors
de l'audience publique du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement
concernant le projet d'agrandissement du lieu d'enfouissement technique de BFI
dans le secteur Lachenaie, à Terrebonne.
    D'entrée de jeu, les conseils municipaux des quatre villes affirment que
l'ère de l'enfouissement tire à sa fin et que le gouvernement du Québec doit
créer un programme d'infrastructures pour les équipements et les technologies
de traitement des matières organiques et des résidus ultimes. "Nous réclamons,
à l'instar de toutes les autres villes de la Communauté métropolitaine de
Montréal, que le gouvernement inscrive dans son prochain budget son intention
ferme et arrêtée de verser les sommes nécessaires au financement de ce nouveau
programme d'infrastructures", déclarent unanimement ces derniers.
    "Si le gouvernement du Québec décide d'autoriser l'agrandissement du site
d'enfouissement de BFI, les élus municipaux des quatre villes limitrophes qui
se sont concertés, ont élaboré une série de mesures qui doivent être
absolument remplies afin de garantir la meilleure qualité de vie possible aux
quelque 250 000 citoyennes et citoyens qui vivent chez nous", renchérit le
conseiller municipal et président de la Commission du développement durable et
de l'environnement de la Ville de Terrebonne, monsieur Jean-Luc Labrecque.
    Dans leur mémoire, les quatre villes limitrophes exigent :

    
    - De limiter les quantités de matières résiduelles enfouies à celles
      provenant du territoire de la Communauté métropolitaine de Montréal,
      qu'elles proviennent des secteurs résidentiel, institutionnel,
      commercial ou industriel. Ces quantités doivent également être
      conformes au Plan de gestion des matières résiduelles et dégressives en
      fonction de la performance des mesures de mise en valeur des matières
      résiduelles et des installations de traitement et d'élimination que les
      cinq secteurs géographiques de la CMM doivent implanter afin
      d'atteindre, ultimement, environ 250 000 tonnes par an en provenance de
      la Couronne Nord.

    - De limiter les quantités de matériel de recouvrement à sept pour cent
      des quantités de matières résiduelles enfouies, d'appliquer la
      redevance à ces quantités, d'inclure le matériel de recouvrement dans
      les capacités annuelles autorisées, de privilégier les solutions
      synthétiques comme recouvrement journalier et de rendre accessible le
      registre des entrées aux municipalités limitrophes.

    - D'accentuer les mesures d'atténuation des impacts sur l'environnement,
      particulièrement celles sur la présence des goélands, ainsi que sur les
      odeurs et l'éparpillement. D'implanter un monitoring en continu sur les
      biogaz, les composés organiques volatils (COV), le sulfure d'hydrogène,
      le méthane et le bruit et d'en transmettre périodiquement les résultats
      au MDDEP. De capter et de valoriser tout le biogaz produit sur
      l'ensemble du site. De prioriser la localisation d'installations de
      valorisation et de traitement des matières résiduelles à proximité des
      sites dégradés ou perturbés.

    - D'aménager un parc voué à la biodiversité suffisant pour réduire
      substantiellement les impacts négatifs de l'enfouissement des matières
      résiduelles. Ce parc d'envergure doit être acquis par la Communauté
      métropolitaine de Montréal mais devra être géré par les municipalités
      limitrophes.

    - De percevoir une redevance municipale de 10.00$ pour chaque tonne de
      matières résiduelles enfouies au lieu d'enfouissement technique, y
      compris celles utilisées comme matériel de recouvrement. Cette
      redevance doit être incluse au décret gouvernemental et être indexée au
      coût de la vie.

    - Que le gouvernement du Québec participe activement au financement des
      travaux et des infrastructures visant à doter la région montréalaise
      d'alternatives à l'enfouissement, permettant ainsi une véritable prise
      en charge de la valorisation, du traitement et de l'élimination des
      matières résiduelles par les secteurs géographiques de la Communauté
      métropolitaine de Montréal.
    

    Pour le maire de Mascouche, monsieur Richard Marcotte, le Plan de gestion
des matières résiduelles de la CMM vise, à terme, une réduction significative
des quantités de résidus enfouis. " Ce plan métropolitain impose, d'ici le
31 décembre prochain, à chacun des cinq secteurs géographiques de préparer un
plan de gestion des matières résiduelles pour gérer ses propres résidus à
l'intérieur de son territoire. De ce fait, cela devrait permettre de réduire
substantiellement les quantités enfouies au site de BFI. Il faut toutefois que
la CMM obtienne une aide du gouvernement du Québec", précise
monsieur Marcotte.
    Le maire de Charlemagne, monsieur Normand Grenier, souligne pour sa part
que les quatre villes limitrophes ont réfléchi aux impacts environnementaux et
sociaux de la présence d'un lieu d'enfouissement sur le territoire, ce qui les
a conduit à une série d'exigences réalistes et réalisables en vue d'offrir à
l'ensemble de la population une amélioration de leur qualité de vie.
    Finalement, en guise de conclusion, la mairesse de la Ville de
Repentigny, madame Chantal Deschamps, souhaite que le ministère du
Développement durable, de l'Environnement et des Parcs contribue
financièrement et techniquement aux travaux de la CMM afin de favoriser
l'émergence d'une réelle volonté de mise en valeur et de traitement des
matières résiduelles afin de mettre fin le plus rapidement possible à l'ère de
l'enfouissement.




Renseignements :

Renseignements: Ville de Repentigny: Monsieur Alain Boudreau, Chef de
division, Relations publiques et protocole, (450) 470-3001 poste 3144; Ville
de Terrebonne: Madame Isabelle Lewis, Cabinet du Maire, (450) 961- 2001 poste
1008; Ville de Mascouche: Monsieur Serge Tessier, Directeur par intérim des
communications, (450) 474-4133 poste 230; Ville de Charlemagne: Monsieur
Bernard Boudreau, Directeur général et Greffier, (450) 581-2541 poste 28


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